Le miel du lion de Matthew Neill Null

Mais… serait-ce la trombine poilue de Mimine qui fait son apparition à l’instant ?

Oui, mais alors juste un cours moment, le temps de vous parler d’un livre reçu grâce au Picabo River Book Club et aux éditions Albin Michel et dont la publication de mon avis se faisait désirer bien fort.

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Le mois de juin se termine bientôt et je ne vous cache pas que je m’en réjouis un petit peu. Avec le marathon du bac français pour mes pioupious des cours particuliers que je donne, mes journées sont bien bien remplies et quand je rentre à la maison, après des heures passées sur Rousseau, Camus et Aimé Césaire (dédi’ les potos), j’ai besoin de fermer la robinetterie cervicale. Du coup pas de blogging depuis un moment. CQFD.

Heureusement les nombreux transports en commun que je prends chaque jour et les pauses entre les cours, me permettent de sortir un petit bouquin de sous les fagots. Et voici ce que j’ai lu tout dernièrement.

De quoi ça cause ?

(résumé de quatrième de couverture parrainé par LaFlemme)

1904, Virginie-Occidentale. Des dizaines de milliers d’hectares de forêt sont réquisitionnés pour le compte d’une compagnie industrielle sans foi ni loi. Pour des raisons qu’il veut garder secrètes, Cur Greathouse a fui la ferme familiale et rejoint les rangs des « Loups de la forêt », ces bûcherons venus des quatre coins du monde dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais face à la dureté du quotidien, ils s’organisent en un syndicat clandestin, et tandis qu’une grève se prépare, Cur doit choisir : mener la rébellion ou trahir ses camarades.

On en a pensé quoi ? 

Quand je commence un livre, j’ai besoin de repères visuels voyez-vous et je vais chercher dans ma mémoire des films ou images réelles que j’ai vus pour pouvoir les coller sur les premières impressions du bouquin (elles disparaissent au fur et à mesure que j’adhère au récit).

Alors là, moi on me dit début XXe siècle aux Etats-Unis, je cherche pas, direct j’ai ça qui me vient assez vite :

« Mais enfin Mimine, La Petite maison dans la prairie c’est milieu XIXe siècle… » Oui et bien je fais ce que je peux Bouboule. Ma culture américaine « avant Première guerre mondiale » est très très faible.

Donc c’est avec l’image d’un Charles Ingalls fringant qui coupe du bois en chemise de flanelle que j’ai fait la connaissance de bûcherons qui coupent du bois en chemise de flanelle qui ne ressemblent pas du tout à Charles Ingalls. Bizarre, vraiment… Charles Ingalls ne reflèterait pas la réalité ? Pas possible ! MENSONGE.

En effet, les bougres sont un peu rustres. Ça chique, ça pète, ça boit et ça ne s’embarrasse pas de bons sentiments. Pittoresques et parfois même attachants, les personnages masculins que l’on suit valent le détour. Nous arrivons dans un milieu pas forcément tendre où les hommes travaillent comme des ânes pour la Compagnie (l’Empire ça marchait aussi, hein) qui curieusement ne les traite pas bien correctement. Et dès le début du roman on comprend qu’il va y avoir de la révolte.

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Je vais être honnête, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Il faut vraiment passer les 100 premières pages pour qu’on arrive à reconnaître tous les personnages (et encore) et à comprendre les enjeux qui ne sont pas bien compliqués certes, mais si comme moi vous lisez 10 pages par-ci par-là, ce n’est pas forcément évidemment. Donc lire petit bout par petit bout FORBIDDEN.

D’autant que dépassé les premières bûches, un personnage commence à émerger et prendre de l’ampleur : Cur Greathouse, l’ombrageux taiseux. Après avoir fuit la ferme familial pour avoir fait des galipettes avec la belle-mère, Cur a rejoint ces fameux « Loups de la Forêt ». On sent que le gus est toujours sur la tangente, fait bien son boulot mais aimerait bien qu’on le laisse tranquille et les problèmes qui s’annoncent entre les syndicats (bandits, ça marchait aussi) et les Big Boss ne vont pas pour lui plaire.

