Ne dis rien à Papa – François-Xavier Dillard

Vous l’sentez cette odeur de citrouille et de cannelle ? Demain c’est Halloween et comme Mimine est pour toutes les fêtes païennes venant tout droit des Etats-Unis, elle lit des livres thématiques (là en ce moment, elle est sur de l’histoire de sorcière et c’est chouette).

C’est donc lors d’une balade en forêt que je fus alléchée par l’odeur d’un livre que tenaient, dans leur gueule, une licorne et un brocoli. Ventant le mérite d’un bon petit thriller bien poisseux avec des enfants, y avait de quoi passer un bon dimanche au lit, la tête enfarinée, sous la couette.

giphy.gif
Des enfants, y a des enfants !

Merci PrettyRosemary et le Brocoli de Merlin pour le p’tit conseil !

De quoi est-ce que ça cause en vrai ? 

(Je vous ai mis le synopsis trouvé sur Livraddict #MimineFeignasse).

Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l’un, une propension à la mélancolie et, chez l’autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu’elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au coeur d’images qu’elle voudrait tant oublier… À n’importe quel prix…

La bonne pioche  

Vous parler du machin, ça ne va pas être easy-kiki, le risque de spoiler arrivant assez vite.

Ne dis rien à papa. Déjà, titre évocateur de fausse innocence, de secret, d’enfant, il annonce le petit moment de lecture glaçant. Ensuite, les premières pages : quelqu’un se réveille, enterré vivant, sous des mètres cubes de terre. BOUM. L’ambiance est posée et ça démarre sur les chapeaux de roues (je n’ai jamais compris l’origine de cette expression. Les roues ont des chapeaux ? #jaipaslepermis) (on s’égare, on s’égare). C’est un début comme je les aime, où l’on nous met direct dans l’truc pas jojo, tout cracra et vicelard.

giphy.gif

De là, démarre le récit divisé en trois intrigues qui n’ont pour l’instant aucun lien apparent mais dont le but est de semer plein de petits indices tels des cailloux blancs sur le chemin de votre imagination :

  • Une famille heureuse avec deux garçons jumeaux. Dont l’un est juste FLIPPANT. On rappelle aux parents que les psychologues, c’est pas fait pour les chiens.
  • Un inspecteur se chargeant d’enquêter sur la disparition et meurtres d’éminents médecins. *bruit d’os brisés*
  • Une autre personne, qui a vécu un « drame » dans sa vie.

C’est nébuleux, c’est mystérieux, ouuuh.

giphy.gif

Et la première partie marche bien sur ce coup-là. A moitié couchée sur mes oreillers, mon café d’une main, ma liseuse dans l’autre, j’ai plongé vite et bien, le cerveau en ébullition, tentant vainement de comprendre et de relier les fils des différentes affaires. Qui est l’auteur des meurtres ? Pourquoi il tue (à part le fait que c’est un foufou, j’veux dire) ? Pourquoi la dame est bizarre ? Pourquoi PERSONNE ne fait rien envers le petit garçon à tendance psychopathe ?

Du côté de l’écriture, la psychologie des personnages est plutôt bien rendue, ça reste crédible. Bon y a peut-être un petit détail un peu gênant : d’où tu épouses une personne sans la connaître ? Parce que quand la personne en question te dit : « Soyons ensemble MAIS tu ne me poses AUCUNE question sur mon passé », c’est peu probable que tu acceptes sans jamais te demander pourquoi la personne ne veut pas parler de sa vie d’avant. Tout simplement parce que tu es un être humain doté d’une qualité qui s’appelle la curiosité et que si on te pose un interdit, tu as envie de le franchir. Et puis parce que c’est très louche quand même. Au lieu de dire « je ne veux pas parler de mon passé » qui amène à PLEIN DE QUESTIONS, il aurait été plus logique que le personnage dise rien du tout. Ou invente. Non ?

Mais je tatillonne peut-être.

Après, vers la deuxième moitié, quand les fils de l’intrigue se dévoilent, on pige un peu l’truc, de pourquoi les médecins meurent, pourquoi tout le monde est si bizarre…  Si la fin qui arrive semble prévisible, François-Xavier Dillard nous garde toutefois dans sa hotte une petite surprise pour les dernières pages.

giphy.gif

Mimine, le niveau de recommandation, s’il te plaît ? 

  • Sur une échelle de 57 à 76,  c’est le petit thriller des familles, glauquou-enfant-et-tout.
  • Sur une échelle de 12 à 70, c’est le bon moment sous la couette.
  • Et c’est seulement à 33 qu’on arrive à piger le machin.

Vu ?

7 réflexions sur “Ne dis rien à Papa – François-Xavier Dillard

  1. Rien que pour la petite référence Perceval tu as gagné mon calin du samedi !
    J’ai lu le premier roman de l’auteur, un truc genre « Fais le pour Maman », que j’avais trouvé pas maaal, mais il m’avait manqué un truc. Du coup, peut être que je trouverai ce fameux truc dans celui-là ?

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s