La tempête des échos – Christelle Dabos

Ah ! les fins de saga…

*soupir dramatique*

C’est quelq’chose mon bon Patrick. On s’attache, on s’attache, on croit qu’à presque 30 ans c’est fini le temps de la chialade dans le lit, on croit qu’on est fort et immunisé et puis… boum. Ça t’arrive sur le coin de la margoulette comme un camion citerne à 220 km/h. Sans prévenir. Tu t’es trop attachée. Tu as laissé ton cœur vaguebonder telle une péripatéticienne sur le périph’ un dimanche soir d’été. Erreurs de débutant…

Et elles furent nombreuses.

L’année 2019 en a été garnie comme une galette à la frangipane (*rester dans le thème de Noël un 8 mars*) et m’aura fait chialer telle une madeleine lors d’un goûté sans thé.

Avengers: Endgame

Game of Thrones

Star Wars

Décevantes ou pas, larmes de tristesse ou de déception, ces finales auront eu le mérite de chambouler le p’tit coeur poilu de vot’ Mimine.

Aucune exception donc pour le dernier tome de l’une des plus grandes sagas jeunesse de cette dernière décennie :

La tempête des échos

qui m’a laissée en PLS, hurlant à la lune toute ma peine et jetant aux voisins abasourdis les dernières miettes de pain mon cœur.

Ah oui, par contre je vais spoiler, hein.
Fuyez.
Bisous.

tenor

Après un tome 3 des plus « meh » (après seconde lecture, ce fût assez criant pour moi), on retrouve donc Ophélie et Thorn enfin dévêtus de leur virginité *can I get a Hallelujah* à Babel au plus près du danger, du précipice, des EMMERDES quoi.

Car le monde s’effondre.

Pendant la première nuit d’amour de nos deux fieffés héros, une grosse, une ENORME partie de Babel a tout simplement disparu créant non seulement un énorme trou mais surtout la panique générale.

evb stay calm

La sympathique dictature à l’accent chantant et à la température aussi séduisante qu’un été caniculaire à Marseille se retrouve vite à astiquer les baïonnettes pour bouter hors de la cité les étrangers responsables (toujours les mêmes) de l’effondrement du monde. Ophélie et Thorn sont, quant à eux, persuadés que les origines du mal et les réponses à leurs multiples questions se trouvent chez les dinguo, à l’Observatoire, là où Eulalie (Dieu) Dilleux aurait posé sa patoune…

Et c’était parti kiki pour un tome final ultra dense, ultra chaud, ultra compliqué, ultra épique, ultra triste

et ultra

couillu.

Pour tout vous dire, à l’heure où je vous parle (19h52, lundi 10 février Jeudi 5 mars Dimanche 8 mars) je ne sais toujours pas si j’ai aimé ce dernier tome ou non.

Tellement de sentiments contraires, tellement d’émotions, les enfants !

Déjà parlons d’un truc que j’ai pas trop trop vu tourner dans les critiques bof-bof sur le bouquin (qui furent ARCHI nombreuses) (mais il est de bon ton de le rappeler) :

Christelle Dabos a l’une des plus belles plumes de la littérature française.

(dans l’incarnation des personnages et leur psychologie)

Et je dis pas ça en mode « fangirl qui trouverait un pet merveilleux » hein.

C’est vraiment,

vraiment

bien écrit.

A plusieurs moments, je me suis arrêtée pour contempler quelques secondes une tournure de phrase, un détail sur la manière de décrire un sentiment, une émotion venant d’un personnage complexe. Pour moi, qui m’essaie de temps à autre à l’écriture de fiction et qui galère tant à incarner mes personnages, j’ai vécu certains passages comme une véritable leçon d’écriture.

Le travail qu’elle a fait sur le personnage de Thorn — pas facile déjà à la base à écrire et surtout HYPER casse gueule — la façon dont elle désamorce ses moments, dont elle le dévoile psychologiquement avec une douceur et une pudeur infinies m’a davantage bouleversée que n’importe quel final larmoyant.

Tenez, rien que la scène où cet iceberg sur une patte et demi craque psychologiquement et littéralement par terre, pour la première fois, m’a scié les giboles : tu passes d’un moment que tu crois cocasse et amusant (Thorn qui se fait draguer LE FOU RIRE) à un truc complètement tragique et bouleversant qui te coupe le sifflet en moins de deux secondes et en pas plus de mots.

Christelle Dabos sait manier comme personne la surprise si bien que ses héros et les situations parviennent à être parfaitement imprévisibles, et ce même après 3 tomes déjà bien sablés par tes nombreuses relectures.

