Caraval – Stephanie Garber

En ce moment, Mimine est un peu charette ou dans les choux ou dans une charette de choux (c’est selon). Alors c’est vrai, niveau publication c’est pas aussi optimal que je le voudrais. Genre j’ai 15 brouillons en attente quoi. Heureusement pour vous, les Petits Pédestres Croustillants sont là pour me rappeler à l’ordre lorsqu’il s’agit de faire une lecture commune. Car voyez-vous chers camarades, les P.P.C ont décidé de sortir de leurs sentiers battus gemmeliens et de faire une petite halte avec un bouquin dont on nous a murmuré être une petite bombe.

Il était une fois… Deux soeurs qui vivaient sur une île loin de tout. Leur père, gouverneur et veuf, est un tyran cruel et assoiffé de pouvoir qui martyrise ses filles à longueur de journée. L’aînée, la sage et douce Scarlett, est promise à un comte qu’elle n’a jamais vu. Loin de s’en offusquer, la jeune fille voit dans ce mariage le moyen d’enfin quitter le joug despotique de son paternel. Mais avant de quitter sa famille, Scarlett a un rêve depuis toujours : emmener sa cadette, Tella, assister au merveilleux et enchanteur spectacle de Caraval, créer par un magicien de renom, Légende, qui permet à celui qui gagnera le jeu organisé par la troupe de se voir exaucer un souhait. Un jour, Scarlett reçoit à quelques jours de son mariage l’invitation privée tant espérée pour elle et sa soeur de la part de Légende en personne. Aidées par un jeune marin taciturne, Julian, les deux soeurs partent à la découverte des secrets enfouis de Légende et de… Caraval.

Dès les premières pages, faut avouer qu’on s’sent bien comme de petits petons dans des charentaises bien chaudes et bien douillettes. Avec ces allures de conte de féeCaraval possède une aura de magie et d’enchantement qui te fait espérer une plongée spectaculaire dans un univers unique. Et c’est le cas. Que se soit par la prose de Dame Garber comme la jolie petite trouvaille pour décrire les émotions de son héroïne par des couleurs, que se soit les phrases qui se déroulent sous la langue avec une certaine poésie ou bien le spectacle carnavalesque et méchamment mystérieux de Légende, on nous offre là un roman inventif où l’imagination et les illusions sont maître.

Le clou du spectacle, si j’ose dire, reste sans nul doute, l’attraction imaginée par ce fameux Légende que personne n’a jamais vu. Festival de couleurs, de sensations et d’énigmes, Caraval est un jeu se déroulant sur plusieurs jours où les participants doivent trouver des indices afin de gagner le pompom de la pomponette. Pour se faire, tous les coups sont permis. Or, notre héroïne Scarlett, jeune péronnelle qui vient de quitter pour la première fois sa cambrousse, a bien du mal à se faire aux règles rocambolesques de Caraval. D’autant plus que ce qui ne devait être que des vacances au soleil avant son mariage, devient une véritable course contre la montre lorsque Scarlett comprend que sa soeur Tella a disparu. Bien heureusement, la jeune fille est aidée dans sa quête par Julian, ce marin qui les a aidé à s’échapper de leur île. Garçon qui se trouve doté d’atouts physiques particulièrement alléchants.

C’est là qu’on arrive au caillou dans la godasse.

Car voyez-vous, y a encore une semaine, alors que j’étais en plein milieu de mon Caraval, j’étais à deux doigts de crier au coup de coeur. Mais voilà, en continuant ma lecture, des petites choses ont commencé à gripper l’horlogerie : notre Scarlett a les hormones en ébullition dès que Julian passe à côté d’elle et dès qu’il a le malheur de poser les mains sur ses dos/hanche/bras. Ce qu’il fait un nombre incalculable de fois. Alors, c’est vrai, j’avoue, je suis pas d’une grande patience avec les héroïnes qui vivent leurs premiers émois, mais fallait-il vraiment que toutes les deux pages on nous fasse remarquer que Julian était magnifiquement ténébreux et mystérieux ? Parce que pendant que Tella se trouve on ne sait où, Scarlett, proche de l’apoplexie, mate sans vergogne les pecs de Monsieur le Ténébreux, avec cette pudeur de gazelle due à son âge et son inexpérience. C’est particulièrement gênant lorsqu’en plus Scarlett culpabilise du fait qu’elle pense davantage à Julian (enfin à son corps sublime) qu’à Tella qui peut très bien être en train de manger les pissenlits par la racine.

