Le Nom du Vent – Patrick Rothfuss

BON LES PIOUPIOUS !

Ça s’tartine de crème solaire, ça s’détend les roubi-bi sous la pergola, mais le BLOG ALORS ? Va falloir reprendre le droit chemin et revenir vous causer, à la fraîche, en détente plantaire, de bouquins SERIEUSEMENT.

D’autant que ça faisait un petit moment que je vous teasais sur cette fameuse lecture, ce paveton des familles incroyable et qu’il est vachement temps de lever le voile pour vous en dire plus.

Alors si il vous reste une petite (grosse) place dans votre valise ou que vous n’avez pas d’idées (ça arrive c’est pas grave) et que vous avez grandement envie de vous lire un truc qui va vous passionner,

C’est ICIPAR

tenor (76)

Ladies and gentlemen, please welcome…

… mais de quoi cela parle-t-il donc ?

Dans les Quatre Coins de la Civilisation, un aubergiste au passé trouble demande à Chroniqueur, un conteur et recenseur de récits du continent, d’écrire son histoire et ses faits d’arme. En effet, Kvothe n’est pas un aubergiste comme les autres. Sa légende acquise au fil de ses aventures est connue de tous. Et pourtant…

« J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels. J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre l’art de la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent. 

Mon nom est Kvothe. 

Vous avez du entendre parler de moi. » 

Ainsi, pendant trois jours, Kvothe racontera son histoire. Sa version. Celle que personne connaît.

Le Nom du Vent est le premier jour.

Et que ce fut bon les enfants ! 

MAIS OUI ! Voilà salut je repars dans mon hamac.

• • •

OKAY. L’humour est toujours là.

L’histoire de Kvothe, notre héros, commence dans la troupe de comédien de ses parents où l’enfant acquière d’incroyables talents pour la comédie et la musique, mais également pour l’art de la magie enseigné par un vieux vagabond. Une vie douce qui va être brutalement interrompue lorsque d’étranges créatures surhumaines qui n’existaient que dans les contes, massacrent toute la troupe. Leur crime ? Avoir chanté une chanson les concernant. Et apparemment il fallait pas. Kvothe, seul rescapé, va alors vivre pendant quelques années une vie de misère jusqu’à ce que le désir de retrouver ces êtres se fait plus fort.

Il s’inscrit donc à l’Université, la plus prestigieuse institution qui enseigne les différents art de la magie et, entre autres, le nom du Vent (une technique ancienne qui permet d’appeler et d’utiliser le Vent). Kvothe est un adolescent très précoce et très malin ce qui lui permet de réussir son entrée haut la main faisant de lui le plus jeune étudiant de l’établissement. Sa légende commence désormais !

Mais s’il a été facile d’y rentrer, Kvothe sait qu’il va être difficile d’y rester. Déjà parce que ça coûte un pognon fou, ce qu’il n’a pas et qu’il va inlassablement essayer de trouver au fil du récit (ça m’a fait penser à moi et mes découverts #identificationMAXIMALE), et parce que le petit gars s’est fait des ennemis dès son arrivée. Dont le rejeton d’un des plus riches nobles de la région. Rien que ça.

On pourrait avoir peur de plusieurs choses :

  1. Que l’histoire à l’école tourne en peu en rond (sur 800 pages…)
  2. Que l’extrême précocité de Kvothe soit un peu « facile » narrativement.

Eh ben pas du tout ! Si le roman prend son temps pour mettre en place son intrigue — car on ne va pas se cacher, pendant 100 pages on ne sait pas très bien où va cette histoire d’aubergiste légendaire qui raconte son enfance — il faut compter sur la plume de conteur de Patrick Rothfuss pour être alpaguer dans ses filets. Le gars peut te raconter n’imp’, il sait son affaire et le fait incroyablement !

Il y a toujours un événement qui va détourner Kvothe de son chemin qui semble tout tracé. L’imprévisibilité de la narration est superbement gérer avec Kvothe adulte qui raconte son histoire à Chroniqueur et il se permet des semer des petits cailloux sur le futur du récit. Et donc, nous, on est tenu en haleine TOUT LE TEMPS.

En ce qui concerne, sa précocité et ses talents qui surpassent tout le monde, on se rend vite compte que ça lui entraîne plus de problèmes qu’autre chose. D’autant que Kvothe est un adolescent de 15 ans qui s’il se montre parfois un poil arrogant et trop sûr de lui, il se fait vite rattraper par son tempérament et par moment par son innocence et son inexpérience. On a donc là un récit d’apprentissage des plus habilement mené avec un héros qui apprend que rien n’est facile JAMAIS même avec les meilleurs capacités du monde.

Mais les méchantes créatures alors ? C’est quoi cette histoire ?

Comme je vous l’ai dit, Kvothe est allé à l’Université pour en apprendre plus sur eux. Or voilà, il ne peut rien dire à personne ce qu’il a vu et ce qui est arrivé à ses parents de peur d’être pris pour un affabulateur. En effet, pour le reste du monde, ces créatures ne sont que des personnages de conte, elles n’existent pas. Lui-même n’est pas très sûr de ce qu’il a vu mais à travers des anciens récits racontés par les troubadours (et à ce moment-là on se retrouve avec les frissons d’un prologue à la Galadriel), il se rend compte qu’il y a dans ces contes une vérité cachée de tous que Kvothe est bien décidé à élucider.

La conclu : il faut s’y mettre les copains ! 

