Waylander #3 – David Gemmell

Comme promis, les indécrottables Petits Pédestres Croustillants sont de retour pour ce dernier tome de la trilogie Waylander et peut-être le meilleur. Bon vous connaissez la musique, je vais un peu spoiler, donc vous partez, vous restez, c’est vous qui choississez. On n’est pas bien compliqué ici.

Les avis : June &Cie, Le Brocoli de Merlin et Isa La Rousse 

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Encore quelques années de plus ont passé depuis que Waylander et la bande des joyeux compagnons ont vaincu la Confrérie noire et le sorcier Zu Chao. Déclaré mort et enterré, Waylander s’est fait une petite place au soleil dans un royaume lointain, en Kydor, où il peut jouir d’un train de vie princier. Il se fait appeler désormais le Gentilhomme ou l’Homme Gris et approchant de la soixantaine bien tassée, se morfond d’ennui dans son palais qu’il parcourt sans véritable but. Toujours aussi hanté par son passé et le massacre de sa famille il y a plus de 40 ans, Waylander se demande s’il ne va pas se prendre un rafiot pour partir définitivement et quitter les contrées terrestres. Mais, il faut compter sur des forces démoniaques de Kuan-Hador bien décidées à reprendre les anciennes terres dont ils ont été chassées voilà un millier d’année, pour faire sortir, une toute dernière fois, notre héros de l’ombre de sa retraite. Sa dernière mission, ses derniers actes de bravoure, Waylander va nous les offrir avec classe.

Voilà ce qu’on appelle une conclusion de trilogie brillante ! Je parlais l’autre fois du modus operandi dans le deuxième tome qui commençait à se faire un peu trop sentir et je m’attendais à la même chose pour ce troisième opus. Que nenni les copains.

Déjà, l’entrée dans le quotidien fastueux de Waylander ne nous avait pas habitué à une ambiance de cour et de coups bas où les riches nobles tentent de se tirer dans les pattes et de gagner encore plus de pépètes. Notre héros fait en plus beaucoup penser à l’un de mes personnages littéraires préférés, le Comte de Monte Cristo, caché comme il est sous une fausse identité et possédant plus de richesses qu’un roi. Waylander a changé, devenu plus humain et plus altruiste, quoique étant toujours aussi torturé. On ne change pas un homme, faut pas déconner. Les tourments de la vieillesse sont là pour nous rappeler que ça sent peut-être la fin des haricots pour Waylander et même si ça fait mal de l’admettre, tant mieux car le récit gagne réellement en profondeur.

Gemmell se renouvèle vraiment du côté des nouveaux personnages, tous forts intéressants et moins stéréotypés. Un peu de sang neuf, ça fait jamais de mal j’ai envie de vous dire, et là encore Gégé a tapé juste avec des personnages traités avec plus de nuances, aussi bien du côté des gentils que des méchants. Comme par exemple, chez le seigneur Aric et le magicien Eldicar Manushan, qui sont deux rats d’égout certes, mais avec une certaine humanité cachée au fond de leur petit coeur. Mimine est très sensible à ce genre de détail. En fait, Aric lui a fait tirer une larme, alors… Plus très objective après ça. Il va de même pour les personnages chiatzes, Kysumu et Yu Yu Liang (l’ancêtre de Perceval en fait), le duo mal assorti mais très attachant, et le vieux négociant Matze Chaï aussi rusé qu’un renard et aussi pomponné qu’une poule de luxe. Même les personnages féminins, qui jusqu’ici étaient assez insupportables, sont bien travaillés. Traduction : j’ai pas eu envie de les claquer une seule fois, bien au contraire. Mention spéciale toute personnelle à la courtisane Lalitia.

L’histoire est, quant à elle, la plus dense de la trilogie, mêlant avec plus de finesse les différents ressorts narratifs et les destinées humaines. Alors que le deuxième tome posait les bases pour la suite dans le Cycle Drenaï, ici, on sent vraiment que ce tome est plus introspectif, se rapprochant bien plus des individus et de leurs actes de bravoure que de l’histoire avec un grand H. Certes, les grands moments épiques sont moins nombreux et l’humour, toujours là malgré tout, est moins omniprésent que dans les deux premiers tomes. Même tambouille pour les célèbres roulades. Y en aura que deux ou trois. Preuve en est que là ça rigole plus. On est bien à la fin des aventures de Waylander. Moi-même, là comme vous me voyez, j’ai même plus envie de faire des blagues, ni mettre de gifs.

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Ah bah si finalement

Bon allez. On se ressaisit.

Ce dernier tome de la trilogie casse la baraque en tout point et je tire mon chapeau à Gemmell qui arrive à se renouveler avec autant de talent. Mimine en est toute retournée. Et elle est triste, parce qu’elle s’était habituée à Waylander. Elle veut pas trop le quitter. Alors, elle va faire un dernier hommage à ce grand héros bad-ass et taciturne, tout en musique. Nan on va pas mettre la Bilbo’s song. Vous voulez que Mimine sort le PQ ou quoi ! Nan. On va se couper quelques rondelles de sauciflard et on va se verser une coupelle de vin lentrian. Puis, on va lever notre verre et on va appuyer sur le magnéto. Allez tchao l’ami !

(what you gonna do)

I’m gonna rock you

(what you gonna do)

I’m gonna rock you

(what you gonna do)

I’m gonna rock you, I’ll have you begging for mercy

begging for mercy ohh

I’m dangerous

So dangerous

I’m dangerous

So dangerous

10 réflexions sur “Waylander #3 – David Gemmell

  1. Rha ouai la fameuse scène d’Aric là, quand il repense à sa famille, damned, c’était pas facile facile… Il arrive à faire des personnages vraiment étonnants là où on ne s’y attend pas, c’est fort en chocolat !
    Tristesse pour la fin aussi, snouf, pauvre pépère.

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  2. Ping : Octobre 2016 |

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