Metro 2033 – Dmitry Glukhovsky

Quand on me parle littérature russe, je pense de suite aux grands bonshommes barbus du XIXe siècle. Quant aux auteurs plus contemporains, j’suis généralement aux fraises. Sauf un. J’ai découvert il y a quelques années maintenant, le fringant et polyglotte Dmitry Glukhovsky dont les éditions Atalante m’avaient vanté les mérites avec moult enthousiasme. Hop, ni une ni deux, le thriller fantastique Sumerki puis le gros coup de coeur SF FUTU.RE furent lus et avalés.

Il ne me restait donc plus qu’à découvrir son oeuvre la plus connue et la plus lue, le premier tome de sa trilogie phare :

Metro 2033

De quoi est-ce que ça parle ? 

Suite à une des innombrables guerres, la Terre n’est plus habitable à la surface : du à de fortes ondes radioactives, l’être humain n’est plus à sa place dans un milieu où mutants et autres abominations se sont développés. A Moscou, les survivants se sont réfugiés dans le métro et avec les années ont bâti un semblant de vie organisée.

Artyom est un jeune homme qui vit dans une des stations paisibles du Nord jusqu’à ce que des attaques d’une race humanoïde inconnue mettent en péril la survie de la population. Artyom est ainsi chargé par Hunter, un Chasseur énigmatique, de traverser le métro pour prévenir Polis, la station-cité qui abritent l’élite intellectuelle et militaire du métro et seule à même de trouver une solution au problème.  Seulement voilà, entre les factions nazis et soviétiques qui ont pris le pouvoir dans plusieurs stations et l’invisible menace des tunnels sombres où les gens disparaissent sans laisser de trace, la mission va être plus compliquée que prévu.

Débute alors un voyage initiatique où le sort de l’humanité semble être dans les mains d’un seul être humain.

Était-ce si bien que ça ? 

Attention ! Avis schizophrène.

Y a pas à chicaner, c’est tenu d’une main de maître. C’est fouillé, c’est intelligent, c’est humain et surtout c’est originale dans le mélange des genres. Car s’il y a une modernité dans Metro 2033, des références SF/Fantastique et du récit dystopique, on a un cadre finalement très classique, celui du roman initiatique : un jeune garçon orphelin plus spécial que les autres, choisi par un vieux schnock chelou pour accomplir une mission périlleuse.

 

Il va rencontrer un nombre incalculable de personnages qui vont l’aider dans sa quête ou au contraire le faire dévier de sa route. Le héros va apprendre, évoluer, mûrir et changer en même temps qu’il va découvrir que ce qu’il croyait connaître du monde, de la vie et des êtres humains à travers son village/son école/sa station se révèlera en réalité bien plus complexe.

Alors, je préviens (parce que j’ai vu qu’il y avait eu des déçus à ce sujet), ne vous attendez pas à de la grosse action, surtout pendant les deux-tiers du roman, où on décrit la micro-société de chaque station visitée, son mode de fonctionnement, sa politique, puis comment les hommes ont appris à survivre et quelles sont les solutions envisageables pour remonter à la surface. On met l’accent également sur le récit dans le récit où ce que l’on apprend de l’univers vient de la bouche d’autres personnages qui racontent leurs expériences ou des légendes du métro. A voir si elles sont vraies ou pas, le héros le découvre au fur et à mesure. C’est carrément un des aspects que j’ai adoré et qui me rappelait les feux de camp, quand gamine, j’étais hypnotisée par les histoires horrifiques qu’on se racontait.

 

La narration est certes très descriptive mais ainsi elle peut offrir de magnifiques moments fantasmagoriques et philosophiques (sur la condition humaine, la religion, la critique de la dictature entre autres), donnant alors la possibilité d’une immersion totale et jouissive dans un univers post-apocalyptique. Et là Glukhovsky gagne son pari haut la main. J’étais complètement avec Artyom à la découverte du métro et de ses règles, avec lui dans les pires moments, à trembler dans le tunnel dark aux sombres secrets, dans ce métro moscovite, personnage à part entière et tentaculaire avec ses allées sombres, ses secrets, ses cachettes et qui renferme dans son sein le pire comme le meilleur.

Si on ajoute en plus le fait que Glukhovsky a un vrai talent pour évoquer aussi bien des images terrifiantes et belles que les situations de stress où mêlent l’étrange et le fantastique (et là je pense à l’épisode de la Bibliothèque Lénine, petit bijou dans le genre), on est dans du sacrément bon.

Je pourrais juste lui reprocher qu’il en fait parfois un peu trop, il allonge son récit à un tel point que j’ai fini un peu fatiguée au dernier tiers, où lire plus de 20 pages devenaient difficile le soir.

Mais heureusement, la révélation finale, préparée aux petits oignons (moi perso j’avais RIEN vu venir), te laisse assez baba.

