Lazare en guerre : l’Artefact – Jamie Sawyer

Après avoir subie la chaleur étouffante de la ville pendant ces dernières semaines, Mimine s’est décidée à se mettre au vert, au bleu en l’occurence, en partant sur les îles du Frioul, au large de Marseille, et de se la couler douce 2-3 jours. Donc du haut de mon gros cailloux, entourée par la mer et les cris des mouettes, je fais comme Victor Hugo en exil, j’écris. Et je glande. Et je fais du ménage dans mes brouillons. Et je me rends compte qu’il reste deux-trois billets que je n’ai pas encore postés. Et là je me dit à quoi sert ce Bullet Journal si je ne vais pas regarder quotidiennement le planning que je m’étais fait en début de mois.

Ça c’est Mimine, ça c’est Palace.

Sans plus attendre, je vous fais part là aujourd’hui d’une lecture qui m’a bien bien plu (et ça date juste du mois de mai, donc ça va, j’suis pas trop à la bourre).

Bref. Let’s Go !

Le capitaine Harris Conrad est à la tête d’une équipe de soldats d’élite et par dessus le marché des meilleurs SimOps : nouvelle technologie permettant d’avoir un alias physique qui va au combat à ta place (type Avatars de James Cameron, sans la pigmentation bleue et la poussée de croissance). Pour résumé, les soldats peuvent se faire tuer sans vergogne, ils renaissent dans leur capsule en boucle jusqu’à plus soif. D’où le mythe de Lazare, d’où le titre du bouquin… CQFD. Avec Martinez, Jenkins et Kaminski, le Cap’tain parcourt la galaxie afin de régler les conflits entre nations mais surtout de guerroyer contre les Krells, des extraterrestres particulièrement repoussants et belliqueux dont la force de frappe est bien supérieure à celle des humains.

La lassitude et l’horreur des combats commencent à se faire sentir dans les rangs de Conrad Harris. Sans attaches ni famille (condition sine qua none pour intégrer le programme SimOps), on sent les personnages fatigués de mourir jour après jour pour renaître avec toutes les souffrances que cela implique. Mais avant de pouvoir rendre les armes et de se tailler une bavette au pub galactique du coin, une nouvelle mission vient de leur être confiée : un imminent scientifique travaillant sur des recherches très secrètes sur un Artefact d’origine inconnue, ne donne plus de signe de vie depuis des mois. Le seul petit détail, l’infime petit grain de sable dans la chaussure en kevlar c’est que le vieux fou et tout son groupe de chercheurs se trouvent basés sur une planète Krell en plein coeur du Maelström, zone que les humains ne doivent pas traverser sous peine de bafouer les accords diplomatiques durement acquis avec les Krells et de provoquer une guerre dévastatrice.

En gros, C’EST LA MERDE.

Donc Lazare en Guerre. Clairement c’est de la bonne SF comme un bon film. Y a de la baston, un premier chapitre rappelant une scène d’Aliens (déjà les références quoi !), du mystère et une réflexion plutôt poussée sur les faits militaires, la colonisation et ses conséquences. De la bonne came comme Mimine aime. J’étais en plus dans ma période revisionnage des Alien (avant de pleurer des larmes de sang devant la nouveauté de Ridley Scott). Le mood était au beau fixe pour cette chouette lecture.

Les personnages sont plutôt sympa même si j’ai remarqué quelques stéréotypes par-ci par-là. Le Cap’tain Harris, par exemple, que l’on suit, n’a pas réussi à avoir entièrement mon entière sympathie. Un peu monolithique, le monsieur est naturellement un être torturé, orphelin, vie difficile, tête brûlée, pas beaucoup d’humour, fêlé par la perte de l’être aimée, etcetera etcetera etceteraaaaaaa. Et c’est à peu près tout. C’est d’autant plus dommage que les autres personnages, notamment l’équipe de notre Cap’tain, sont un peu laissés de côté par la narration et du coup bah on connaît pas beaucoup de choses sur leur vie. Même leurs interactions ne révèlent pas toujours l’amitié et la profonde connexion qui existent entre eux.

En ce qui concerne l’intrigue, je loue le rythme de dinguo-déglingo des batailles intersidérales avec ce bon gros côté film d’action que j’aime beaucoup. Nan sincèrement, un peu plus et j’allais chercher mon pistolaser dans la boîte à out’s du cellier et m’engager avec eux contre les Krells. Bien évidemment, la mission pue le pâté, je le sais, tu le sais, mon voisin le sait, cette histoire PUE la vieille chaussette. Et ça pour le coup, c’était ‘achement sympa. J’en dis pas plus parce qu’il faut savoir garder la surprise. C’est comme une bonne bouillabaisse, on sait pas trop ce qu’il y a dedans mais on fait confiance au chef.

Pour conclure rapidement (parce que je sens que la connexion internet de l’île va encore faire des siennes) (d’où l’absence de gifs aujourd’hui parce que là j’ai pas la patience d’attendre 5 min qu’une page se charge), cette lecture a été bien sympa, malgré quelques défauts avec les personnages et quelques passages un peu lents à se mettre en place. La fin, par contre, laisse présager pour la suite des aventures quelque chose d’assez nouveau pour nos héros et j’ai bien bien envie de savoir comment tout ceci va se goupiller.

Mimine vous salue chaleureusement (sans crâner) (du tout) et s’en retourne à son transat.

tenor

7 réflexions sur “Lazare en guerre : l’Artefact – Jamie Sawyer

  1. Je ne lis pas tellement de SF va savoir pourquoi parce que dans l’idée j’aime bien, donc c’est étrange. Bref. Ta chronique a réussi à la fois à me donner envie de lire ce petit livre et envie de manger une bouillabaisse. Bienbienbien.
    Et bonnes vacances ! =)

    Aimé par 1 personne

  2. je suis entièrement d’accord avec toi. Ce premier tome est prometteur, avec quelques imperfections. L’univers d’Alien n’est pas loin et j’ai bien aimé car du coup cela donne encore plus de frissons.
    Pour Harris je partage le même sentiment que toi, avec une difficulté à s’attacher à ce monsieur…. trop stéréotypé, trop dans les clichés. Ensuite, cela fonctionne plutôt très bien et j’ai bien aimé me ‘trouver » au coeur de l’acyton à dézinguer à tout va.

    Aimé par 1 personne

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