Notre Dame de Paris – Victor Hugo

Mimine revient après une petite absence qui lui a permis de faire le plein de lectures, dont une en commun avec ma copine Maned Wolf de Déjeuner sous la pluie (<= son avis). Et là mes p’tits loups, disons que niveau lecture, on a tapé dans du sacrément lourd, dans de l’ambitieux, dans du pétage intellectuel, bref dans du classique.

Une lecture commune qui tombait à pic, je vous avoue, puisque je n’avais jamais lu Notre Dame de Paris (la meuf elle a fait Lettres Modernes, hein), alors qu’enfant des années 90, j’ai eu comme tout le monde l’impression de connaître déjà l’histoire, quand le bossu était hype tendance :

  • le dessin animé de Disney,
  • la comédie musicale (premier CD que j’ai acheté de ma poche) (en ce moment, en hommage à cette période de l’enfance béni des dieux j’écoute l’album) (« il est venu le temps des CATHEDRALEUH »)
  • et le film avec Patrick Timsit et Richard Berry que personnellement j’adore, Quasimodo d’el Paris

De quoi ça cause dans les grandes lignes ? 

1482, l’île de la Cité fourmille de petites ruelles sales entourant la cathédrale, Notre Dame de Paris, épicentre du roman. Plusieurs personnages vont se rencontrer et participer à la grande tragédie divinement célèbre : un poète malchanceux, Pierre Gringoire croise la route d’une bohémienne et de la cour des Miracles ; un bossu monstrueux Quasimodo, le sonneur des cloches de Notre Dame a été élevé par l’archidiacre Claude Frollo, homme de sciences et de savoir torturé par ses désirs masculins ; un beau capitaine des archers, inconséquent et insouciant, Phoebus ; et enfin celle qui fera tourner toutes ces jolis têtes, Esmeralda, jeune bohémienne qui danse dans les rues avec sa chèvre Djali.

900 pages plus tard…

(en vrai 660 pages. Il y a beaucoup de notes…)

Comment parler d’un roman pareil ? Par quoi, par où commencer ?

C’est noir. C’est triste. C’est violent. Ça part dans tous les sens, ça digresse, ça cite, ça parle latin. Ça te perd, ça te fait bailler, ça te fait pleurer, ça te fait hurler. Et ça te fait rire.

Ce roman est psychotique, ou te le fait devenir.

⇓ Mimine qui sort de sa chambre après avoir lu Notre Dame de Paris. 

giphy (22)
Je veux manger ton âaaaaaame.

Mais commençons.

Ça risque d’être long par contre. Prenez une couverture et des rations de survie. Au cas où.

Bon déjà sans grande surprise, le début est chiant.

Soyez prévenus si vous décidez de commencer le livre, la longueur de certains passages n’est pas une légende. C’est véridique. Bourrés de références historiques, de généalogies de personnes dont on a strictement rien à péter (qui ne reviendront pas en plus) et de citations latines partout en mode Roi Loth en grande forme, Victor Hugo allonge sa culture historique, certainement dans un souci de crédibilité et du détail. Mais le résultat est assez ardu, quand même.

Moi à la page 84 : « Ça va être comme ça tout du long ou… ? »

(C’est certainement ce que vous êtes en train de vous dire en voyant la longueur de mon billet…)

Donc, après m’être endormie deux fois en l’espace d’une heure, les principaux protagonistes du récit apparaissent. OUF.

Et CEYBOW.

Ah bah Pépère Hugo, c’est pas pour rien qu’il est l’un des plus grands auteurs français. Je comprends mieux maintenant le culte autour de sa petite personne et de son oeuvre.

Dès qu’il est question de décrire l’âme humaine, l’écriture de Victor est à mes yeux et à mes oreilles de la poésie en prose. Les mots, les phrases, leur construction, tout a été parfaitement pensé, tout coule naturellement sur la langue, sans faire non plus des phrases de 10 pieds de long.