C’est pourquoi, pour toutes ces bonnes raisons et ce niveau de kiffage, Mimine est colère à propos de quelque chose d’autre. D’assez problématique à ses yeux.

Bien.

Passons à l’autre partie de cet avis.

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Pour reprendre les mots de Patrick Juvet :

Où sont

les femmes femmes

femmes femmes ?

Où sont les femmes ?

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Bah y en a pas. Nulle part. Peau d’zob.

Le plus beau ? Il n’y a AUCUNE raison valable.

Alors, on me dit dans l’oreillette que j’exagère, qu’il en y a des femmes quand même, ho !

Vous voulez dire la bonniche qui passe le balai dans un couloir, les putes qu’on entre-aperçoit rapidement au coin d’une tente, la nana qui fait la tambouille pour son mec et les mères dont une qui essaie de vendre son fils 1/2 heure pour 15 cartouches ? Vous parlez de ces femmes-là qui n’ont aucune incidence sur l’histoire, n’ont aucune utilité, qui mis à part les mères, ne prononcent pas un mot et sont les SEULES parmi les innombrables personnages que contient le roman qui ne possèdent même pas de nom ?

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Parce que bon, admettons, c’est la fin du monde, on est revenu dans un système un peu primaire, un peu macho (haha HAHA), la femme n’est pas une combattante (hum hum), elle ne tient pas la kalach, okay, ADMETTONS. Mais il y avait peut-être d’autres alternatives que pute, maman ou bonniche, nan ? Un travail dans l’administration ? Dans la gérance d’une station, des vivres, de la comptabilité, des ampoules, J’EN SAIS RIEN ?

Le problème qui me pose là, c’est que ça aurait pu être crédible et acceptable :

1/ si les personnages et le récit parlaient de cette condition féminine et que ça faisait partie d’un élément narratif,

2/ s’il y avait eu des personnages féminins. Or là elles sont niées. Complètement. Le roman nie tout simplement l’implication des femmes dans les micros sociétés que forment les stations. Je répète : l’auteur n’a pas pris la peine de leur donner des noms.

La seule explication que j’ai trouvé, c’est que mon cher Dmitry Glukhovsky dont j’ai loué les qualités à plusieurs reprises, est soit un gros macho, soit un mec immature qui a une vision de la femme extrêmement binaire : d’un côté la servante, de l’autre la sacro-sainte Môman. Et pour un gars qui te parle (joliment en plus !) d’humanité, de valeurs humaines, de tolérance mais surtout de reconstruction de communautés et de sociétés sur 700 pages, c’est un peu la grosse blague de l’année.

C’est balot quand même ! 

Nan parce qu’on n’était pas loin du coup de coeur SF du mois là. Metro 2033 a d’excellentes qualités narratives où l’on alterne entre le huis-clos étouffant et le post-apo intelligent, mûr de tant de réflexions sur le monde. Et cette fin quoi, magnifique !

Et puis il a fallu que Dmitry Glukhovsky se casse la figure sur un caillou de la taille d’une boule à facettes. Alors certes, pendant la lecture, la non-représentation des femmes n’est pas dérangeante, dans le sens où comme on les voit pas, on les oublie logique. Mais c’est en refermant le bouquin que là tu te mets à réfléchir et c’est pas beau ce que tu vois d’un auteur que t’aimais franchement bien.

Parce que je vais te dire un truc mon p’tit Dmitry, crois bien que s’il y a un jour l’apocalypse sur Terre, tu peux être sûr que les meufs elles ne seront pas là pour faire tapisserie.

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NB : Juste un petit mot pour dire que c’est le seul article que vous aurez de la semaine. Mimine s’est lancée dans une petite entreprise de 700 pages-papier bible (ce mois-ci ça va être définitivement « pavé dans la fiole »), bien sympa mais ça va être un peu long à lire si je veux en plus savourer le machin.

A bientôt les cocos !

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37 réflexions sur “Metro 2033 – Dmitry Glukhovsky

  1. …. J’avais une furieuse de l’acheter immédiatement en lisant ton premier paragraphe et j’ai revu ma position sur le second. Non mais s’il n’y a pas la moindre femme, autant ne pas le lire, même si oui ça me brise le coeur parce que j’adore ce genre d’univers. Mais là où il n’y a pas de femme, il n’y a pas ma présence. Parce que, même si on les oublie, après la lecture, on a quand même le sentiment, nous, en tant que femme, de n’avoir aucune existence légitime.

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    1. C’est un peu ce que je me suis dit, je me suis sentie un peu vexée en tant que femme, j’suis une grande lectrice de Glukhovsky et le gars il considère qu’elles n’ont pas leur place… Comme si moi je n’avais pas ma place non plus dans cet univers.

