Kong : Skull Island [review ciné]

Un grand singe, une troupe de soldats U.S, un sergent-chef psychopathe, un jean moulant, de la sueur, une bimbo musclée et des super brushing waterproof : Mimine s’est décidé à regarder le film de Jordan Vogt-Roberts. Chef d’oeuvre ou pur nanard ?

La review ciné de Mimine 

Avant qu’on rentre dans le vif de la couenne, tout ça c’est la faute de June &Cie. Et de sa review sur le film en juillet dernier. Outre le fait que c’est à mourir de rire, son billet m’a donné une inexplicable envie de voir le bouzin de mes propres yeux.

Ainsi fût le déluge. Scénario qui tient sur une fiche Bristol ; des incohérences telles qu’on soupçonne les mecs derrière d’avoir atteint un stade élevé de « je-m’en-foutisme » ; des personnages qui pour la plupart sont d’une inutilité absolue ; des motivations à base de « Toi tué mes hommes, Moi tué toi (alors que j’étais clairement en faute en dézinguant ta piaule comme ça gratuitement) » ; la subtilité remisée au placard à balais…

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Mais le pompom sur la pomponette a été quand June m’a lancé un défi : écrire un avis relevant les points positifs du film. 

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Je me suis donc lâchement exécutée. J’fais ça par amour, vous l’comprenez bien j’espère ?

4 raisons de voir « Kong : Skull Island »

1. Tom Hiddleston ou le théorème du Pantalon Moulant

Ce premier point n’a que l’unique but d’appâter le chaland.
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© Copyright Warner Bros. Entertainment Inc.

Qu’on soit bien claire, la simple présence de Tom Hiddleston dans un film me suffit pour le regarder. Même Kong : Skull Island.

Parce que dans le fond du fond, Tom « Je-plisse-les-yeux-pour-me-donner-de-la-contenance » ne sert strictement à rien. Véritable caution sexy du film, bien calculée par la prod pour décider les meufs à venir voir le film avec leurs copains (ou seules), le personnage de Tom Hiddleston a autant de consistance que mes cheveux deux jours après le shampooing. Mais. MAIS. Il y a un pantalon. Moulant. Un T-shirt. Moulant. Des pec’ parfaitement dessinés par la sueur sur le dit-T-shirt et un petit boule mis en valeur dans un fute taillé par la main de Dieu.

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Vous l’aurez compris, la star du film n’est pas le contenu mais le contenant. On en oublierait que Tom fait le minimum syndical pour encaisser son chèque. Bravo à Mary E. Vogt, costumière du film. Elle a tout compris.

2. John C. Reilly

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John C. Reilly in Kong: Skull Island. Photo: Vince Valitutti / ©Warner Bros. Entertainment Inc.

Avec Kong, le personnage de John C. Reilly, Hank Marlow, est le seul pour qui on a fait l’effort de donner de la consistance et ça marche. Voyez, les mecs quand vous bossez un peu ça l’fait de suite. Une backstory qui tient la route, des motivations claires, une personnalité attachante car un peu fou, ajouté à cela une bonne dose d’humour, Hank Marlow est même extrêmement émouvant. Seul personnage sensé (et pas débile comme 95% du casting), c’est franchement lui, le foufou, que je suivrais les yeux fermés dans la jungle.

[Spoiler] D’ailleurs, on notera qu’à la fin, alors que le film n’a strictement rien à péter de ce qui arrive à ses autres personnages humains, Hank a le droit, lui, à son petit happy end. Il clôture même le film. Chose marrante pour un personnage relégué en second plan et moins mis en avant dans la communication du film que Tom Hiddleston ou que La-Blonde-Châtain-Insignifiante-Dont-Je-Ne-Comprends-Pas-La-Présence-Dans-Le-Film.

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Hihi je ne sers à rien. LOL.

3. Kong Before King

KONG: SKULL ISLAND
© Copyright Entertainment Weekly 

Kong. Le singe. La bête poilue. Et persécutée. Comment dire que je ne suis pas fan DU TOUT à la base de la mythologie Kongienne ? On ne me fera pas croire que l’histoire du singe qui tombe amoureux d’une humaine d’un pouce et demi est tout à fait saine. J’ai vu naturellement le film de Peter Jackson, qui m’a laissée assez froide, et convaincue que t’as beau avoir un super réalisateur aux commandes, ça suffit pas pour me faire avaler le potage.

(Vous l’sentez arriver le « mais » vous aussi ?)

Cependant. (haha). Je dois avouer que le Kong de Skull Island m’a particulièrement émue. Déjà, l’histoire amoureuse zoophile avec la nana, on nous la fait très très light (j’ai apprécié). Ah mais ça y est ! C’est pour ça que Blonde-Châtain est dans le film. Okay autant pour moi, je réalise à l’instant son utilité.

