Le Trésor dans la boîte – Orson Scott Card

L’autre jour, Mimine s’est décidée à renouer le contact avec sa Book Jar et à sortir un petit papier qui lui donnerait à lire un livre de la PAL. Ça faisait un moment qu’elle et moi, on était fâchée. Plus précisément depuis le jour où elle m’a sorti deux fois Fictions de Borgès. Autant vous dire que je lui tirait sincèrement la tronche, jusqu’à ce qu’on se soit réconciliée avec cette bien bonne lecture.

Avant de vous en dire un peu plus, c’est avec une grande culpabilité que je me suis rappelée que ce roman des éditions L’Atalante m’avait été offert lors de mon passage à la librairie de la maison d’édition à Nantes, l’année dernière. Alors, avec beaucoup de retard et toutes mes excuses, je remercie chaleureusement la libraire Sophie et les éditions L’Atalante pour m’avoir donné l’occasion de lire Le Trésor dans la boîte. 

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Quentin Fears a une dizaine d’années quand sa soeur adorée a un grave accident de voiture. Persuadé qu’elle lui a parlé sur son lit d’hôpital, alors que les médecins avaient diagnostiqué une mort cérébrale avant de la débrancher, Quentin reste hanté par l’impression que Lizzie n’est pas vraiment morte. Que quelque chose a survécu, malgré tout. Puis, les années passent et Quentin est devenu un homme très riche mais très solitaire, jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance de Madeleine, jeune femme mystérieuse qui lui fait étrangement penser à sa soeur défunte. Le coup de foudre aidant, Quentin et Madeleine se marient rapidement. N’ayant jamais encore rencontrer la famille de sa charmante épouse, Quentin insiste malgré les réticences de Madeleine. Pourquoi ne veut-elle pas lui présenter sa belle-famille ? Quel secret tente-elle de lui dissimuler ? Et puis que renferme donc cette boîte énigmatique appartenant à Madeleine ? Quentin va vite découvrir que les apparences sont trompeuses. Parfois même un peu trop.

Voilà un roman fantastique qui s’est retrouvé dans mes mains bien à propos pour la période d’Halloween. Un roman d’ambiance qui se passe sous la neige, une histoire d’amour dévastatrice, une maison hantée, des enfants diaboliques, des traces de pas qui disparaissent, autant d’éléments présents pour passer un excellent moment sous le plaid.

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Sur près de 400 pages, Mimine a accompagné Quentin, le héros un peu weirdo, qui se retrouve dans un véritable guêpier depuis qu’il est tombée fou amoureux de Madeleine, jeune femme qui a un comportement parfois très bizarre. Faut dire que lui non plus, il est pas très net le coco. Nan la santé du cigare chez lui, c’est pas top. Et c’est en ça que Quentin rempli parfaitement son rôle de héros de roman fantastique.

Déconnecté de la réalité, à côté de ses pompes et un poil névrosé depuis la mort de sa soeur dont il voue un culte à la limite du morbide, Quentin devient fort sympathique à mesure que l’on fait sa connaissance. Quoiqu’un peu naïf et candide (le fait qu’à presque 40 ans il n’a jamais touché une femme de sa vie, par exemple), il revêt le manteau qui lui est échu avec dignité et bravoure, de celui qui va se retrouver dans une histoire de « sauver le monde ».

Si le roman prend son temps et si certains trouveront qu’il n’y a pas beaucoup d’action, j’ai été pour ma part très sensible à la façon qu’à l’histoire d’asseoir cette atmosphère opaque. Les secrets qu’elle renferme se déroule comme une bobine de laine, petit à petit, le brouillard de l’intrigue s’éclaircissant à mesure que le roman dévoile ses atouts. Ça a eu pour effet que Mimine n’a plus lâché le bouquin.

Je connais assez mal Orson Scott Card, même si le nom me dit quelque chose après avoir vu l’adaptation ciné d’un de ses cycles SF, « La Stratégie Ender » (avec Asa Butterfield et Harrison Ford). Qu’à c’la tienne, Le Trésor dans la boîte m’a donné envie de me plonger un peu plus dans l’univers du bonhomme. Mais au fait, j’ai pas un autre de ces bouquins offert toujours par les éditions L’Atalante ? Ah bah si. Oh Mimine…

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Ouais d’accord, je vais mettre un bon coup de collier. Promis juré. Tenez je le ressors et le dépose sur ma PAL de Novembre, comme ça je ne l’oublierai pas cette fois-ci.

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7 réflexions sur “Le Trésor dans la boîte – Orson Scott Card

  1. J’ai lu plusieurs de ses romans quand j’étais ado et que je ne lisais que SF et fantastique. J’avais adoré la nouvelle dont il a tiré ensuite les romans Ender. C’est toujours original et bien écrit. Mais au bout de 3-4, j’ai commencé à trouver ça un poil trop glauque et malsain. Du coup j’ai arrêté, en me posant des questions sur le monsieur…

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      1. Les deux premiers romans d’Ender, le recueil de nouvelles Sonates sans accompagnement (dont fait partie la nouvelle d’Ender), et les Maîtres Chanteurs. Et peut être un autre mais ça date ^^

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