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      1. C’est exactement ça, si tu l’as ressenti c’est que, peut-être je vais le ressentir, je préfère éviter. Surtout que je risque de gueuler tout le long du livre et que, vu qu’il n’y a aucune femme dans son livre, ça noie un peu tout ses autres propos. Comment un écrivain peut écrire sur la tolérance, l’égalité etc si, lui même oublie plus de la moitié de la population mondiale ?

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  2. J’avais très envie de le lire car il avait l’air bien, et les retours étaient bons, mais à chaque fois, et tu le pointes de nouveau, il y a ce problème de la non-présence des femmes (celles présentent n’étant là que pour faire tapisserie). Et ça, c’est le genre de chose qui peut me gâcher une lecture. Du coup, pour l’instant en tout cas, je vais passer mon tour et privilégier d’autres romans. Un jour peut-être, mais pas tout de suite. Oh ça non.

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  3. Rappelons-nous mesdames, que dans un contexte d’apocalypse, même si nous avons d’extraordinaires qualités, même si nous avons trouvé le moyen de remonter sur terre, de TOUJOURS continuer de balayer et de faire à manger.
    Il n’empêche que je reste curieuse quant à cette série… (Vous avez dit bizarre ?)

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  4. Tiens, c’est marrant mais je l’ai lu et terminé y’a pas longtemps (les coïncidences dans la vie, c’est fou hein). J’ai trouvé ça très laborieux, le début m’avait bien accroché et puis quand Artyom rencontre Hunter, réalise qu’il y a un monde ailleurs que chez lui et sort de son petit cocon de sûreté parce que je veux vivre autre chose que cette viiiie sans savoir où il fout les pieds (sans même se demander si Hunter lui demande pas de l’aide parce que heu bah… il a personne d’autre sous le coude), j’avoue que j’ai un peu déchanté.
    Cela dit, je regrette pas ma lecture simplement à cause du passage dans la Bibliothèque, délicieusement creepy (et dégueulasse).

    Concernant l’absence de femmes en tant que personnages à part entière avec un passif, des répliques et un prénom, j’avoue que ça m’a pas spécialement marquée, ni choquée, ni gênée parce que tous les personnages m’ont semblé particulièrement plats et peu approfondis (ils sont là pour passer deux trois réflexions plus ou moins subtiles à Artyom, vierge de tout), asexués et quasiment comparables à des rats affamés, acculés dans le métro pour y grappiller des miettes de survie quand y’en a des dispos.
    A part Artyom d’ailleurs, TOUS les autres personnages sont extrêmement caricaturaux. Et encore, les leçons de vie qu’il récolte à travers ses pérégrinations, bon heu des fois elles étaient quand même très lourdes (genre le mage omniscient qui manipule des groupes de soixante personnes en cas de besoin, alors qu’on lui jette des pierres le reste du temps, c’était un peu sorti de son chapeau, à Glukhov’…).

    SPOILER ALERT // D’ailleurs, les « Noirs » me semblent construits et abordés de la même manière : des rats asexués qui survivent comme ils peuvent, sans avoir d’espace pour croître étou (les humains les défoncent dans le métro, le reste les chassent à la surface). D’ailleurs, ils ont même pas de nom. Tu m’diras, ils ont pas de langue non plus.
    Je t’avoue que j’avais vu venir la fin, mais je suppose que c’est parce que ça reprend un schéma qui est souvent utilisé ces derniers temps dans les films de zombies/infectés… Difficile donc de savoir si j’aurais été surprise dans un autre cas de figure.
    // SPOILER ALERT

    Bref, j’ai bien aimé, mais j’ai quand même mis ma vie à le lire. C’est pas très digeste et je pense que découvrir cet auteur avec ce titre est une potentielle erreur pour un véritable de SF un peu cheloue.

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    1. Alors c’est vrai tu n’as pas tort, tous les autres personnages (à part Artyom et Khan qui m’a fait belle impression) sont pas foufou niveau complexité à la réflexion. Ils sont tous clichés (les mecs virils avec leurs grosses kalach wé on est des duuuurs nous…).
      Mais j’ai bien aimé cette construction narrative un peu surannée, un peu improbable aussi. J’suis rentrée dedans et j’y suis pas sortie jusqu’à la fin.
      Comme c’est son premier roman, il était encore jeunôt c’est sûr qu’il y a des faiblesses et c’est SÛR qu’il faut pas commencer avec Metro pour découvrir l’auteur. Moi j’dis : FUTU.RE et pis c’est tout.