Par exemple, la description de la malformation de notre bossu flirte joliment avec le fantastique tellement la monstruosité du pauvre homme est à peine humaine. Victor Hugo semble fasciné par la laideur et le regard qu’il porte sur Quasimodo est emprunt d’une telle sensibilité, d’une telle empathie que l’auteur a réussi à me mettre les larmes aux yeux. Seul dans son monde avec ses gargouilles (qui ne parlent pas ici) et ses cloches, le bossu sait sa différence et sa laideur, et ça le rendra terriblement malheureux dès qu’il tombera amoureux d’Esmeralda. Parce que le pauvre n’a franchement pas été bercé par les dieux. En plus de ça, je veux dire en plus de la bosse, de la grosse verrue qui le fait borgne, des jambes arquées, bref de sa difformité légendaire, Quasimodo est sourd comme un pot (ce qui va créer de gros malentendus par la suite). C’est pourquoi avec Frollo, son maître, ils communiquent grâce au langage des signes.

ax4P-8
Comme quoi « Quasimodo d’el Paris » est une adaptation bien plus fidèle qu’on ne le croit.

Puis on rencontre Esmeralda, une adolescente de 16 ans, objet des fantasmes priapiques de tous les personnages masculins du bouquin. Beauté exotique à couper le souffle, elle danse sur le parvis de la cathédrale, affolant la braguette de plusieurs hommes. On peut même dire sans trop se compromettre que la meuf, c’est la plus grosse victime de toute la littérature française. Et pour bien souligner son statut de victime de la Nation, un passage met en scène la tentative d’enlèvement hallucinante sur Esmeralda, alors que Pierre Gringoire, un poète médiocre et sans le sous, la suit parce qu’il a flashé sur elle. Normal.

Dans les ruelles.

La nuit.

Dans un chapitre nommé : « Les inconvénients de suivre une jolie femme le soir dans les rues ».

giphy-downsized-large.gif

V’là que Quasimodo avec un sombre acolyte (hinhin mais qui cela peut-il bien être didon’) décident d’enlever Esmeralda en pleine rue.

Imaginez la scène : un bossu, la gamine sur l’épaule, tape sur la tête d’un gars random (notre ami Pierrot qui tentait de secourir la fille) tandis qu’une chèvre (celle d’Esmeralda) tente d’engager un combat de rue pour sauver sa maîtresse.

giphy (25)

La scène est tellement burlesque, tellement incongrue que les Monty Python auraient pu l’écrire. J’ai du me poser. Deux secondes. Victor Hugo ferait-il de… l’humour ? Comme je l’ai découvert plus tard, il a un petit côté « pouèt pouèt » insoupçonné. Le décalage d’ailleurs est parfois assez surprenant si ce n’est déroutant. Voire même carrément « c’est pas le moment ». Quand tu es au bout de ta vie et que tu as des petites larmes parce que c’est trop triste ce que tu lis et que Monsieur décide de lancer sa petite vanne, disons que…

giphy (28).gif

Bref, où en étais-je ? Ah oui l’enlèvement.

Arrive sur son cheval blanc, Phoebus capitaine des archers pour sauver Esmeralda des griffes de ses asseyants. Et là, wink wink, tous les protagonistes de l’intrigue sont présents. Phoebus (qui n’a pas l’air d’être le crayon le plus affuté de la boîte), Quasimodo, Claude Frollo (le sombre acolyte), Pierre Gringoire…

et Esmeralda.

giphy (20).gif

La mise en scène est astucieuse. L’intrigue de la grande tragédie est résumé juste ici par la présence de ces quatre hommes entourant la jeune fille de leurs désirs, à des degrés divers.

Et là j’me dis : AHAH ! Ça va pouvoir commencer ! Là on était dans de l’amuse-bouche, dans de la présentation, dans de l’exposition, mais c’est fini. Ça va envoyer du pâté, ça va être fort, ça va être chaud, oui je le sens au plus profond de mes tripes !

giphy (23).gif

Le Livre III apparaît.

ET OH LALA.

C’est la douche écossaise.

