La Fille d’avant – J.P. Delaney

Ho ho ho, quelle a été jolie la surprise d’un certain dimanche matin ! Alors que je checkais l’ampleur de mon retard dans le nettoyage de ma mailbox, j’ai presque failli passer à côté d’un mail de NetGalley prévenant que les éditions Mazarine avait laissé en libre service pendant 48 heures leur nouveauté à paraître le 8 Mars. Un thriller semblait-il qui allait roxer sa mémé. Curieuse, Mimine se l’ai téléchargé fissa et, commençant les premières pages avec son deuxième café, n’a pas pu s’en détacher une seconde. 12 heures plus tard, Mimine avait l’impression d’être passée sous les pales du Titanic.

Avant de commencer, les remerciements s’imposent. Merci beaucoup à NetGalley mais surtout aux éditions Mazarine pour cette opération « libre service » astucieuse qui m’a permis de découvrir un sacré bon thriller, me permettant par la même occasion d’oublier mes récents déboires en la matière.

Infos utiles :

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La Fille d’avant – J.P. Delaney

A paraître le 8 Mars 2017

Prix Provisoire : 21,90 euros

432 pages.

Editions Mazarine.

Attention thriller de guedin à l’horizon !

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Si on vous proposait de vivre dans une extraordinaire maison d’architecte high tech, à Londres, pour un loyer dérisoire, vous accepteriez ? Oui, mais si on vous disait que pour avoir la chance d’y vivre, vous devrez vous plier aux innombrables règles très strictes édictées par l’architecte en personne ? Jusqu’où seriez-vous prêt à aller ?

Dressez la liste de tous les objets qui vous semblent indispensable

Jane et Emma ne se connaissent pas, ne se sont jamais vues et n’ont même pas grand chose en commun. Si ce n’est qu’après avoir vécu un drame, elles ont toutes deux acceptées de vivre dans la maison conçue par le célèbre et énigmatique architecte Edward Monkford, après avoir été sélectionnées parmi plusieurs candidats. Sauf que l’une y est morte trois ans plus tôt, alors que l’autre vient tout juste de poser ses valises.

Le nouveau thriller à sensation, dont nous attendons tous chaque année la venue, est là. BOUM. Je vous le dis, on tombe dans du thriller psychologique de malade. Alors accrochez-vous à votre slibard mes lapins, ça risque de swinguer sévère.

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Sans surprise, tous les éléments du bon thriller sont réunis : une tension qui s’installe insidieusement, des personnages un peu voire très bizarres, un mystère qui s’épaissit à mesure que l’intrigue avance et nous, petits oisillons pris dans les mailles du filet, qui avec nos nombreuses questions (Keskekoikomentoudekellmanière ?) cherchons avidement des réponses. Si l’alternance des récits est devenue assez courante dans les grands thrillers de ces dernières années, la technique reste malgré tout ici très efficace et bien utilisée. Maitrisée et incisive, l’écriture de Mr Delaney met en place un véritable jeu de miroir, brillamment orchestré, avec les récits de Jane et Emma qui, se faisant écho tout du long, vont mettre en évidence les mêmes « étrangetés », un même modus operandi terrible dont vont être victime les deux jeunes femmes.

Mais, l’originalité de la bête réside surtout dans la Maison, personnage central à part entière, cet espace épuré et bétonné, dans lequel chaque détail compte et qui incarne la philosophie de son architecte : y vivre c’est abandonner ses possessions futiles et inutiles pour expérimenter la perfection et la pureté. À la fois chaleureuse et dure, inhospitalière et accueillante, où l’on se sent en sécurité comme en terrible danger, la Maison semble vivre et respirer comme un être de chair et de sang, cachant de biens vilains petits secrets. Véritable pendant de son créateur Edward Monkford, la Maison, témoin omniprésent des relations humaines qui s’y développent et qui y sont disséquées comme sous le scalpel d’un chirurgien, va jusqu’à transformer ses différents locataires de manière… troublante.

N’allez pas chercher l’intérêt du bouquin dans le traditionnel qui-a-fait-quoi-et-pourquoi, vous risqueriez d’être déçus. Parce que là, mes lapins, c’est l’ambiance oppressante, suffocante et glauque qui fait tout le sel de l’intrigue, avec la notion récurrente de contrôle absolu et la mécanique des rapports humains. Tenu en haleine jusqu’au bout, vous serez. Prudent et attentif, vous devrez être.

Le suspense est tel que vous me voyez bâillonnée de peur de trop vous en dévoiler, ça vous gâcherait quelques effets de surprise. Limite je serais presque à ça de vous conseiller de ne rien lire autour du bouquin et de vous y plonger directement, vierge de toutes impressions. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il est fort le Delaney quand même. Car question thriller psychologique, on peut dire que j’ai pas mal roulé ma bosse ces quelques dernières années.

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Mais c’est vraiment la première fois, je crois, qu’un thriller m’aura appris ou du moins m’aura donné envie de changer ma façon de voir les choses et ma façon de vivre. Coup de coeur ? Mmh… ouais allez ! Qu’on me passe le tampon que je le tamponne de son label rouge.

21 réflexions sur “La Fille d’avant – J.P. Delaney

  1. Ce bouquin est excellent! J’avoue, la maison m’a fichu la trouille, j’avais l’impression qu’elle était limite vivante… Je suis contente qu’il t’ait plu, après la déception qu’a été « Je sais pas »…

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  2. Oh mais me faire autant envie pour un livre qui n’est pas encore sorti, c’est d’une cruauté ! (Sache que ton enthousiasme est extrêmement communicatif, et pourtant je me souviens que mon porte-monnaie t’avait demandé de chroniquer des livres bien nuls ces prochaines semaines. Tu es vraiment contrariante ;) )

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