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  5. Ohlala le dilemme maintenant quoi…
    Il traine depuis mille ans dans ma bib (comme Future) et je comptais un peu sur ton avis pour le sortir au plus vite, mais le coup des personnages féminins, bonjour l’angoisse quoi.
    Je suis comme toi, autant j’aurais pu faire l’impasse y a des années, autant avec ma prise de conscience féministe qui a largement pris le dessus depuis un bon moment maintenant, je crois que ça pourrait bien me flinguer toute ma lecture. Surtout si ce choix n’est absolument pas motivé quoi. o_o

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    1. Voilà c’est tout à fait ça, y a pas longtemps ça aurait pu passer crème, mais là, vu l’époque où l’on vit et les consciences qui évoluent c’est juste PLUS POSSIBLEUH, y a des trucs qu’on ne peut plus accepter (bon ce roman c’est le premier de l’auteur, il était jeune, bon…).
      Après voilà, comme je disais, c’est assez paradoxal parce que je n’en ai pas été vraiment gênée pendant ma lecture. Genre « ah tiens c’est vrai qu’y a des femmes dans cet univers ?! » et pis pouf j’étais prise par le récit et j’oubliais.

      Peut-être Metro 2033 n’est pas le roman par lequel faut commencer pour connaître Glukhovsky.

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  6. Salut Petit Monstre et merci pour cette chronique :-) Pour ma part je connais le jeu et je suis passé plusieurs fois devant le livre sans jamais l’acheter car les avis sur les sites littéraires sont très mitigés et je ne voulais pas être déçu par rapport au jeu. Mais pourquoi pas prochainement ? Concernant le statut de la femme dans le bouquin, comme tu le mentionnes, si la société est revenu à un stade « primaire », il faut malgré tout se souvenir que dans le Moyen-âge, cette condition était quasi la même (sauf pour de rares cas comme Jeanne d’Arc ou les reines des cours qui devaient influencer les idées de leurs rois de maris). Même si je ne suis pas pour cette prise de position, je pense néanmoins qu’elle ne serait pas très éloignée de la vérité.
    Il faut aussi se dire que l’auteur est russe, a vécu une partie de sa vie dans une Russie soumise au régime communiste et il faut savoir qu’à l’époque, les femmes (comme chez nous dans une moindre mesure) n’avaient pas beaucoup de poids dans la famille mis à part s’occuper de la maison et des enfants. La mentalité est également très traditionnelle et empêche peut-être une certaine évolution de la pensée, même si cela est en train d’évoluer depuis quelques années, surtout dans les grandes villes.

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    1. Coucou coucou ! Merci pour ce commentaire. On m’a parlé du jeu et effectivement l’histoire s’y prête fortement et vu les vidéos que j’ai vu, ça donne carrément envie d’y jouer.

      Pour ce qui concerne les femmes. Alors. ^_^
      Que se soit primaire ou pas, qu’on soit au Moyen Age ou pas, ça n’excuse pas qu’il n’y ait pas de personnages féminins. Au contraire, c’était le bon moyen de montrer un univers post-apo où la société moderne a changé, a évolué ou régressé par rapport aux conditions de vie et du coup de considérations d’un groupe. Là, j’y vois juste une paresse, un déni, un « on s’en fout ». J’crois même que DG ne s’en est même pas rendu compte de ce qu’il faisait ou pas.
      L’autre point que tu soulignes, et j’y avais pensé, le côté « ancienne URSS ». Alors ok, il a vécu et vit encore dans un pays qui certainement n’est pas très au fait avec l’égalité homme/femme et qui encourage la représentation de la virilité masculine.

      OK.

      Mais ça me dérange, parce que DG est un gars cultivé et littéraire, qui a voyagé, qui parle plusieurs langues donc qui montre un mec ouvert d’esprit ou qui en tout cas s’est ouvert au monde un moment donné. D’autant plus, c’est un auteur qui se pose des questions sur l’humanité, sur la tolérance etc. Un auteur qui n’est pas capable de voir la discrimination qui est JUSTE sous son nez, qui n’est pas capable de remettre en cause un système patriarcale et machiste alors qu’il le fait très bien pour tout ce qui est idéologie nazie/communiste et autres dictatures, pour moi il fait pas son boulot.

      La seule excuse que je peux lui concéder c’est que Metro 2033 était son premier roman au début des années 2000 et que le Monsieur a peut-être eu le temps de développer sa pensée… #fingerscrossed

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      1. Oui, je te confirme, le jeu est vraiment cool et parfois bien flippant ^^