Malheureusement,

c’est aussi une formule qui a ses limites et je trouve que dans ce tome-ci, c’est particulièrement visible.

Parce que disons-le tout net

l’histoire

est

à peine

compréhensible

dans le détail.

Je ne sais si c’est l’effet de surprise que l’autrice a voulu créer constamment (certainement), mais jamais j’ai eu autant de mal à comprendre les rouages d’une intrigue.

Et c’est là où se pose mon plus gros reproche : le manque de fluidité et de clarté de cette histoire emberlificotée dans des enjeux et des retournements de situations improbables, entre SF et Fantasy, que l’autrice a semble-t-il eu bien du mal à expliquer.

Je veux dire… Y a quelqu’un qui a compris cette histoire d’échos ? Genre vraiment ? (Sans avoir un DEA en science, cela va sans dire).

Car avec ma faible capacité à appréhender le monde dépassant le bout de mon salon, j’vous avoue avoir souvent nagé dans la vinaigrette. J’ai été même forcée de verrouiller mon cerveau, en risque de surchauffe, pour pouvoir continuer ma lecture avec sérénité. Du coup, bah… survolant comme un aigle royal la forêt de détails d’une intrigue épineuse,

j’ai pas tout pané.

C’est d’autant plus fâcheux (pour un tome final) que les personnages qui avaient été introduits dans le tome 3, en prenant la place de nos favoris adorés (Archibald, Bérénilde, Tante Rosaline, Renard, Gaëlle, etc) n’auront finalement à mes yeux jamais tout à fait réussi à s’imposer. C’est pas faute d’avoir essayé, hein, je le sens bien, mais que pouvaient-ils faire avec le peu de place qui leur était échue ? Pas grand chose… Alors même si on retrouve tout ce joli monde animiste et nordique dans un grand moment de nostalgie (de manière assez capillotractée, mais je pinaille…) lors d’un dénouement absolument dantesque et frénétique, à coups de rébellion et de jets de livres !, ça n’a pas tellement suffi à me guérir de leur hurlante absence.

Après, j’avais été préparée à ce problème de dosage dès le tome 3 qui déjà montrait des zones ombrageuses et des difficultés à sortir du cadre que deux tomes précédents avaient brillamment brodé.

Par contre, le point extrêmement positif et le changement notable entre le tome 3 et le tome 4 ce fût :

Ophélie.

Le personnage ultra indépendant, solitaire et vaillant des tomes 1 et 2 était, soudainement et incompréhensiblement, devenu au fil du tome 3 l’ombre de lui-même, à courir constamment après l’assentiment d’un homme (le sien) et faisant preuve d’une indulgence à son égard frisant parfois, excusez-moi, la connerie abyssale.

Mais,

dans le tome 4, j’ai été ravie de retrouver notre Ophélie qui ne se laissait plus marcher sur les pieds (enfin). D’ailleurs, l’harmonie de sa relation avec Thorn m’a beaucoup plu et, comme pour l’ensemble de la saga, c’est ce que j’ai préféré : chacun cherchant son équilibre, en tâtonnant un peu mais toujours avec respect, complicité et tendresse l’un envers l’autre. Enfin, les désharmonieux sont accordés ! Et rien que pour ça, je remercie Dabos de nous avoir offert, depuis le tome 1, des vraies prouesses d’écriture, d’une élégance et d’une pudeur folles, dans le récit de cette relation amoureuse franchement contrariée.

C’est d’ailleurs la fin de cette relation (d’une certaine manière…) qui m’aura définitivement arraché les dernières larmes qui me restaient de décembre.

Car, je vais pas vous mentir, la disparition de Thorn fût une nouvelle épine fichée dans mon cœur (un vrai hérisson désormais).

Donc.

Parlons du moment où Mimine a senti que ça puait du cul, puis a finalement compris, et où elle s’est effondrée intérieurement 3 min à regarder dans le vide parce que « la vie c’est de la chienne et TROP C’EST TROP ».

Parce que Mimine le sentait.

Elle sentait que ça allait péter dans la colle, que ça n’allait pas finir en happy ending cette histoire.

