A Good Girl – Amanda K. Morgan

Mimine s’éveille, Mimine s’étire et dit coucou à cette nouvelle semaine qui commence.

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Elle est plutôt en forme et il le faut parce que là, ça va parler de comment Mimine est tombée sur un os. Un gros. Du genre comac’ voyez.

A Good Girl c’est la petite nouveauté Lumen que Mimine attendait avec impatience. C’était le truc cool quoi, qui a fait que Mimine s’est montée le bourrichon toute seule. Surtout qu’on lui a jeté des références Gone Girl et Pretty Little Liars et elle s’en est fait tout un steak, forcément.

De ce que de quoi ça cause

Ses amis la pensent parfaite, et pourtant…
Ce qu’il faut savoir sur Riley Stone :

1. Riley Stone est la perfection incarnée (Demandez autour de vous.)
2. Elle a un faible pour son prof de franc¸ais, Alex Belrose. (Qu’elle soupc¸onne ne pas être indifférent à son charme.)
3. La vie entière de Riley est déjà planifiée. (Ce n’est pas négociable.)
4. Elle a toujours su préserver ses petits secrets. (Toujours.)
5. Riley est persuadée que sa vie est sur la bonne voie. (Et rien ne pourra y changer quoi que ce soit.)
6. Elle n’a rien d’une adolescente ordinaire. (Et ne s’en cache d’ailleurs absolument pas.)
7. Les petits jeux, ce n’est pas vraiment son truc. (Mais s’il faut s’y prêter, elle gagne toujours.)
L’un de ces jeux est sur le point de commencer, elle le sent… Sauf que Riley a un plan. Et elle compte bien l’emporter. Car elle ne perd jamais.

Et ça a donné… ? Pas grand chose.

Au début, je savais pas trop où le bouquin m’emmenait mais j’étais intriguée. Toujours dans l’idée que ça allait dépoter. Puis, au bout d’une cinquantaine de pages, j’ai déchanté.

Ça avait tout l’air d’une romance YA.

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Riley Stone est la lycéenne parfaite et virginale, belle comme un petit coeur (ils sont tout extrêmement beau dans cette histoire toute façon). Sage, gentille, bienveillante, populaire, capitaine des pompom girls, bref la vraie pouffe agaçante (déjà ça partait mal). Cerise dans la chantilly, elle tombe sous le charme de son prof de français marié, beau, virile et dominateur. Le jeune homme en question est un pur mister BG. Pas un vieux truc dégueulasse, non non : c’est le sosie de Ryan Gosling. Il s’appelle Alex Belrose (parce qu’il est prof de français, il a forcément un nom français un peu improbable) (le prof d’anglais du lycée doit être John McBigMac) et malheureusement pour lui, il a le développement psychologique d’une grenouille adulte (et encore j’suis méchante avec la grenouille. Pardon petit amphibien).

C’est quand ils ont commencé à se faire des papouilles que je me suis dis que cette lecture allait être très très pénible. Disons que plusieurs fois l’envie m’a pris d’aller prendre un couteau de cuisine, de m’ouvrir le ventre et de me pendre au plafonnier avec mon intestin grêle.

S’il n’y avait que ça, à la rigueur. Mais j’étais tombée sur du roman paresseux.

1- Des personnages secondaires « lampadaire » qui ne servent qu’à mettre en valeur l’héroïne. Exemple : les BFF sont les opposés complet de Riley. Excepté qu’elles partagent la même canon-attitude et la même popularité au lycée. En fait, leur seule et unique fonction dans le roman c’est de caser à tout prix Riley avec un beau garçon. Pourquoi ?

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Je suppose que c’est ce que toute BFF de roman YA digne de ce nom se doit de faire… ?

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2- Sans surprise, pas beaucoup de développement psychologique si ce n’est pour Riley dont toute l’histoire tourne uniquement autour d’elle. Quid du frère de Riley ? Il sert juste de prétexte pour faire le lien avec le prof d’anglais, un ancien pote de lycée. Quid des parents de Riley ? Ils servent à montrer que se ne sont pas des parents attentionnés envers leur fille. Quid des petits amis des copines ? Ils servent d’esclaves mignons et inintéressants, parfaits accessoires de fille qui ne sont là pour montrer que c’est comme ça que les « gentils » garçons doivent se comporter (#jaivomi). Quid d’Alex Belrose, le prof de français ? Le Love Interest. Il aime Marguerite Duras, faire la cuisine et allumer des bougies pour son amoureuse. THAT’S ALL.

Si on ajoute les prémices d’une histoire d’amour qui m’ont donné envie de m’empaler sur une fourchette (après m’être pendu avec mon intestin) et les réactions WTF de la plupart des personnages qui surréagissent sur tout… je vous laisse imaginer ma joie.