        Je comprends tout à fait ton point de vue et loin de moi l’idée de vouloir le contrer, mais je pense honnêtement que c’est une particularité du livre que l’auteur a choisi pour deux raisons (et c’est purement personnel ce que je dis ici). De 1, je crois que c’est justement qqchose qui fait parler, que cela soit en bien ou en mal, si l’on parle de qqchose, c’est bon signe (après, que ça soit vendeur ou non, c’est une autre histoire mais au moins on en parle, bouche à oreille tout ça). 2, je crois qu’il a établi un monde où Artium (le héros si je me rappelle bien) est né dans ce système où la femme n’a aucune place et lorsque l’on vit toute sa vie avec une certaine éducation, une seule façon de voir, eh bien généralement on adopte cette façon de voir les choses également sans remettre en question le système car la priorité est ailleurs (survivre).
        Étant une oeuvre de fiction, il n’est pas obligé de parler des femmes et peut les « traiter » comme il le souhaite. Dans un univers très sombre remplit de dangers à chaque tunnel, l’homme, en plus de provenir d’un milieu où il n’y a de base que peu de place pour la femme, a prit le pouvoir, le contrôle de tout ce qui se passe. Donc je pense que c’est un choix en accord avec son thème et son univers plutôt qu’un manque d’ouverture d’esprit. Bien sûr, c’est très contestable sur le plan éthique, mais si cela fait partie de l’univers qu’il a créé alors il est en accord avec lui-même et dans sa logique. Il n’écrit pas un livre sur l’égalité homme-femme non plus ^^ (et attention, je suis partisan pour cette égalité, mais là on parle d’une oeuvre fictive).
        Fin voilà, c’est un peu délicat d’exprimer son point de vue par rapport à ce type de thème et je ne suis en aucun macho pour un franc mais j’essaie ici de vraiment établir une différence entre la fiction imaginée par l’auteur et la place des femmes dans la réalité.
        Bon, je sais pas si j’ai été super clair dans mon développement mais c’est ce que je pense (et n’y voyez aucun propos misogyne svp ^^)

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      2. Nan nan t’inquiète, personne ne va te traiter de misogyne ! ^_^
        Je vais te répondre point par point, car je trouve le débat intéressant.

        1/ qui fait parler ? mmh pas vraiment. Je sais pas toi, mais moi je n’ai vu aucune critique, billet, avis, article qui mentionne l’absence de personnages féminins. Personne semble l’avoir remarqué ou alors si oui, c’est pas un problème. Donc c’était clairement pas le but de l’auteur de ne pas en mettre volontairement.

        En fait c’est ça qui me dérange. Ce n’est pas un parti pris artistique ou littéraire de ne pas inclure les femmes, c’est juste que l’auteur s’en fout, il les a oublié parce que ça ne l’intéresse pas. C’est ça qui me choque. Or d’un point de vue logique, quand tu es dans la description de la reconstitution d’une société, quelqu’elle soit, les femmes sont inclus dans le processus c’est obligé. Reproduction, vie etc. Tu vois, ça m’aurait pas dérangé du tout qu’elles soient traitées comme de la merde, qu’elles aient des conditions de vie épouvantables dans l’histoire, au moins on en aurait parlé et ça aurait donné du poids à une histoire post-apo justement (sans tomber dans l’essai égalité hommes/femmes, on est d’accord)

        2/ « Artyom est né dans ce système où la femme n’a aucune place et lorsque l’on vit toute sa vie avec une certaine éducation, une seule façon de voir, eh bien généralement on adopte cette façon de voir les choses également sans remettre en question le système car la priorité est ailleurs (survivre). »

        Artyom est un personnage. Pas l’auteur. C’est pas lui qui décide d’inclure des femmes dans son environnement ou pas. Du coup, les femmes auraient pu être là, dans la narration. Et Artyom aurait pu parler ou voir des femmes à des tâches diverses (autre que celles mentionnés *bonjourClichés*) puisque le héros a la grosse fonction d’être l’observateur qui décrit chaque station et son mode de fonctionnement.

        3/ « Etant une oeuvre de fiction, il n’est pas obligé de parler des femmes »

        Aie. Aie et re-Aie.

        Alors certes, oui… mais moi ça me choque terriblement. Surtout encore une fois dans un bouquin, une histoire qui passe son temps à te raconter de A à Z la reconstruction d’une société (peut-être pas dans le jeu remarque ?) On aurait été dans un huis-clos, une prison où les femmes n’existent pas, OK pas de soucis, le parti-partis aurait été logique. Mais là on nous tartine sur la société, l’avenir de l’humanité… Encore une fois, on ne peut pas parler « société » sans inclure les femmes. Sauf si cette société est comme la secte du Grand Ver (mais là encore, y a-t-il des femmes dans cette secte ? on n’en sait que dalle et ça aurait été intéressant de le dire ou pas, car le lecteur aurait pu avoir des informations du coup sur leur probable reproduction et niveau enjeu narratif ça se pose là quand même vu la saloperie que sont ces engins).

