The Woods – James Tynion IV & Michael Dialynas

Vous l’aurez remarqué je pense, ici on se met de plus en plus aux BD et plus précisément aux Comics. Suite à ma découverte du genre avec les « Batman », j’ai craqué pour une petite nouveauté tirée du cerveau un brin dérangé de James Tyrion IV. Le bonhomme a déjà fait ses armes auprès de Snyder, scénariste des « Batman » mentionnés, alors c’est avec les yeux fermés (ou plutôt grand ouvert, parce que les avoir fermés c’est pas facile pour lire, chais pas si vous avez déjà essayé, m’enfin…) que je me suis plongée, le week-end de Pâques (pas de remarque sur le retard de publication, merci) dans ce premier tome. Autant vous dire que la suite, je l’attends de pied ferme. 

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Le 16 Octobre 2013, 437 étudiants, 52 enseignants et 24 employés du Lycée Préparatoire de Bay Point dans une banlieue du Milwaukee, disparaissent dans la nature sans laisser de traces. Ah nan mais c’est pas du flan, vraiment sans traces. Plus de bâtiments, plus d’élèves, plus rien. Pouf ! Comme ça. Et sans raisons apparentes. Tous découvrent avec stupeur que quelque chose ou quelqu’un a téléporté leur lycée et ses occupants sur une planète étrange à l’orée d’une forêt (The Woods. Le titre. Ça va niveau anglais, tout le monde suit ? Super.) qui abrite les pires créatures monstrueuses de la Création. Vite attaqués, massacrés, bouffés etc. par les dites créatures et face à l’incompétence du corps enseignant pour gérer cette « crise », les élèves paniquent. Malgré tout, un groupe de lycéen décide d’aller trouver la clé du problème, la raison du pourquoi du comment du schmilblick avec tout ce qu’il y a de dangereux à se balader dans un endroit pareil.

Ce synopsis particulièrement alléchant (enfin je trouve, qu’est-ce vous en pensez ?) aurait pu naître dans la tête d’un Joss Whedon. Je vois très bien une série ou un film racontant une histoire pareille. Enfin bref. L’histoire du petit groupe parti à l’aventure façon « Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas » est savamment orchestrée. Au fur et à mesure que l’intrigue avance, on apprend à les connaître au moyen de flashbacks et à les apprécier (ou pas, il y a des crevures même chez les enfants), et à avoir peur pour eux. Parce que soyons clair, il va leur arriver quelques bricoles pas jojo jojo aux marmots. Ça aurait pu même être franchement glauque si l’esthétisme des illustrations de Michael Dialynas ne jouait pas ici à faire tampon. Nan mais regardez moi ces belles couleurs !

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Les auteurs n’hésitent pas en effet à mettre de jeunes ados innocents à la merci de la moindre bestiole. Y en a même qui meurt et ça c’est chouette ! … Je sens votre mine perplexe là. Si si je le sens bien. Entendons-nous, et ce n’est pas les « Faites entrer l’accusé » qui m’ont ramolli le cerveau, mais c’est assez rare, voire très rare, qu’on voit mis en scène dans les films ou autres supports visuels de fiction (de FICTION, nan je préfère être bien précise sur ce point) la mort d’enfant ou d’adolescent. À part chez notre bon vieux Stephen King, mais lui c’est différent, il est dingo. C’est vrai quoi, vous ne vous êtes jamais dit devant un film que de toute façon le gosse va s’en sortir parce que c’est un gosse ? Moi tout le temps. On essaye enfin d’éviter le cliché du Black de l’histoire qui crève à tous les coûts, faisons de même pour les enfants. Qu’ils aient droit à leur mort ! PAS DE PITIÉ.

Tout ça pour dire que les gants ne sont pas pris ici, et dans les orties la moralité ! Mise à part la mort d’adolescents (y en a pas tant que ça, je vous rassure, on n’est pas dans Game Of Thrones non plus), les questions se bousculent sur ce monde hostile et le petit groupe va de découverte en découverte et nous aussi par la même occasion. Pendant ce temps, au lycée, la révolte gronde entre enseignants et élèves jusqu’à ce que la tyrannie prenne place pour gérer de façon « adulte » (et du coup débile) la situation actuelle. Oui, ici les adultes sont particulièrement stupides dans le sens qu’au lieu d’avouer sincèrement qu’ils sont tout aussi terrifiés et impuissants que leurs élèves, ils prennent les mauvaises décisions pour garder « le contrôle ». Cela va réserver des moments glaçants mais aussi assez drôles quand on pense que les ados sont moins cons et plus débrouillards que les adultes qui doivent normalement les protéger.

Le sens du cliffhanger est également parfaitement maîtrisé, nous laissant sur une fin de tome particulièrement salivante. PAS DE PITIÉ.

Voilà. Donc retenez bien ceci : histoire tip top et illustrations (couleurs) magnifiques. C’est bon, c’est noté ? Très bien. Bon dimanche mes chatons.

6 réflexions sur “The Woods – James Tynion IV & Michael Dialynas

  1. Mon problème avec les comics, c’est que ce sont souvent des séries. Longues, les séries. Du coup, un petit one-shot comme ça, ça me tente bien malgré mon côté grosse froussarde.
    (et je me rends compte que nous avons visiblement le même sens de la ponctualité niveau bloguesque ^^)

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