S’il y a bien d’autres personnages, dont le grandiloquent McBride « cousin » de Cur que j’ai beaucoup aimé, Cur reste vraiment celui qui m’a laissé la plus grande impression. Entre les conflits syndicaux, l’ambiance Amérique du Nord encore un peu primitive (quoique vu ce qui se passe en ce moment, « primitive » est un adjectif qualificatif encore tout à fait actuel pour les USA), la Nature et le style de Matthew Neill Null, on tombe dans de la littérature vraiment pas n… non je ne ferai pas ce jeu de mot indigne de ma personne. NON JE REFUSE.

Merci encore à Léa (pour sa patience d’ange) et au Picabo River Book Club pour toutes ces découvertes littéraires sympatoches et agréables comme un pot de… miel.

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8 réflexions sur “Le miel du lion de Matthew Neill Null

  1. Ça a l’air pas mal. C’est bien écrit ? C’est gros comment ? Tu dis 100 pages d’intro donc ça doit être un beau morceau. (Oui, en ce moment, je choisis mes lectures au gramme. Tellement pas le temps, avec tous ces verres en terrasse qui se programment.)
    Ça m’a fait bien plaisir de te lire, Mimine. Tu me manquais. (C’est chiant, ces blogueurs qui désertent les internets. Aucun respect de l’engagement. Franchement, moi qui classe soigneusement tous les pactes de sang qu’ils ont contracté en se lançant, ça me désole.)
    Tu as lu SERENA, de Ron Rash ? Non, oui ? Parce que dans le même univers exactement ou presque, c’est très très très bien. Vivant, écrit, dingue, géant, avec un personnage central de femme délétère comme rarement. Love.

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    1. Oh t’inquiète c’est pas bien gros, environ 420 pages. C’est le début qui est un peu sec, après c’est du beurre fondu, ça passe crème (champ lexical des produits laitiers CHECK). Le style est pas mal, j’avoue je n’ai pas trop fait attention (est-ce bon signe ? Hmm), l’ensemble réussi bien à te mettre dans l’ambiance et alors que j’avais la concentration d’une bernique anesthésiée la semaine où je l’ai lu, il me reste encore de fortes images (très bon signe là).
      Eh non je n’ai toujours pas lu du Ron Rash. J’ai « Le monde à l’endroit » mais pas « Serena ». Donc c’est bien comme tout le monde dit ? Ok NOTEY.

      Pis sinon y a Mimine qui va revenir un GROS article sur les thrillers qu’elle a lus pendant le mois et ça risque d’être chouette #selancedefleurs #nonlarticlenesttoujourspasécrit #confianceEnElleMAXIMAL #beaucouptropdehastagdanscecommentaire

      Et sinon, et twoa ?? C’est kankan qu’on t’lit ? HEIN ? #DemandeRemboursementImmédiat

      Aimé par 1 personne

      1. Un article de Mimine + un commentaire de Lupiot = bonheur absolue de la fangirl. Qui, un peu moralisatrice quand même, fera remarquer qu’avec tous ces premiers qui passent sans qu’elles ne balancent rien, elle finit par se perdre dans sa PAL. Alors que d’habitude elle se contente de la mettre de côté pour lire à la place ce que vous recommander, ni vu ni connu, embrouille de pal.

        Aimé par 1 personne

  2. Bé ça a l’air coool !
    J’aime biiiien découvrir des livres qui sortent un peu de « mon bulle de confort livresque », et clairement ça en fait partie, je pense pas que je me serait intéressé à lui si je l’avais vu dans une librairie mais du coup là, je suis intriguée !
    Merci pour la découverte mon petit !

    Aimé par 1 personne

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