Déjà Mimine, elle était en mode suspicion de l’extrême. Y avait un truc chez Thorn depuis le début, son côté très résiliant tout d’un coup et c’était LOUCHE x1000. On sentait le petit regard triste qu’il portait sur Ophélie, en mode « J’ai toujours été le perdant dans cette histoire, bouhouh personne ne m’aime » (Mais si Thorn. ON T’AIME. ON T’AIMEUH)

Hermione doubt 1
Fig. 1 Le doutage : « Vas-y qu’on va me la faire à l’envers Paulo, j’le sens, on est en train de me préparer à quelque chose et je.n’aime.pas.ça. »

Puis v’là le moment où le doute ne fût plus permis, la certitude gagnant doucement le cerveau façon marathon de New-York, lors de la scène de la cage INFERNALE (je sais déjà plus à quoi elle sert, à part faire disparaître les gens et que c’est MAL). Et notre bien aimé Monsieur Patte Folle (qui n’est plus très habile sur ses cannes) est dans le coin.

A COTE DE LA CAGE.

Forcément.

panick attack No no no
Fig. 2 Mental Breakdown en cours…

(Pause contexte : je venais de « perdre » 3 semaines avant mon héros des années 2010 préféré (Kylo Ren/Ben Solo. Décidément…) et ça m’avait littéralement cuit le cœur au court bouillon. Sans parler que 10 mois plus tôt y avait déjà eu la mort de Tony Stark qu’il avait fallu surmonter. Du coup, je vous cache pas que perdre mon héros de littérature des années 2010 préféré la MÊME ANNÉE à TROIS semaines d’intervalle ça sentait l’acharnement du DESTIN sur ma trogne).

Bref.

Monsieur Patte Folle tombe.

Angry no no no
Fig.3 *Appelle son avocat* Le destin me harcèle, ça va pas se passer comme ça !

Et Monsieur JE-NE-SAIS-PAS-ME-RELEVER

ne.

revient.

PAS.

kill myself
FIG. 4 Error 404

 

Et la fin est triste.

Triste.

Triste.

Et me laisse ce goût désagréable d’amertume pour une saga que j’ai énormément aimé.

Alors oui OKAY, Thorn n’est PAS mort à proprement parlé. Mais même cette maigre consolation, ce grand peut-être lâché à la face du monde, n’arrive pas à me consoler d’une fin qui aurait pu être un tant soit peu plus joyeuse pour des héros si malmenés.

Et c’est là que je me suis rappelée de la fin d’Harry Potter, il y a 13 ans, qui se finissait sur un happy end flamboyant et qui m’avait un poil déçue pour son épilogue justement un poil forcé, trop joyeux et lumineux (alors que sincèrement je m’étais préparée à pleurer la mort de ce bon vieux copain binoclard). Comme quoi, on est impossible à satisfaire complètement…

La vérité est que j’aurais sans doute tout à fait supporté la fin douce-amère de la Passe-Miroir si l’année 2019, au cinéma et à la télé, n’avait pas été si chargée de ces mêmes fins douces-amères… Malheureux concours de circonstance.

En tous les cas, je dois reconnaître qu’il en a fallu, énormément, à Christelle Dabos pour être allée jusqu’au bout de son histoire, ardue-pointue pour un tome final ; d’avoir décidé de partir dans un dernier grand coup d’éclat, sur une fin marquante et poignante ; d’avoir eu, enfin, cette volonté (sans doute inconsciente) de ne pas brosser son fidèle lecteur dans le sens du poil. Ça me laisse particulièrement admirative de voir que c’est encore possible, que la création n’est pas encore dictée par et sur le désir des autres.

C’est donc à toutes celles (et ceux ?) qui ont hurlé au pied de l’autrice leur colère (jusqu’à la faire partir des réseaux sociaux) que j’adresse ces dernières lignes :

Soyons heureux d’avoir des artistes, inventeurs, créateurs, encore dans certains domaines, qui ont la liberté de faire et de raconter ce qu’ils veulent. Sachons comprendre qu’ils ne sont pas là pour nous satisfaire ; pour contenter ni nos rêves ni nos désirs ; ils sont là pour nous apporter ce que l’on ne croit pas avoir besoin et surtout pour nous surprendre. Car le jour où cela s’arrêtera, le jour où le créateur sacrifiera sa liberté artistique pour satisfaire des fans, ce jour-là on le sentira passer et ça sera d’un

ennui

mortel.

Et comme l’a récemment dit Rian Johnson qui s’est pris, et se prend encore, des sauts de purin depuis deux ans, après un Star Wars (The Last Jedi) très critiqué par un fandom hautement toxique :

« Approcher n’importe quel processus créatif en voulant rendre la communauté heureuse, c’est une erreur. »

(prends-toi ça dans les dents JJ Abrams)

Moi de mon côté, je vais barricader au fil barbelé mon petit cœur. Que quiconque ose l’assiéger, je suis préparée. Car une année 2019 comme celle-là, plus jamais !