Le livre III est entièrement consacrée à la visite guidée du Paris d’antan au Moyen Age, de l’île de la Cité et de ses cinq ponts, de l’île aux Vaches, de l’île Saint-Louis, des portes du Grand Châtelet et du Petit Châtelet… et ainsi de suite.

Tout ce dont je redoutais est là. De la description en tartinade.

Sur

40

pages

giphy (26).gif

40 pages, je précise quand même, qui n’ont rien à voir, MAIS ALORS RIEN, avec l’intrigue. Le mec s’est juste fait un GROS kiff.

Et là j’ai compris un truc : le roman ne s’appelle pas Le bossu de Notre Dame de Paris, ni Esmeralda la bohémienne ou Claude Frollo, le Faust français mais

Notre Dame de Paris

Et donc, des digressions sur le Moyen Âge, sur l’architecture, sur la philosophie, sur la politique et même sur l’alchimie, il va y en avoir PARTOUT TOUT LE TEMPS, avec plein de petites histoires annexes, de petites anecdotes, des descriptions et des détails en veux-tu en voilà qui ont pour but de figer un quartier et une époque dans le roman, au plus près de la réalité. Tout ça prend bien sûr autant de place que l’histoire de nos héros. Fifty-Fifty.

giphy (24).gif

Ce que je comprends surtout c’est que c’est l’occasion pour Victor Hugo de parler de sa passion pour le médiéval (très à la mode au XIXe siècle) mais aussi de son aigreur face à l’irrespect que ses contemporains ont pour cette période et pour ses vestiges architecturaux. Rappelons que le Paris du XIXe ressemblait encore à celui du Moyen Âge jusqu’à la grande transformation et la destruction de nombreuses bâtisses et ruelles remplacées par les immeubles haussmanniens et les grandes avenues.

Alors du coup, on se retrouve avec des blocs, que dis-je des pâtés de maison, qui balancent de l’érudition comme du ketchup sur un cornet de frites. Si j’en ai aimé une partie, j’ai pas tout pâné pour le reste. Plusieurs fois, je me suis retrouvée complètement larguée, noyée sous les références historiques et les private joke d’universitaires (me semblait-il) où des personnages assez secondaires se faisaient des débats philosophiques entre eux, saupoudrés de battle en latin. Oh mon dieu le nombre de citations latines ! Et coco, moi j’ai juste fait un semestre de latin et j’ai même pas eu la moyenne ! (ok y a les renvois aux notes pour la traduction, mais bon au bout de la 10e citation, j’ai envie de te dire t’es mignon mais hein…).

Dans ce flou artistique, il y a le chapitre « Ceci tuera cela » (du Livre V) qui m’a par contre passionnée. Chapitre consacré à la relation entre l’architecture et la littérature et comment la littérature (depuis l’invention de l’imprimerie), a tué l’architecture ou plutôt son rôle : raconter, graver dans la pierre l’Histoire humaine. Et croyez-le ou non, c’est certainement mon chapitre préféré, car pour moi il montre le sens même du roman : l’art, les hommes, la mort.

BIM.

Petite note au passage de culture pop’ : ce chapitre a directement inspiré la chanson « Florence » de la comédie musicale.

Mais voilà que je me mets à digresser moi aussi.

Reprenons le contrôle de ce billet !

Le Livre IV, donc après 180 pages de lecture, arrive et propose de rentrer au coeur du centre du noyau du pépin du roman : comment Quasimodo a été recueilli par Claude Frollo (et au passage, qui est Claude Frollo). ENFIN.

Mimine se frotte les mains. Frollo. La bête à figure humaine. Le démon sous la robe cléricale. L’être odieux qui a recueilli Quasimodo de son plein gré pour le sauver de la plèbe qui voulait le lapider… Attendez quoi ? Moi on m’a appris que Frollo c’était le méchant monsieur qui a voulu jeter un bébé dans un puit parce qu’il était repoussant.

giphy-downsized-large (1)

Eh ben nan. Alors que Claude Frollo se révélera être une grosse pourriture de Satan (par comparaison le monsieur dans le gif là au-dessus, à côté, c’est Mickey), torturé par son désir sexuel incontrôlable pour Esmeralda qui va le rendre complètement DINGO, Victor Hugo tient à ce que son personnage soit un peu plus étoffé et complexe. En lui ajoutant dans les pattes un petit frère par exemple (grosse pourriture lui aussi au passage) pour qui il éprouve un amour filial certain.