Kong est (heureusement) LE personnage du film le plus intéressant. En même temps, vous m’direz, s’ils avaient rater ça aussi alors que le nom du film c’est « Kong », ils auraient fait preuve du grande connerie.

Je loue les passages, trop rares malheureusement, où l’on voit la détresse d’un être, seul représentant de son espèce. L’humanité qui transparaît dans les yeux de la bête (beaux effets spéciaux au passage) est formidablement bien rendue. Le plan qui m’a marquée ? Kong assis tout seul sur sa petite colline à regarder les aurores boréales. Pas une seule ligne de dialogue. Juste la beauté de l’instant qui te fait comprendre la profonde solitude du machin.

4. La réalisation

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© Copyright Warner Bros. Entertainment Inc.

Partant du principe que toute façon l’histoire ne valait pas un pet de lapin, je me suis concentrée sur la réal. Et j’ai été agréablement surprise de ce côté-là.

C’est beau. Voilà faut être honnête ; Mimine l’est avec vous à cet instant précis. C’est vachement beau.

  • Un incroyable travail sur le jeu des couleurs. Violet, jaune, vert, pourpre, bleu : ça pète la mirette. Mention spéciale à la scène où Tom Le Moulé décapite dans un brouillard jaune cracra des lézards au sang violet.
  • Des plans pas dégueu (oui qui font grave du pied à Apocalypse Now. S’en est même obscène, mais que voulez-vous, ça marche tellement bien). Kong dans les flammes, Kong attaqué par des hélicoptères, Kong méditatif sur sa petite colline… c’est beau dediou !
  • Des combats superbes entre grosses bêbetes filmées en contre plongée. J’ai pris un pied fou là-dessus. C’est mon petit côté beauf-bourrin. Si bien que je suis en train d’attendre avec impatience Kong vs Godzilla. Je prends les paris sur le singe, de suite.

Verdict ? 

Tout n’est pas à jeter aux flammes (surtout pas le Pantalon Moulant).

Même vous savez quoi ? J’ai de l’affection pour ce film. Si si, je me suis convaincue moi-même, n’est-ce pas une preuve de mon incommensurable talent ? D’accord, Kong : Skull Island est un monstre de Frankenstein né dans un laboratoire sur l’autel de la conformité mais on a essayé de lui insuffler du coeur et de la bonne volonté malgré tout et je respecte ça.

21 réflexions sur “Kong : Skull Island [review ciné]

  1. Évidemment lancer un tel défi était d’une irresponsabilité cinématographique totale car je savais que cela n’allait qu’attiser la flamme des inconscient(e) s qui voulaient voir le film après mon billet. Des masochistes vous dis-je. Les mêmes que l’on retrouve dans les rangées du fond, les yeux et les oreilles saignant après une séance de Fifty Shade. Mais que voulez vous ? Je jubilais d’avance de ce billet. Je l’ai précieusement gardé, tel ma friandise, pour la fin de journée. Et oh bonheur ! Mimine était à son apogée.

    PS : « Des plans pas dégueu (oui qui font grave du pied à Apocalypse Now. S’en est même obscène […] » Carrément pornographique oui. C’est bien le seul point qui a chatouillé mes sens cinéphiles

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  2. Je crois que tu ne réalise pas la portée de tes mots : « Tout n’est pas à jeter aux flammes (surtout pas le Pantalon Moulant) » mais du coup si on enlève le pantalon et qu’on le met au feu, ben justement le spectacle ne sera que plus clair =P Et puis au moins en slip dans la forêt ça aurait pu être drôle quoi! Je crois que j’aurais été tentée d’aller voir ça =p. Bon par contre vous avez beau tenter avec le dragon, si vous m’avez bien fait marrer j’ai toujours pas prévu d’aller voir la chose XD Ah et aussi un scénario qui tient sur une fiche bristol c’est dja pas mal, hein, y a pas mal de films qui tiennent sur un post-it, voire un demi post-it (la légende raconte que certains ont poussé le vice jusqu’à faire graver leur scénarios sur un grain de riz, mais que ledit grain de riz s’est avéré trop grand…)

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  3. Nan mais alors là si je peux m’adresser à tous les lecteurs de ce billet, laissez-moi vous dire que c’est de l’esbrouffe totale ! T’AURAIS PRESQU REUSSI A ME FAIRE CROIRE QUE C’EST UN FILM QUI SE REGARDE. Mais je l’ai vu moi, je sais que c’est une daube intersidérale ! So, bravo, le challenge est amplement relevé.