I'm done

14 réflexions sur “La tempête des échos – Christelle Dabos

  1. Quel article!
    (heureusement que tu as teasé sur Twitter car il semble que j’étais désabonnée, si c’est pas le sort qui s’acharne ça!!!)
    Je suis bien d’accord avec toi, on ressent toujours cette plume exceptionnelle, les personnages principaux sont très bien dirigés. Pour moi ce n’est pas la fin de Thorn qui m’a fait m’effondrer mais plutôt leur conversation sur la colline après « atterrissage » .
    J’ai ce côté qui est contente d’une fin douce-amer et qui reste tout de même ouverte à l’imagination.
    La complexité a été assez déconcertante car le premier tome était complexe de descriptions à aider à mettre en place un univers mais s’appréhendait vraiment très bien en fin de compte. Par contre ici la complexité de toute l’explication était perturbante car la fin de l’histoire nous parrait insaisissable, on pense que l’on comprend puis en fait non, on ne comprend pas. Notre cerveau fait du yoyo et il a du mal a accepter ce choix de Madame Dabos. Je suis tout de même heureuse qu’elle soit satisfaite de son travail et de son histoire. J’ai hâte de me glisser dans la prochaine!

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    1. Ah mais c’est sûr, TOUS les passages avec Thorn dans ce tome sont absolument bouleversants ! La conversation sur la colline (le « J’ai toujours sur que j’étais le grand perdant dans cette histoire »), son attitude envers Ophélie qui laisse transparaître un profond sentiment d’égalité, le passage dans l’autre monde avec Victoire dans le puits,… c’est un personnage qui je trouve a énormément grandi et évolué et je suis ravie que Christelle Dabos nous ai donné l’occasion de percer sa carapace, enfin !, avant de le laisser disparaître.

      Pour la complexité générale, je suis aussi d’accord avec toi : les premiers tomes n’étaient parfois pas simples et certains passages (comme celui de la disparition de la Mère Hildegarde) étaient assez compliqués à appréhender (l’autrice l’avait reconnu lors d’une FAQ face à l’incompréhension de certains lecteurs.rices qui n’avaient pour tout compris). Mais à mes yeux il en ressortait toujours une fluidité narrative impeccable qui malheureusement ici m’a paru beaucoup plus difficile. J’ai vraiment senti que l’autrice se débattait avec ses explications et le déroulement de son intrigue et du coup avait beaucoup de mal à se défaire du schéma narratif de ses précédents tomes : Ophélie enfermée dans un endroit, sous une autre identité, des rendez-vous secrets avec Thorn dans un bureau… etc. Alors que, je pense, il aurait été sympa de faire sortir ses personnages de l’enfermement, aller vers autre chose de nouveau… J’ai vraiment l’impression qu’il y a eu une césure entre les deux premiers tomes et les deux derniers, en termes de qualité d’intrigue et de personnages (secondaires). Bref, tout ça est bien compliqué !

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      1. Oui je suis totalement d’accord pou rla césure, d’ailleurs moi qui était très fan des descriptions qui nous permettaient de voir clairement l’univers de Christelle Dabos, j’ai eu du mal déjà avec le tome 3. Parfois je pouvais bien « ressentir » cette nouvelle arche comme avec la chaleur, l’humidité etc mais j’avais du mal à vraiment bien voir les personnages et les imaginer, il manquait parfois de détails. Et puis le tome 4 bon il me manque pas mal d’infos pour que mon cerveau accepte cette intrigue finale avec fluidité ^^

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  2. Je vais passer pour une folle, mais … J’ai trouvé cette fin joyeuse et légère ! Elle m’a laissée une banane pas possible !
    Concernant la complexité de l’histoire, justement, j’ai aimé que Christelle Dabos densifie un peu son propos au fur et à mesure des tomes, car dans les précédents, il y avait toujours un moment ou deux où je me disais « là, c’est brouillon, on ne comprend pas ». Ici au moins, même s’il faut s’accrocher, bah l’explication est bien là.
    Sinon, comment Thorn peut-il se sentir mal-aimé alors que les trois quarts des lectrices de France l’épousent sur le champ ? :-D