Voilà nous avons fait le tour des grands personnages.

Ah bah nan il reste Phoebus. Ouh c’est bon ça aussi !

Faut pas l’oublier celui-là, d’autant plus que c’est peut-être à cause de lui que TOUT CE BINZ arrive.

Voyez Phoebus dans le dessin animé ? Grand beau blond, valeureux, courageux et gentil capitaine qui aide Esmeralda et qui finit avec elle ?

VOUS OUBLIEZ DE SUITE.

Ici Phoebus est un gros beauf.

Fiancé à Fleur de Lys, jeune et jolie fille de bonne famille, le capitaine des archers saute sur tout ce qui bouge. Il est beau mais vulgaire, inconstant et stupide. Forcément, Esmeralda tombe irrémédiablement amoureuse de lui. Quant à notre charmant capitaine eh bien… disons qu’il est très intéressé parce qu’il pourrait voir sous la jupette. Et c’est à cause de cette amourette que la tragédie humaine va démarrer ; la pauvre bohémienne va être accusée d’avoir voulu tuer Phoebus lors d’un rendez-vous amoureux nocturne. Son martyre commence alors…

… et là mais que c’est sombre !

Synthétisons. Quasimodo aime Esmeralda ; Frollo aime (désire) Esmeralda ; Esmeralda aime Phoebus ; Phoebus aime… lui-même ; et Pierre aime la chèvre (<= c’est vrai il part avec. Grosse marrade de Victor Hugo  qui fait des blagues sur la zoophilie). Cinq personnages, acteurs de la tragédie qui se joue, violente et d’une tristesse effroyable.

Si j’ai été très surprise par la façon dont est construit le roman, j’ai été assez choquée par la tournure des événements des 200 dernières pages. Victor Hugo n’épargne PERSONNE, rend ses personnages assez détestables et ne donne aucun répit pas même à son lecteur qui, pour le coup pas bien habitué au rythme soutenu jusqu’ici, s’en prend plein la tronche :

  • une bataille sanglante aux pieds de la cathédrale (fracassage de crâne sur un pilier, jet de plomb fondu, corps mutilés…),
  • de la torture mentale et physique,
  • des coeurs brisés,
  • une GOURDASSE d’adolescente (oui on parle de toi Esmeralda) qui au bout d’un moment mérite ce qui lui arrive tellement elle est stupide,
  • le nombre de morts qui s’accroissent à mesure qu’on approche de la fin,
  • cette fin MAIS CETTE FIN,
  • et ce pauvre Quasimodo à qui je voulais désespérément faire un gros câlin.

giphy (29).gif

Victor Hugo n’est pas allé de main morte sur le pathos ni sur les situations d’injustice absolues qui se jouent pour la plupart sur des malentendus ou des actes manqués. Tout aurait pu être évité et alors que le récit se rétrécit sur les personnages, Hugo prend un malin plaisir à multiplier les moments où le destin aurait pu basculer, où Untel aurait pu être sauvé, où tout aurait pu être réparé.

Et toi, pauvre petit lecteur, tu finis en Position Latérale de Sécurité au fond de ton lit.

giphy-downsized-large (2).gif

Mais qu’est-ce que j’ai lu ? 

Après une lecture pareille, on est complètement lessivé. Tellement de choses à dire, tellement de choses sur lesquelles on devrait passer plus de temps, déjà rien qu’étudier la construction des différentes parties et cette fatum (fatalité) qui ponctue le récit prendrait plusieurs jours. Tellement d’éléments !

giphy

Est-ce que j’ai aimé ? 

