La nuit, la mer n’est qu’un bruit – Andrew Miller

Nouveauté des éditions Piranha, que je remercie chaleureusement pour leur confiance, La nuit, la mer n’est qu’un bruit est sorti avant-hier (24 août) dans nos librairies. Ça a été l’occasion de découvrir Andrew Miller (à ne pas confondre avec Arthur Miller) et une plume, mais dont le fond ne m’a pas plus enthousiasmée que ça malheureusement. On en débriefe de suite !

De quoi ça cause ? 

Tout oppose Maud et Tim. Fille unique de parents modestes, c’est une scientifique brillante et une femme pondérée. Issu d’une famille nombreuse aisée, il est musicien et un peu bohème. Elle est secrète, réticente à la vie, lui exprime ouvertement ses sentiments. Ils forment pourtant un couple dont la solidité repose sur leur fille Zoé et leur passion pour la navigation. Lorsqu’une terrible tragédie les frappe, chacun réagit à sa manière.

Mimine, elle en a pensé quoi ? 

Déjà, faut que je vous avoue que si j’ai demandé ce roman, c’est parce que j’avais complètement craqué sur la couverture qui est absolument

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C’était la minute superficielle.

Maintenant que c’est fait, passons en mode chaton intello si vous le voulez bien.

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Les premières pages te mettent BOUM dans le récit sans que tu saches dans quoi tu t’embarques. J’aime bien cette façon de faire : en immersion, comme avec une caméra à l’épaule, tu suis les personnages de façon subreptice en tapinois. On observe, on écoute, on sait pas qui sont les personnages, ni ce qu’ils font. Il y a dans la narration un petit côté voyeur dans l’intimité des sentiments que j’aime bien. Le but est que le lecteur se laisse couler dans le récit, ne prenant que ce qu’on lui donne, sans chercher à en avoir ni en savoir plus.

L’histoire de Maud et Tim commence là où le récit démarre : par un accident de bateau. Maud tombe sur la tête et doit être amenée aux urgences. Tim présent sur les lieux l’accompagne et ne la quittera plus et ça sans que Maud semble donner un quelconque consentement ou une parole qui exprimerait de l’amour. Ça se fait, c’est tout. On comprend que Maud est une jeune femme mutique, pudique et qui ne laisse rien paraître. Même dans leurs ébats, elle reste silencieuse. Contrairement à Tim  qui lui est complètement fou d’elle et ce dès l’instant, on le comprend, où ils se sont croisés. Et puis… v’là le drame. Une tragédie, le truc qui t’arrive sur le coin de la goule sans prévenir.

Bizarrement, c’est à ce moment là du roman que j’ai commencé à décrocher. Dès qu’on a commencé à parler navigation, dès qu’on s’est écarté de la description du quotidien et du couple, j’ai plus été dans le mood. Parce que déjà que j’y connais rien en bateau (à part le foc, seule voile dont je connaisse l’utilité et la manipulation, et encore), je suis pas très branchée mer/bateau/corde. Alors si on me met des termes un peu spécifiques, j’suis larguée. Du coup, j’crois que je suis un peu passée à côté de tout l’aspect « reconstruction de soi grâce à la mer » qui devait être, peut-être, l’occasion pour l’auteur de nous laisser voir la psychologie de son héroïne, la si mystérieuse et insaisissable Maud qui aime tant la navigation.

Au final, j’aurais nettement préféré que l’on reste sur une histoire de couple dont Miller avait commencé à nous décrire quelque chose de franchement très intéressant. Comment gérer un drame au sein d’un couple mal assorti, mal équilibré ? Voilà qui aurait pu être passionnant au regard des deux personnalités fortement opposées de Tim et Maud.

Mimine, elle conseille ? 

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Là vous me voyez bien en peine de vous répondre. J’en sais foutrement rien. Si j’ai réussi à attiser votre curiosité, si vous êtes des fada de la navigation maritime, et ce malgré mes remarques sur le récit, allez-y, rien que pour découvrir un belle plume. Voyez, je regrette pas d’avoir lu ce roman qui m’a donné l’occasion de découvrir un auteur. J’pense même que je vais tenter de trouver d’autres romans de Miller et voir ce que ça donne avec une autre histoire.

• • • • • •

C’était le dernier ça y est, le dernier partenariat Netgalley du mois d’août (pour septembre c’est encore une autre histoire…).

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J’vais pouvoir vous parler prochainement de plein d’autres lectures qui m’ont grave emballée. Même qu’il y aura un avis ciné dans le lot (June, prépare-toi). Et puis, on va tenter de retrouver un rythme un peu plus normal aussi tant qu’à faire.

Sur ce,

Bon week-end !

8 réflexions sur “La nuit, la mer n’est qu’un bruit – Andrew Miller

  1. J’approuve, la couverture est vraiment belle. Mais j’aime encore plus le titre !
    Mais comme toi, je connais nada dans le domaine maritime, donc je risque d’être larguée, échouée lamentablement, à demi-noyée. Mais en même temps c’est intriguant, alors je le mets dans ma wishlist, peut-être qu’il y sombrera, ou peut-être que je le sortirais, en tout cas je zieuterais à la biblio s’il s’y trouve !

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  2. C’est exactement pour ça que je ne voulais pas lire ce roman, j’avais peur d’être déçue et que ça se focalise trop sur la navigation. J’adore la mer pour la contempler mais pas du tout pour y naviguer… sauf si on me parle de pirate. Mais comme toi, je pense que j’aurai décroché tout en le lisant sans apprécier pour autant.

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  3. C’est vrai que les « petits éditeurs » (pouah qu’est ce que je déteste utiliser ce terme, j’ai envie de me gifler) ont tendance à travailler à fond sur la couverture pour être vendeur, à défaut des mastodontes tels que Hachette ou Flammarion qui n’ont pas besoin de se décarcasser les neurones pour vendre. En tout cas c’est vrai que cette couverture a de la gueule! Question: tu contactes les éditeurs pour qu’il t’envoie un bouquin et que tu puisses en faire la critique ou ce sont eux qui contactent mimine?

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    1. Ici, c’est grâce à la plateforme Netgalley qui sur leur site propose des partenariats de livres numériques que proposent des maisons d’édition. Tu fais une demande pour le titre qui t’intéresse et la ME t’accepte ou pas (selon certains critères). C’est plutôt pratique, pas d’exemplaire perdu par la poste, tu l’as immédiatement. Par contre, tu ne peux pas garder les ebooks qui deviennent illisibles par ta liseuse au bout d’un mois.

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