Un petit sentiment de « mwé-euh » donc qui malheureusement s’est poursuivi jusqu’au dernier acte du roman. Face à la prévisibilité de certains événements marquants et à des retournements de situation trop vite désamorcés, je n’ai pas eu le coup de coeur que je croyais avoir au début de ma lecture. C’est bien dommage car Caraval reste un roman jeunesse particulièrement doué pour nous procurer de superbes images et des illusions plein la mouille.

Brocoli de Merlin 

June &Cie

Isa la Rousse

 

26 réflexions sur “Caraval – Stephanie Garber

  1. Rhoooo ben mince alors ! Ma pauvre Mimine, j’en suis navrée pour toi. J’avoue que j’ai pas trop capté le truc de « Julian, il est trop canon » mais, comme je disais je ne sais plus où, j’ai lu Twilight donc je dois être vaccinée… Mais je comprends néanmoins ce que tu veux dire :D

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    1. Ouais j’ai été pas mal embêtée car franchement il est bien hein ! J’crois que j’ai été un peu déçue par le traitement de la relation amoureuse alors que l’histoire générale c’était de l’or en barre. L’univers aurait été moins étoffé, moins attractif, j’aurais été moins désappointée.

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  2. Ping: Caraval.
  3. Bon, alors. Je vois ce livre partouuuuuuut. Et j’en entendu que du bien. Alors au début de ta chronique j’étais en train de me dire  » ok c’est bon je réfléchis plus : je le prends !  »
    Puis, arrive le caillou.
    Que dis-je, le rocher chez moi. Je sens que si je le lis, je vais tartiner l’héroïne, je vais la secouer fort fort en lui disant que ses hormones faut qu’ils se calment parce que bon, je vais en avoir ras le bonbon.
    Donc, bilan : je pense que je suis tout de même bien intéressée, mais que je vais prier ma bibliothèque de s’en emparer comme ça au moins, j’aurais pas de regrets !

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  4. Ah, j’ai eu un peu le même sentiment que toi à la lecture de ta critique. Cela semblait vraiment génial… jusqu’à la partie des frôlement répétitifs, des pâmoisons répétitives, des soupirs répétitifs et des coups d’oeil répétitifs au pecs du forcément beau et ténébreux jeune homme…
    Je décline.

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  5. C’est pour ça que je ne lis plus du tout de roman YA, parce que les histoires d’amour avec les hormones en ébullition ont le chic de m’agacer à toutes les pages du roman… et ne parlons même pas du triangle amoureux… Mais ce que tu en dis me donne envie de le lire quand même.

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    1. Alors bizarrement les dernières lectures YA que je me suis faites courant Mars, où forcément il y avait une romance plus ou moins appuyée, ont été de très agréables lectures (La Faucheuse et The Curse), sachant que ces fameuses romances étaient plutôt bien amenée. Il reste quand même des belles chose en YA. Ici, avec Caraval, le roman pêche un peu trop de naïveté (en même temps on est en jeunesse) mais je dois avouer que c’est plutôt bien contrebalancé avec l’univers déployé, enchanteur et merveilleux. (Et je te rassure, avec Caraval, y a pas de triangle amoureux. Ouf ! ^^)

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      1. Oula oui ! Je n’ai jamais dit ça ! C’était une petite blagounette bien gentille, ce n’est absolument pas comparable, absolument pas ! Pour preuve, Twilight, j’aime pas, Caraval, j’ai adoré, voilà, je ne peux pas dire mieux :p

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  6. Bizarrement j’ai un peu fait l’impasse sur ce truc énervant alors que c’est devenu assez rédhibitoire chez moi.. Je pense que j’ai eu un tel coup de coeur pour l’univers que ça m’est total passé au-dessus. Bon en tous cas je suis contente que ça t’ait quand même plu en dehors de ce caillou dans la godasse. x)

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