        Tout ça pour dire que je ne fais pas une diatribe féministe, « égalité pour tous dans les romans » « fuck le patriarcat dans la fiction » etc. Non pas du tout. Ce que je veux c’est qu’on me donne des raisons narratives valables pour m’expliquer pourquoi on exclut une partie de la population dans un roman (en plus post-apo où justement l’organisation de la vie change du tout au tout). Or ici, les raisons il n’y en a aucune. L’univers aurait très pu rester crédible et masculin (tel était le désir de DG) tout en impliquant par moment, par ci par là l’autre pendant de l’humanité : les femmes. Que se soit en personnage secondaire ou mineure, d’ailleurs. Juste que ce soit pas des poteaux sans noms et sans identité (parce que le truc du « ouais la société est redevenue primaire, du Moyen Age » en fait c’est toi et moi qui l’avons supposé, le bouquin jamais il ne mentionne). Pour moi, leur non traitement, leur non existence est une facilité de l’auteur qui se lave les mains de tout ça. Pour être honnête, il m’aurait suffit d’une ligne, de dialogue ou de narration pour m’expliquer c’est quoi le problème (mais j’crois qu’il y en a pas pour DG)

        Alors certes, ça reste un peu subjectif tout ça, et comme je suis une femme et que j’adore la SF et le post-apo, forcément ça va plus me toucher parce que je trouve assez dégueulasse qu’on écrive encore de cette manière au XXIe siècle. Personnellement, en tant que lectrice, je ne peux plus accepter ce genre de non représentation, de négation d’une moitié de l’humanité dans la littérature SFFF (généralement en plus très masculine, mais ça change depuis quelques années). La dernière fois que j’étais choquée par la non représentation des femmes, c’était dans Fondation de Asimov, qui date… des années 50, c’est dire xD

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      3. Je vois tout à fait où tu veux en venir et tes arguments sonnent justes et tu as très probablement raison dans tou tce que tu décris (n’ayant pas lu livre c’est vrai que je suis limité dans le développement de mes remarques). Pour ma part je pense que ce choix (car pour moi, il s’agit clairement d’un choix) est assumé de l’auteur et qu’il ne veut justement pas donner de place à la femme dans cet univers (mais on se rejoint pour dire qu’au jour d’aujourd’hui, les femmes doivent avoir un minimum de rôle à jouer). Concernant le « on en parle », j’avais déjà lu plusieurs critiques qui soulignaient cette absence, notamment sur les sites littéraires comme Babelio par exemple. Donc je n’étais pas étonné de ta remarque sur la chose. Et puis, techniquement, ici sur ton post, plusieurs personnes ont réagit vis-à-vis de cet absence de femmes donc ma théorie est (en partie) prouvée lol (le mec qui en démord pas :-p ).
        Après, le livre a grandement profité de la sortie du jeu vidéo pour se faire une place de choix dans ce type de littérature post-apo. Concernant les femmes, c’est un peu ça aussi, elles jouent le rôle de « plante » dans le décor mais est-ce aussi choquant dans un jeu vidéo ? (car des centaines de jeux ne proposent que des personnages masculins et personne ne s’en offusque). Fin voilà, je continue de penser que l’absence de femmes, à priori comme ça sans avoir lu le livre, n’est pas « choquant » si cela fait partie de l’univers dépeint par l’auteur et entre dans une certaine logique. Après, comme tu dis, une société ne peut fonctionner sans les deux sexes et il y a matière à discussion sur ce point. Mais bon, après comme je t’ai dis, je ne l’ai pas lu donc j’essaie plus de deviner où voulait en venir l’auteur via ta critique et via le jeu mais peut-être que je me plante aussi et qu’en fait, l’auteur est juste un gros con..rd misogyne haha ^^
        En tout cas le débat est intéressant et ça fait plaisir de pouvoir exprimer des opinions sans prise de chou.

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  7. Et c’est ainsi qu’à présent je vois en Dumbledore un vieux schnock chelou… c’est malin ! 😂
    J’ai envie de découvrir l’auteur depuis un moment ( depuis ta chronique de Future en fait) mais du coup pas avec ce livre 🙂

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  8. Rrrroh mais l’ascenseur émotionnel que tu me fais ! J’étais trop hyppé de ouf et tout, et là, bim. Bon. Je le lirais quand même parce que tu en parles trop bien (et je crois que je l’ai vu en occas’ à Gibert l’autre jour), mais trop dommage et double bouh pour la représentation féminine quoi.
    Et sinon j’espère que tu passes un bon moment avec ton pavé, et je me répète, mais j’aime vraiment trop lire tes chroniques elles sont trop cools ! ♥

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    1. Mais ouiiii faut quand même le lire, rien que pour découvrir la plume et l’univers de Metro.
      Ouais le paveton était super (fini hier soir) c’était bien sympa ! Vais pouvoir reprendre le chemin du blog tranquiloubilou
      Et merci <3 ça me fait tellement plaisir ces bons retours =D