Je ne saurais même pas répondre à cette question mes chatons. Tout ce que je sais c’est que Notre Dame de Paris est une incroyable expérience de lecture, quelque chose dans laquelle on rentre sans savoir vraiment ce qu’on va y trouver ni trouver ce qu’on a envie d’y trouver.

Une lecture que je ne regrette absolument pas d’avoir entreprise, surtout quand j’ai eu pour co-pilote la merveilleuse Maned Wolf avec qui on a lu ce monstre de la littérature en parfaite synchronisation, ce qui nous a permis de partager nos ressentis presque chapitre après chapitre.

Un petit mot de conclusion ? 

J’ai mal à mon enfance.

giphy (30)
MENSONGE !

52 réflexions sur “Notre Dame de Paris – Victor Hugo

  1. Ben tu vas rire, c’est pareil de mon côté, je suis bien infoutue de dire si j’ai aimé ou pas. Je me souviens l’avoir lu en terminale, et deux facteurs entrent en ligne de compte, ou plutôt une double-anesthésie: d’une part je l’ai dû le lire juste après « L’Orange Mécanique » d’Anthony Burgess qui m’avait fait l’effet d’une BOMBE, et d’autre part… comme tu dis, les super digression.
    Bon sang de vindieu cornecouille. Le fameux Livre III, la « douche écossaise » 😂 a bien failli me rendre complètement marteau. Et les personnages… Aaaaaah… Pas un pour rattraper l’autre. Entre notre neuneu de Gringoire, notre tourtasse d’Esmeralda et ce BON GROS MICKEY de Phoebus, notre Frollo frustré et son pauvre Quasimodo – les deux seuls pour qui j’avais un peu d’empathie – ma foi, il était clair que ça ferait du vilain.
    J’avoue avoir bugué sur le début du roman à l’époque, avec la scène du « Mystère » au début! En fait les expressions et le parler des gens, comme certaines scènes (le « dialogue de sourds » entre Quasimodo et le jge) me faisaient bien rire, mais parfois j’étais perdue par l’étalage d’érudition d’Hugo. Je ne continuais que pour savoir comment les choses allaient partir en couilles. En fait tu as réussi à mettre en mots une réflexion que je ne m’étais pas encore faite, mais qu’à la lumière de ton billet je réalise: une expérience de lecture, c’est tout à fait ça. :) À dire vrai je crois que c’est l’expérience qui m’a plus marquée que l’histoire en elle-même. Entre intérêt pour le sort des personnages et la frustration du: « Mais où diable veut-il en venir? »

    Mais « Notre-Dame de Paris », ça restera indissociable de mes cours de musique où notre prof nous avait fait apprendre « Belle ». J’étais passée devant la classe deux copines pour la chanter en trio (j’étais Frollo, héhé, je n’ose imaginer le spectacle d’une gamine chantant « qui a mis dans mon être ce désir charnel… »). Quelle histoire, quel traumatisme! 😄 C’est marrant c’est aussi un des premiers CDs que je m’étais offert! Décidément! :)

    Bonne soirée à toi et merci pour ce billet qui m’a bien amusée! :)

    Aimé par 1 personne

    1. Après sondage, j’crois que le Livre III a traumatisé tout le monde (genre mais whaaat mec qu’est-ce que tu fais ??! On s’en fouuuut, enchaîne !). Les personnages, on en parlait avec Maned Wolf, c’est dingue comme ils sont tous incroyablement antipathiques (excepté Quasimodo, lui c’est quasi un saint parmi cette racaille). On était complètement hallucinée ! (Gringoire qui se casse avec la chèvre ! Mais… mais connard ! XD)
      En tout cas, comme tu dis, je pense me souvenir de cette expérience comme quelque chose de positif parce que déjà, grande victoire, la vache j’ai réussi à lire ce bouquin jusqu’au bout !

