Druss la Légende – David Gemmell #4

Et nous revoilà, la bande des renégats au complet, les Petits Pédestres Croustillants, ces énergumènes qui n’ont pour unique but que de se faire l’intégralité du Cycle Drenaï de David Gemmell. Que voulez-vous y a des gens comme ça qui ont des rêves dans la vie.

June &Cie, Le Brocoli de Merlin, Isa la Rousse et moi-même, nous vous avions laissé avec le dernier tome de la trilogie Waylander pour souffler un peu et faire un arrêt taverne/chapon/binouze. Puis nous avons repris la route sur nos poneys irlandais, à la rencontre de LA légende, LE mec du Cycle Drenaï, DRUSS.

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Comme nous avons pris le parti de lire le cycle non pas par ordre de parution mais par ordre chronologique, nous nous retrouvons avec un Druss tout jeunot, frais comme un pissenlit et aussi impétueux qu’un taureau espagnol. Seulement âgé de 17 ans, Druss vit coupé du monde, avec son père et sa jeune épouse Rowena, et officie en tant que bûcheron. Mais voilà que des pilleurs mal intentionnés attaquent le village et massacrent ses habitants, n’emportant qu’avec eux les jeunes femmes, dont Rowena, promises à l’esclavage. Avec sa hache Sgana, hérité d’un aïeul sanguinaire et barbare, Druss va alors tout faire pour retrouver son épouse bien aimée, quitte à laisser ses plus bas instincts meurtriers prendre le contrôle sur lui. La légende du Marche-Mort ne fait que commencer.

S’il a était dur pour Mimine de quitter Waylander, il a été encore plus dur de se remettre dans le bain SANS le maître de la roulade et du lancé de fléchettes. Quand on s’attache à des gars comme ça, difficile de s’en défaire. D’autant plus que là, on a affaire à petit jeune, un Druss encore un peu vert et bien loin du héros emblématique du Cycle Drenaï. Car pour l’instant ce n’est juste qu’un pécore de la campagne, un peu boeuf et soupe au lait, qui ne demandait rien à personne jusqu’à ce que des gens malchanceux viennent lui souffler dans les bronches. Un pécore qui va vite devenir un chef dans la taillade de chair fraîche.

Difficile également d’apprécier ce jeune taureau violent, impulsif et arrogant tellement Druss peut être parfois un peu buté à la limite de la débilité congénitale. June m’a dit de laisser la chance au produit, quand on est jeune, on fait des trucs un peu bêtes. Oui rappelle toi Mimine quand tu avais 15-17 ans, hein, n’étais-tu pas toi-même une tête à claques ? C’est pas faux. Disons que la hache Snaga n’aide peut-être pas à la paix intérieur de notre Druss. Hache qui appartenait à Papy Psychopathe et dont il semble que l’esprit barbare soit resté posséder l’objet. Magnifique soit-dit en passant.

Vous sentez que Mimine est un poil déçue par Druss ? Y a du vrai, je vous le cache pas. Je dois dire que l’effet que le gaillard m’avait fait dans Légende (tome n°7) (lu y a très longtemps) puis plus récemment dans Loup Blanc (tome n°6), m’avait donné l’image d’un héros guerrier plus intéressant et plus profond. Mais, j’avais affaire à un vieux loup de mer fatigué et éreinté par des années de guerre, alors il est vrai que la fougue du jeune Druss a eu de quoi me déstabiliser un peu. Ceci dit, on sent que les épreuves dont doit faire face Druss va le conduire à devenir ce héros si connu et craint de tous. Oui il faut lui laisser du temps. Pardonnez Mimine, c’est une impatiente.

Mais passons sur cette première rencontre un peu maladroite, broutille à côté de la magie Gemmell qui a vite opéré par la suite. L’humour et les blagues sont toujours là, les personnages secondaires sympathiques et attachants aussi (Mimine, extrêmement prévisible si on en croit les camarades de route, s’est amouraché de Sieben le poète), sans oublier les personnages méchants, toujours plus viles et cupides. Les combats sont quant à eux toujours aussi épiques, un poil moins subtil que chez Waylander mais c’est le changement de technique qui veut ça. Que voulez-vous ! On passe de l’adresse de danseuse étoile (enfin ça dépendait parfois) d’un pirouetteur et rouladeur professionnel au gros bourrin qui taille dans le lard avec sa hache. Ça a son charme, remarquez.

Je me rends compte au fil des lectures que la recette Gemmell marche toujours aussi bien. Le plaisir de lecture est toujours là. J’admire vraiment le talent de marionnettiste de Gemmell qui jongle sans arrêt avec ses personnages, ses différents arcs narratifs et l’ensemble de sa saga. Encore une fois, chapeau l’artiste.

On se retrouve le mois prochain, pour la suite des aventures, avec La Légende de Marche-Mort. Hou ! Je sens qu’on va sortir le fût de bière. Ça risque de sentir le gros Druss, à l’ancienne.

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13 réflexions sur “Druss la Légende – David Gemmell #4

  1. « On passe de l’adresse de danseuse étoile (enfin ça dépendait parfois) d’un pirouetteur et rouladeur professionnel au gros bourrin qui taille dans le lard avec sa hache. Ça a son charme, remarquez. »

    Non mais cette phrase, quoi !!! xD C’est tellement ça ! Cela dit, on s’y fait, et le bonhomme m’est de plus en plus sympathique quand j’y repense. Autant, ça avait été le coup de foudre avec Wally, autant ça sent l’amour profond et durable, qui vient doucement mais sûrement avec Drussinet, ça va envoyer du lourd, j’ai hâte de voir ça ^^

    Aimé par 1 personne

  2. Ping : Novembre 2016 |

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