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  9. Je tiens quand même à te dire que tu m’as valu mon fou rire matinal : «un jeune garçon orphelin plus spécial que les autres, choisi par un vieux schnock chelou pour accomplir une mission périlleuse.»
    Sinon, l’absence de personnage féminin me chiffonne. Je le lirai sûrement quand même parce que l’univers a l’air cool, et qu’il reste des tomes derrière pour que l’auteur puisse se rattraper. Puis, c’est couillon, mais le bouzin a été rédigé en 2002 et même si c’est récent, je pense que c’était moins une préoccupation à l’époque (Et pour la petite histoire, j’ai passé un mois en Russie en 2003 et la mentalité est hyper macho, voire même complètement misogyne. J’étais dans un quartier populaire / un brin flippant, et jamais de la vie je serais sortie seule le soir… Ça m’avait vraiment choquée, alors il y a peut-être un truc culturel derrière. Ceci dit, j’étais dans une ville de taille moyenne, française (Et ça s’entendait vu mon accent de toute beauté) donc supposée riche, et seulement en voyage linguistique, donc ça reste une expérience assez particulière qui ne peut pas passer pour une bonne grosse généralité des familles)

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    1. J’avais entendu effectivement (et pour en avoir côtoyés vite fait en France) que les Russes ils étaient assez space avec les meufs. Genre à côté Jean Marie Bigard c’est un militant féministe.
      Là, je me pose la question sur le devoir de l’auteur (en général) surtout de SF : ne doit-il pas justement dépasser sa propre culture, ses propres croyances, son éducation ? Est-ce que c’est pas son rôle finalement pour produire un texte visant à recréer et à imaginer un autre monde ? Je te laisse quelques années pour y réfléchir (et moi aussi) ^^

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  10. Toujours aussi fan de tes chroniques et de ta façon de parler de tes lectures! Effectivement bizarre cette absence de femmes… :-/
    Sinon le roman a l’air très bien mais je ne suis pas dans une période où je pourrais le lire. Déjà parce que j’ai du mal avec la SF de manière générale, et d’autre part parce que je viens de me lancer dans un roman de SF justement (je me lance des défis parfois!) et je galère un peu haha! :D

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  11. MERCI pour cet article.
    L’inexistence de la gente féminine est un caillou-boule-à-facettes sur lequel trébuchent très souvent les auteurs de high SF et Fantasy .
    On leur trouve toutes les excuses du monde (cf. certains commentaires plus haut) mais au contraire il faut se poser la question – en tant que lecteur et en tant qu’auteur ! Ça n’empêche pas de lire cette littérature, mais c’est important de se poser la question, parce qu’oublier la moitié de l’humanité, c’est toujours gênant, mais dans des récits (SF) qui, le plus souvent, questionnent les rapports humains, sociaux, les organisations sociales, jusque dans leurs plus petits recoins, OUBLIER LES MEUFS c’est atrocement gênant « —

    Perso ça me gêne d’autant plus quand je vois que l’auteur/autrice (c’est valable avec des autrices aussi, peut-être moins mais ça reste assez marqué dans ce genre-là) est capable de t’inventer/déconstruire/zigouiller/créer des trucs techniques/sociaux de DINGO, hyper créatifs, qui remettent toutes ses connaissances en question, foutent le monde à l’envers…. maiiiis sur les bonnes vieilles questions cruciales, t’as l’impression qu’il y a des domaines tellement intériorisés qu’ils sont pas du tout du tout « pensés », réfléchis.

    Là, c’est le cas des femmes, zappées total. (Et tu le démontres très bien.)
    Mais quand tu lis de la SF des années 50 par ex, tu te retrouves avec des gens qui vont sur Mars en fusée, des inventions technologiques dingues, des rapports sociaux bouleversées par, je sais pas, le fluide de conscience, ET… les noirs sont toujours des esclaves illettrés. Les femmes sont toujours des bobonnes qui cuisent le brocoli (dans leur nouveau COOKVAP 3000, et en flottant les deux pieds en l’air, mais elles font la cuisine pour Monsieur, quand même). Le niveau de préjugés intériorisés (SANS MÉCHANCETÉ, j’insiste) et juste incroyable. Et c’est très, très important, quand on commence à être un auteur ou lecteur averti, d’y être attentif et de critiquer ces aspects, qui sont juste débiles car —– et c’est le cœur du problème —- non-réfléchis. Une société patriarcale bien misogyne, dans quelque livre que ce soit, n’est PAS un pb. Mais il faut que ce soit traité tel quel. Quand c’est juste « le background normal » d’une société qui n’est pourtant pas réfléchie ainsi, c’est à mourir de rire — ou pleurer de désespoir…

    :)
    Bref merci pour cet article.

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  12. En vrai, j’avoue, je suis une nana bizarre, je m’en suis un peu foutue sur le coup de l’histoire des femmes dans ce roman. :) Au vu de celles que l’on croise, anonymes, matrones façon « mère Denis » ou putes, je me disais que si les héroïnes suivaient ce schéma, ma foi, mieux valait qu’on en ait pas.