    Moi, sinon, ce que j’ai préféré, c’est quand ils font tout péter avec leurs hélicos au début, c’est rigolol.

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  4. Ah mais nooon pourquoi!! Skull Island je l’avais carrément mis dans mon article Grand cru 2017! J’ai beaucoup ri en tout cas à la lecture, Tom Hiddleston hante mes rêves au même titre que Tom Hardy et Alan Rickman (God save the Queen). Et il faut que je défende d’arrache pied La-Blonde-Châtain-Insignifiante-Dont-Je-Ne-Comprends-Pas-La-Présence-Dans-Le-Film. C’est BRIE LARSON, une actrice absolument ouf et tu seras de mon avis en voyant Room. Elle jouera aussi Captain Marvel d’ailleurs qui sort dans deux ans… Mais ça c’est une autre histoire. Maintenant je m’en vais triste et frustré moi qui ai aimé ce film, dont le scénario tient sur un ticket de métro mais ce n’est pas ce qu’on lui demande au coquin, je voulais de l’action et c’était carrément servi sur un plateau d’argent avec des fucking belles images (dont la scène que tu mentionnes avec la fumée, grave la classe). Je vais maintenant continuer de pleurer en allant voir l’article de June sur Kong, bisous!

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    1. Ah. Ma pauvre. Tu es tombée sur un nid de « personnes ayant pas du tout aimé Kong » (enfin moi du coup avec le recul, ça va je gère, j’y ai trouvé mon p’tit compte).
      Oui oui j’connais Brie Larson (après j’t’avoue que je la confonds avec Alicia Vikander, en ce moment on a une vague de joli minois qui se ressemblent tous). Je ne dénigre pas le talent de Brie j’l’aime bien. Comme Samuel L. Jackson ; John Goodman ; Tom Hiddleston … etc. Mais par un effet d’entourloupe magique ils sont TOUS rabaissés à :
      1) de la caricature
      2) à un prétexte fallacieux marketing basé sur l’adoration féminin d’un certain petit boule
      3) à… pas grand chose. (John Goodman, les mecs VOUS AVEZ JOHN FUCKING GOODMAN et vous en faites quoi ? RIEN).
      Courage pour ta lecture de l’avis de June. Ça brûle. Au kérosène.

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      1. Je viens à l’instant de laisser un commentaire sur l’article de June que je viens de lire, je vous kiffe les filles vous êtes vraiment drôle. La journée a bien commencé pour moi avec des rires qui a surement dû effrayer mon voisin qui l’est pourtant souvent à cause de mes vocalises et de mes longues discussions avec mon chat….

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  5. Mais comme je plussoie l’intro de ce billet fois cent mille… C’est même plus une daube à ce stade, c’est carrément un NAVET. Pourtant, faible de moi, la bande annonce présageait du gros lourd et les affiches plagiées sur Apocalypse Now ambiance « crado Guerre du Viêtnam allons napalmer du paysan » m’ont conduite tout droit au cinéma avec mon copain. L’inutilité des deux personnages vendus comme principaux (Brie Larson et Tom Hiddleston) était presque obscène. Et je parle pas du reste… On était à la fois déçus et hilares devant ce qui se déroulait sous nos yeux (coucou la scène avec les araignées et les papattes qui terminent dans le gosier de Figurant n°1, coucou les lézards designés à 50% parce qu’on avait la flemme de leur faire des pattes arrières, coucou la bataille du poulpe géant qui termine en quatre heures, coucou Samuel Lee Jackson en caricature de toi même).

    P.S. : Par contre, même si j’ai détesté le Godzilla de Gareth Evans, je mise sur Godzilla, moi. C’est un descendant des dinosaures le truc, UN DINOSAURE (argument bancal cela dit, parce qu’on se rappelle tous à quel point Jurassic World était mauvais, hein)(mais #FanClubTRexRightHere).

    P.S. 2 : Niveau solitude, maintenant que tu le dis, Godzilla comme Kong sont à égalité cela dit. Ça me fait presque de la peine.

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    1. J’aime ce long commentaire ! M’a bien fait rire. Je commence à penser que j’ai une affection pour les losers quand tu dis que Jurassic World était mauvais. J’avais beaucoup aimé tout en étant consciente qu’on nous prenait pour des gros jambons en reprenant des trucs du 1er film mais en plus gros (bigger than better). Voilà c’était ma petite confession du soir, bonsoir. x)

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  6. Haha ta chronique m’a bien fait rire, j’ai presque envie de voir ce film maintenant ! x) (Envie qui n’a bien sûr rien à voir avec la présence de Tom Hiddleston et de son pantalon moulant. Ni de son corps incroyablement bien foutu. Non vraiment, je ne vois pas de quoi tu parles.)

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