Je le ne répéterai jamais assez : Patrick Rothfuss est un conteur hors pair. Il a développé un univers riche avec cette capacité rare de donner vie à ses personnages (nombreux) et à donner de l’épaisseur à son monde. J’ai été parfois bluffée par la facilité à laquelle on reste accroché au bouquin pendant plusieurs heures sans vouloir en sortir, dans un récit qui au premier abord dit comme ça ne semble pas raconter énormément de choses (alors qu’en fait si, beaucoup). L’auteur tisse patiemment sa toile, laissant des indices et des récits abandonnés qu’on retrouvera dans la suite de l’histoire, la grande Histoire de la Légende de Kvothe, cet apprenti adolescent destiné à de grandes choses !

Bref. Coup de coeur.

18 réflexions sur “Le Nom du Vent – Patrick Rothfuss

  1. HAAAAAAAAAAAA !!!

    Je l’ai lu aussi il y a quelques semaines ! J’avais beaucoup hésité à cause de la supra, méga vibe qu’il y avait autour, de peur d’être déçue.

    Mais finalement, tout comme toi, j’ai beaucoup aimé et j’ai très hâte de lire la suite <3

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    1. Bah écoute moi, la hype m’était au dessus du cigare j’avoue, j’en avais juste entendu parler l’année dernière par une blogueuse qui en était tombée raide dingue. Mais j’ai compris l’engouement quand j’ai commencé à tweeter sur ma lecture et LA, bam plein de gens sont venus me dire qu’ils avaient aussi adoré.

      DONC OUAIS C’ETAIT TROP BIEN !
      (j’ai juste peur que le monsieur nous fasse son GRR Martin, le tome final n’est toujours pas sorti apparemment…)

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      1. M’y étant mis tardivement, il faut que je lise le second tome huhuhu

        Mais le monsieur semble être un peu long à l’écriture.

        Quant à GRR Martin, j’ai quasiment laissé tomber l’affaire. Il faudrait que je relise tous les tomes déjà sortis pour remettre dans le bain, mais j’ai tant d’autres univers à parcourir !

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  2. Oooh j’ai super envie de le lire depuis des siècles mais le fait qu’il n’existe pas en poche m’empêche complètement de l’acheter (et il est toujours emprunté à la bibliothèque :'( )

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    1. Ouais c’est un peu abusé de la part de Bragelonne, d’autant ça fait un petit moment maintenant qu’il est sorti. J’avoue je l’avais acheté en epub lors du de leur OP et puis je commençais à kiffer le machin que je le voulais en papier (et à la biblio pareil, emprunté et sur-réservé de ouf) j’ai délesté ma bou-bourse. Mais je regrette pas !

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  3. Le Nom du Vent a été une vrai révélation quand je l’ai découvert! Je suis amoureuse de cette histoire et de cette plume si poétique qui parle à mon coeur. (oui je m’enflamme, je sais) Mais je désespère de voir la troisième journée paraître un jour. Attendre cette suite est tellement… long, frustrant, terrible, épuisant, horripilant, désespérant. Un de mes plus grands drames de lectrice. JE VEUX LA SUITE!!! T_T

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    1. Comme je te comprends ! C’est une des raisons pour laquelle je ne me jette pas tout de suite sur la suite. D’ici à ce que le monsieur SE BOUGE pour le finir… XD J’ai peur d’être en manque !

      J’ai eu un effet un peu à la Harry Potter, ce machin qui te prend par la main et te lâche plus avec un amour immodéré pour l’histoire et ses personnages
      (petit aparté : je n’ai jamais eu autant de mal pour écrire un commentaire, le chat est sur ma cuisse l’ordi en équilibre sur l’autre… Qui va tomber en premier ? XD)

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  4. Hey, toi là-bas ! Oui toi ! Pareil que toi, je suis grave à la bourre dans mes chroniques et mes lectures. Mais au moins, tu as lu du bon, du lourd et tu fais partager ton enthousiasme comme j’aime ! C’est dans ma bibliothèque depuis…j’ose même pas le dire. Mais C’est sûr que j’aimerai le lire prochainement ce livre, considéré comme un Must Have de la Fantasy ! Merci pour ton retour de lecture et ton retour sur la toile ;-)

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  5. YEAAAAAH! Et comment que çà pétille par ici!
    Oui, les enfantsç Ce roman faut le lire. Sacré pavé, oui, roman d’apprentissage, oui! Mais que c’est bon( Comme la chronique de notre charmant monstre!

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  6. Intéressant ! Tu me remotives un peu parce que j’avais dû lire dans les 70 pages et je l’avais mis de côté… Lassée par le côté « je suis exceptionnel » du héros (et du manque de perso féminin? à part sa mère?) je le reprendrai peut-être du coup… ! :)

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  7. Mouais, ben encore une fois, c’est un bouquin qui est dans ma WL depuis fort longtemps (je crois bien que ça se compte en années maintenant), que j’ai jamais acheté parce que jamais tombée dessus en version papier et que j’ai le sentiment que c’est le genre de bouquin que je veux pas en numérique (et tant pis pour l’éventuelle tendinite aux poignets vu le poids supposé du machin). Donc, on ne peut pas dire que tu m’as convaincue rapport que je m’étais vachement auto-convaincue au préalable, mais tu m’as donné encore plus envie.
    Par contre, je commence à avoir bien envie que tu fasses des lectures un peu pourries histoire d’arrêter de manquer être à découvert à chaque fois que je traîne mes guêtres par ici (c’est faux, j’ai pas de guêtres, fait trop chaud).

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