    Après, je ne sais pas si c’est imputable a ce méchant monsieur d’auteur lui-même, la Russie n’étant pas réputée pour son féminisme, il faut bien dire ce qui est. Souci de mentalité selon moi. Après il y a des nanas dans les opus suivants: Sacha est l’héroïne de 2034, et même si on pourrait la réduire à une petite gonzesse naïve et fantasmée, je trouve qu’elle incarne une certaine voix de la sagesse même s’il est vrai que ses attitudes auraient parfois de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. En même temps la gamine a un parcours assez étrange.
    Et dans 2035, ma foi… j’ai du mal à trancher la question. J’y reviendrai dans ma future chronique. Mais je te laisse découvrir ça par toi-même quand tu les liras! :)

    Après pour moi, 2033 reste pour moi un foutu kiffe, et j’en garde un super souvenir, la découverte de ces société, les parcours dans les tunnels obscurs m’ont filé le frisson (les adeptes du Ver, bon Dieu! Quelle affaire!). Sur ce, je m’en vais rattraper mon retard et voir ton bilan du mois! :)

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    1. Ouais mais tu vois j’ai du mal avec le côté « pardonnons lui, c’est culturel ». Il serait un gros raciste, on dirait pas « Hof c’est culturel » on ne l’accepterait pas direct. Et pis, peut-être que je suis une idéaliste, mais pour moi un auteur, SURTOUT de SF, doit avoir un minimum de recul. S’il est capable d’avoir un regard critique sur le régime soviétique, il devrait en avoir aussi sur le machisme et la misogynie « culturelles » de son pays. :/
      Mais je tenterai la suite, car l’histoire m’a vachement bottée !!

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      1. T’inquiète, je comprends tout à fait ton agacement. Je n’excuse absolument rien, je dis juste que ce n’est pas imputable au mec seul – déformation professionnelle de mes anciennes études, je veux toujours connaître le background de ce que je lis, comme je connaîtrais un dossier. :)
        Pour avoir rencontré des Russes dans le milieu diplomatique, pendant mes études, je suis tombé sur des PUTAINS de gros misogynes, et en tant que jeune femme traitant alors d’un sujet sérieux, j’ai un peu eu envie de balancer mon thé à la tête du larron qui m’accueillait (rapport à ses propos quant à la première femme dans l’espace, quand j’ai dit que j’admirais le fait). Donc bon, l’ignorance des femmes de Glukhovsky m’a paru pour ainsi dire moins « marquée » que celle du fameux gus avec qui j’ai parlé, qui s’il avait pu, m’aurait renvoyée à la cuisine. C’est hyper particulier à vivre, et on ne s’y attend pas de la part de gens avec un tel niveau d’instruction.

        En fait, comme je disais, je suis pas une nana normale, je me fous qu’il n’y ait pas d’héroïne dans un roman. :) Surtout quand je vois ce que sont les meufs dans 2033… Ça m’avait un peu dérangée au moment t, mais l’aventure d’Artyom et mon état d’esprit d’alors (j’étais comme Artyom en pleine réflexion sur ma destinée) avait vite pris le pas là-dessus. Par contre, ce qui m’aurait vraiment fait craquer mon slip d’agacement, ç’aurait été d’avoir une héroïne potiche, qui pour le coup m’aurait vraiment gâché mon plaisir…
        Après je t’avouerais qu’étrangement, si la storyline de 2035, avec ses rebondissements, m’a vraiment BEAUCOUP, BEAUCOUP plu, et même si les femmes y ont un peu plus d’importance (déjà, même si elle n’est pas parfaite, ç’avait commencé avec Sacha dans 2034 qui est vraiment l’héroïne), là par contre je suis plus partagée que pour le premier opus. Voire un peu gênée et je ne sais pas trop comment exprimer ça dans ma prochaine chronique… En tant que lectrice, la représentation telle qu’elle est faite m’ennuie beaucoup plus que l’absence… :/ Enfin, je verrai comment formuler ça ultérieurement. Tu pourras toujours jeter un œil pour te faire une idée…

        Ceci dit ça reste un récit très prenant. J’ose espérer que la question sera mieux traitée dans « Les Ombres de Post-Pétersbourg », écrit par un autre auteur, dans « l’Univers étendu » (si j’ose dire) de Metro. Il me semble qu’il y ait une héroïne dans le lot, en plus, si je me souviens bien! :)

        Bizarrement, en parlant des femmes dans les livres, j’ai trouvé, en relisant « Le Fantôme de l’Opéra », Christine moins cruche que dans mon souvenir, même si elle le reste un tantinet, on ne va pas se mentir. Mais ceci est une autre histoire!

        P.S. (qui n’a rien à voir): En parlant d’univers étendu, j’ai craqué, j’ai zyeuté les fuites du prochain scénar! 😱

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