      Aimé par 1 personne

  2. Eeeh mais on raconte la même chose en fait :D chapeau pour cette chronique, je sais que t’as sué mais ça valait le coup !! Tu sais déjà que j’adhère à tout ce que tu racontes, et je suis vraiment ravie qu’on ait découvert ce livre ensemble, c’était beaucoup trop cool de pouvoir échanger en direct ! Merci copine 😃😃 et j’espère que ce sera pas la dernière collaboration parce que je me suis amusée comme une petite folle (et vu l’ambiance du bouquin, c’est pas peu dire haha)

    J'aime

  3. Ce monument qui traumatise son lecteur et le laisse éperdu d’admiration pour l’auteur. Vos deux chroniques sont géniales, j’y ai retrouvé mes ressentis lorsque je l’avais lu dans un état de catatonie horrifiée 😁

    Aimé par 1 personne

  4. Ahahah Mimine est en grande de forme… Bon allez maintenant tu peux attaquer Crimes et Chatiments, Guerre et Paix ou autre pavé psychédélique. J’ai bien ri, ceci dit pourquoi n’aies je pas eu ma séance de debriefing sur WhatsApp ? Je m’insurge. On m’avait pourtant passée en forfait VIP. 🤣

    J'aime

    1. Ceci dit j’ai assez envie de me faire Les Misérables. Plus peur de rien maintenant, je suis armée comme un vrai petit soldat !
      (Ah c’est vrai je ne t’ai pas fait un débrief perso, j’avais fait surtout des stories et en avait parlé avec ma co-pilote) (nan en vrai je voulais te garder la surprise ^^)

      J'aime

  5. Merci, j’ai bien ri (comme d’hab 😁). Vous en avez tellement bien parlé toutes les deux que… je ne sais pas si je me lancerai XD Je suis pas encore assez mûrie dans ma tête (wiwi, mûrie).
    J’avais lu au lycée Le dernier jour d’un condamné que j’avais adoré par contre !

    J'aime

  6. Excellentissime billet. Tu t’s surpassée. Bravo, j’ai rigolé un bon moment.
    Oui, Notre dame de Paris que j’ai lu, je l’ai trouvé long, mais je ne me suis pas infligé les 40 pages de description de ND, j’avais sauté tous ces passages!
    Merci. Beaucoup!

    J'aime

  7. Ta chronique est excellente! J’avais lu ce roman à la fac (fac d’anglais mais cours de lettres obligatoire), je m’étais profondément ennuyée, toutes ces descriptions… J’avais focalisée là-dessus, je me le souviens de rien d’autre

    J'aime

  8. Ohlala mais quelle article!! Je n’ai pas lu le livre mais tu en parle tellement bien que j’ai moi aussi l’impression d’avoir été prise dans ce tourbillon et d’en ressortir lessivée hahaha! Tu me donné bien envie de le lire mais j’avoue que les lourds passages descriptifs m’effraient un peu (je suis incapable de sauter des passages dans un roman -> remarque je vais peut-être apprendre). Merci pour cet article en tous cas très intense, drôle et fort informatif (je note à ne pas lire en écoutant Francis Lalanne chanter « Un jour je quitterai ma tour »)

    J'aime

    1. Haha merci angela ! C’est un beau compliment que tu me dis là, que je t’ai donné envie de le lire malgré tout ÇA. En fait les descriptions qui durent des plombes, un moment donné c’est à toi lecteur de décider si oui ou non ça te sert ou pas. Et vaut mieux sauter des passages plutôt que de rester dessus au risque de freiner la lecture et le plaisir. Après, ça passe crème et c’est bougrement passionnant !

      Aimé par 1 personne

  9. Je l’ai lu il y a peut-être huit ans… ce roman m’a beaucoup marquée par son intensité dramatique. Les personnages sont poignants, dans leur médiocrité, leur sublime, leur ignorance (et oui Esmeralda est l’archétype de la jeune fille « niaise » qui ne connait rien à l’amour et aux tromperies, mais en même temps elle est très vraie !)