Mais !

La romance clichée-suitante vire à l’aigre.

Ah. Ça va peut-être devenir intéressant.

(spoiler : NON)

La parfaite et gentille Riley révèle un côté harpie tandis que Ryan Gosling fait dans la domination masculine abusive, usant de son autorité d’enseignant pour tenter de contrôler Riley.

Christian Grey Approve

C’est toujours pas foufou, tous les deux sont plus pète-bonbon que chelou, mais il y a du progrès. Leur histoire n’est clairement pas saine, mais comme le bouquin est d’accord avec moi sur ce coup-là et qu’il n’essaie pas de me vendre une « belle » histoire d’amour, ça va c’est gérable.

Le problème c’est que le rythme cale souvent. On voit apparaître de temps en temps le thriller qui m’avait été tant promis. J’ai dit de temps en temps car la tension ne fait tellement pas son job qu’il faut la disparition mystérieuse d’un personnage vers la fin pour que je me souvienne qu’on est dans un thriller et non pas dans une romance.

Difficilement et de façon assez pépère d’ailleurs, on arrive à un petit climax qui tombe comme un cheveu sur la soupe (mais qui du coup valide le côté « Thriller » du bouquin je crois) et puis une résolution finale « imprévisible ». Je comprends l’efficacité du twist final, mais encore aurait-il fallu que tout cela ait été un peu mieux amené. Nous mettre sur des fausses pistes peut-être ? Développer les autres personnages ? Parce que je veux pas faire ma raclette mais entre le début qui pose l’ambiance et la fin accrocheuse, qu’est-ce qu’on a au milieu ?

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Verdict ? 

Mwouais. MWOUAIS. C’est pas le fiasco total que je m’étais imaginée un moment, mais c’est tout de même pas brillant. C’est dommage parce que le concept de base était intéressant finalement.

A Good Girl est un thriller maladroit qui a du mal à entretenir la tension vitale à tout bon thriller. Le rendu est tiré par les cheveux et en même temps si vide de propos qu’on passe de la perplexité absolue à l’ennui profond. Et comme la résolution finale est rocambolesque, tout le bouzin est difficilement crédible *spoilerON* Comment Riley a fait pour amener Alex a tué sa femme et Rob ? Comment elle aurait pu prévoir ça ? Parce que soyons franc une seconde, la supposée folie d’Alex est tellement improbable ! *spoilerOFF*.

Très déçue par le résultat de ce bouquin, Mimine s’en est allée bouder sous la couette.

 

 

20 réflexions sur “A Good Girl – Amanda K. Morgan

  1. Waw, effectivement ça refroidit… J’étais pas spécialement attirée par le pitch, mais comme c’était édité Lumen, je ne m’imaginais pas un truc aussi fadasse… Ca arrive meme aux meilleurs, dirons-nous. Merci pour l’anticonseil. x)

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  2. Aouch ! Enfin, j’avoue que le résumé me faisait déjà pas trop rêver (ça m’a fait penser à Riverdale et clairement j’ai failli dégobiller devant tant de cliché que j’ai arrêté au milieu du deuxième épisode… BREF), du coup j’avais pas trop trop envie de tenter ce livre, et baah toujours pas après avoir lu ta chronique xD

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  3. LOL, je confirme que j’aime lire tes retours mitigés (et quand tu adores), c’est un sketch qui me fait systématiquement rire, et puis les gfis sont toujours aussi en phase.
    Pour le livre ce sera non merci

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      1. Une fois comme ça j’avais commencé Les gens heureux lisent et boivent du café, j’ai tellement détesté que je l’ai lu d’une traite pour m’en débarrasser. Mais je l’ai fait parce qu’il était court, sinon j’aurais arrêté le massacre ^^

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  4. Je viens de terminer ce livre et ENFIN quelqu’un qui a le même avis ! C’est plat, mou du genou et clairement pas rythmé. Et puis surtout, de où elle peut prévoir ça en effet. Y a un léger relâchement associatif pour moi chez l’auteure pour cette fin haha
    Bref, je regrette carrément d’avoir acheté ce livre pour le coup !

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    1. Dans mes bras nouvelle copine ! Moi ce que je trouve extra avec cette fin c’est que tu sens que l’auteure elle avait trop hâte d’enfin te montrer ce final de malade mentale totalement « inattendu », alors que ça vaut pas un pète de castor parce qu’elle a pas fait monter la sauce de TOUT le bouquin. Ah la vache, rien que là encore maintenant j’suis en pétard en pensant à ce livre. Effet kisskool.

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