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    1. Pour moi c’est pas tellement une question de densité du propos, d’ailleurs j’ai trouvé que la maturité des tomes au fur et à mesure était plutôt bien amenée. J’aime bien aussi l’idée de mélanger les genres littéraires et ici le virage SF est intéressant. Non ce qui me dérange plus ici c’est la direction narrative, l’enchaînement de l’intrigue, son canevas qui me semble être assez mal orchestré, beaucoup moins fluide. Là où les deux premiers tomes avaient une harmonie narrative, une belle mesure, les deux derniers tomes sont mal proportionnés, en termes de personnages déjà, de décor aussi, et de détails. Tout est très explicatif dans la narration car on a un gros, un énorme morceau à nous faire avaler surtout dans la deuxième partie du récit et c’est pour moi le signe d’un vrai manque de clarté…

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      1. Oui, je comprends ton point de vue et l’ai d’ailleurs déjà lu sur d’autres chroniques aussi. Mon ressenti diffère peut-être parce que j’ai follement aimé que Christelle Dabos prenne cette direction-là, mais aussi l’arche de Babel et plus largement tout ce qui se met en branle à partir du troisième tome.
        En revanche, pour les personnages secondaires, je suis d’accord. Même si la boucle était un peu bouclée concernant certains, ils méritaient bien quelques paragraphes de plus !

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  3. J’ai beaucoup aimé la fin, justement parce qu’elle n’est pas un happy end. Ça m’a attristée mais je la trouve très bien telle qu’elle est. Et pour ce qui est des échos, je crois avoir compris (ou alors mon imagination et mon interprétation débordantes me font croire que j’ai compris – c’est très probable).
    Très chouette chronique, j’ai adoré la lire 😘

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  4. fin m’a autant bouleversé que celle d’à la croisée des mondes. Thorn et Ophélie dans le top des meilleurs couples qui auraient pu être.

    Bien aimé la complexité, comme toi je n’ai pas tout compris mais ça donne envie de relire avec un stylo à la main pour prendre des notes et ça c’est bon

    Aimé par 1 personne

  5. C’est franchement terrible de parvenir à tenter les gens comme ça… Je me tâte depuis des mois à faire la paix avec mon cerbeau sur le fait que j’ai pas aimé le tome 2 et qu’il faut que je donne les livres, sans même avoir lu (mais acheté le trois) lol et t’arrives avec ton article et je suis là « what if?? 😭 »
    PS : légender les gifs, c’est très dangereux quand tes lecteurs sont buveurs de café… et bon public à la fois x)

    Aimé par 1 personne

  6. J’ai eu aussi un ressenti hyper mitigé sur ce dernier tome, j’ai beaucoup aimé la façon dont est dépeinte la relation Thorn-Ophélie, et comme tu le dis cette relation est depuis le tome 1 vraiment particulière et échappe à pas mal de clichés. Et l’écriture de Christelle Dabos est toujours aussi incroyable, comme sa capacité à nous transporter dans son univers.
    Par contre, j’ai été un peu déçue de voir que l’intrigue se plaçait encore majoritairement à Babel, l’arche qui avait eu du mal à me séduire dans le tome 3, sans parler des personnages (j’aurais laaaaargement préféré retrouver nos compères du tome 2). J’avais espéré découvrir des arches inédites dans ce dernier tome (au moins Arc-en-Terre?), je me suis sentie frustrée de n’aborder qu’une petite partie de l’univers inventé par l’auteure. Et surtout ces histoires d’écho…ça va trop loin ! J’ai eu aussi beaucoup de peine à suivre, ça part dans du scientifico-philosophico…beaucoup trop complexe et c’est dommage, je pense que ça aurait pu être mieux amené, j’ai eu du mal à me faire à ce changement de coloration, presque de genre entre les trois premiers tomes et ce dernier très SF finalement.
    Quant à la fin, c’est sûr que j’ai eu du mal à la digérer mais j’avoue que la fin de ta chronique nous fait relativiser et de toute façon lorsqu’on a écrit une saga bestseller c’est inévitable de décevoir les fans…

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    1. Finalement j’ai presque eu l’impression que la saga s’équilibrait mal en 4 tomes et que l’auteure elle-même avait du mal à tout dire et tout boucler dans ce tome. Je pense que cela aurait mérité de prendre plus son temps, peut-être d’aborder aussi davantage la quête parallèle de Gaëlle/Archibald etc qui est très bâclée, de mieux expliquer ses concepts, quitte à en faire 2 tomes. Je termine en ayant le sentiment de ne pas avoir saisi tout l’univers de l’auteur, avec encore pas mal de choses non éclaircies, et ça c’est dommage.

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