    Aimé par 1 personne

  10. Ayant déjà lu Les Misérables, j’étais déjà prévenus pour les longueur, et ça ne m’a pas plus déranger que ça (même si je comprend bien la frustration que cela engendre 😆).
    Esmeralda est effectivement une gourde finie mais franchement, comparé à d’autres personnages féminins de Hugo (coucou Cosette), elle est plutôt sympathique. Et oui, c’est une victime, comme TOUS (Oui, tous) les personnages féminins de Hugo….

    Je crois que la fin m’a fait le même effet que toi ! 😂 Mais je ne pense pas que quiconque puisse sortir indemne de cette lecture. C’est à la fois si horrible et si beau… C’est vraiment la que Hugo est très fort : il arrive créer de la beauté la où il n’y a que violence, laideur, difformité et mort !

    PS : rarement une chronique m’aura autant fait rire, chapeau!

    J'aime

    1. La victimisation des personnages féminins c’est très « mouvement Romantique », pauvre femme, pauvre petite chose qu’on doit sauver… x)
      Et ce que tu dis sur le talent de Hugo, c’est vrai, j’suis persuadée que le gars était bien plus fascinée par la laideur physique et morale que par la beauté, trop conventionnelle, trop plate finalement, autour de quoi y a rien à raconter en fait. Et ça, rien que pour ça, je suis fan de lui.

      J'aime

  11. A reblogué ceci sur June & Cieet a ajouté:
    La séance classique by Mimine.

    Or donc, dans un temps pas si lointain, Mimine avait motivé Déjeuner sous la pluie pour aller vers l’infini et au-delà, à la conquête d’un monument de 660 pages (hors notes) Notre Dame de Paris, de Victor Hugo.
    Au final, ça donne du grand, du beau Mimine. Du Mimine des grands jours, en mode Valérie Damidot, qui te maroufle du classique à la pelleteuse.
    Une chronique hilarante mais enthousiaste qui rend justice à l’oeuvre avec un humour décapant. Le genre de chronique qui bousille ton enfance (si tu n’avais pas lu l’oeuvre) mais qui motiverait une armée de lycéens en parcours scientifique à lire le bouzin.
    C’est bien, c’est beau, c’est B… C’est Mimine !

    Aimé par 1 personne

  12. Génial cette chronique ! J’ai énormément ri et tu m’a presque motivé à lire Notre-Dame de Paris. Presque à cause du traumatisme des Misérables dont je n’ai jamais réussi à dépasser le premier livre, trop de descriptions inutiles du 20 générations m’ont achevé …
    En tout cas, cet chronique est vraiment génial. J’ai vraiment beaucoup ri (au grand désespoir de mes voisins de bibliothèque ^^).

    Aimé par 1 personne

  13. Comment ça, plein de digressions qu’on sait pas trop à quel moment elles vont finir ? Je vois pas ce que tu veux dire :D
    Sans blague, le passage sur l’architecture parisienne (et son rapport à la littérature, qui la « supplante » dans son rôle de gardienne de la mémoire humaine, finalement), j’ai lutté mais je suis faible : j’ai abandonné là. Ça m’a tellement passé le cerveau à la moulinette que je me rappelle même pas de la tentative d’enlèvement, dis donc.

    Par contre, je ne saurais dire pourquoi mais le frère de Frollo m’a davantage marqué que tous les autres. Oui, y compris Phoebus lui~même.

    Aimé par 1 personne

  14. ça c’est de la chronique de la mort qui tue !!!
    Mais je ne sais toujours pas si je me lancerai un jour dans ce pavé !
    J’ai quand même peur !
    PS : Notre-dame de Paris était le deuxième CD que je me suis achetée ! (après Céline Dion oui oui) ! Vive les années 90 !

    Aimé par 1 personne

  15. //APPLAUDISSEMENTS//

    J’ai lu pour la première fois ce livre dans une version jeunesse, c’est à dire tronquée de toutes ses longueurs et j’avais adoré ce livre et cette histoire pathétique (au sens le plus noble du terme ^^)
    Et puis des années plus tard j’ai lu la « vraie »… et j’ai compris ce que voulait dire écrire au poids xD

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s