Olympe de Gouges – Catel & Bocquet

Aujourd’hui mes chatons, Mimine se cultive et comble ses lacunes en Histoire. Connaissez-vous Olympe de Gouges, femme de lettres et auteure de la déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne au lendemain de la Révolution française ? Suis-je la seule à avoir dormi pendant les cours d’Histoire au lycée ? D’accord.

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Cette BD, ou roman graphique, historique retrace la vie donc d’Olympe de Gouges, né Marie Gouzes fille illégitime d’un noble et d’une roturière, à Montauban. Femme à la très forte personnalité, moderne et spirituelle, elle fût mariée à 17 ans et veuve à 18 avec un enfant sur les bras. Après ce mariage arrangé et son heureux veuvage qui la libéra, elle décida de vivre sa vie comme elle l’entendait (comprendre : elle ne se priva pas d’avoir des amants) et intégra la société mondaine et littéraire de cette fin du XVIIIe siècle. Engagée politiquement pendant la Révolution, pour la liberté et l’égalité des femmes entre autres, et n’ayant pas la langue dans sa poche, elle se fît des ennemis dont Robespierre et sa clique et finit sa vie la tête sous le billot, durant le régime de la Terreur.

Catel (dessin) & Bocquet (scénario) est le tandem qui a également écrit dans la même veine Kiki de Montparnasse et dont je vais tenter de me procurer le plus instamment possible. Ici, ils tentent d’englober toute la vie d’Olympe, de son enfance un peu particulière à son mariage, ses premières pièces de théâtre (oui Madame a été aussi dramaturge), ses premiers émois, jusqu’à la fin de sa vie. L’Histoire avec un grand « H » et l’histoire personnelle d’Olympe se mêlent intelligemment. On a ainsi un récit qui prend vie, mêlant des personnages fictifs (ils sont peu) avec les grands noms et personnalités de l’époque. J’ai appris notamment qu’il avait existé un chevalier de couleur, Saint-George, ancien esclave, connu de ses contemporains pour avoir été tour à tour coiffeur, musicien et escrimeur. Ça c’est plutôt chouette.

La lecture est très agréable, comme vous pouvez vous en douter, et les 400 et quelques pages défilent très vite. Cependant, je ne me suis pas toujours sentie très investie émotionnellement dans la lecture, sans doute dû au fait que parfois on passe un peu du coq à l’âne, que certaines anecdotes arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, et que du coup ces irrégularités nous coupent un peu l’herbe sous le pied (aujourd’hui le défi consiste à mettre le plus d’expressions non usitées depuis la mort de Louis de Funès). Mais l’avantage c’est qu’il y a un véritable souci du détail et du rendu des faits historiques. Ainsi, Mimine ne mourra pas trop bête. Merci Catel & Bocquet.

L’instant « Picasso » : Concernant les dessins, le trait, les lignes, je vous préviens j’y connais pas grand chose, n’étant pas une grande experte en BD. Malgré mon niveau de CM2 en dessin, j’ai pu remarquer que le trait relève d’une certaine douceur et rondeur à l’image des formes féminines d’Olympe. Oui parfois, nous avons des scènes à faire frémir le vicaire de la paroisse. C’est pas plus mal. Mais surtout, le dessin apporte l’humour, l’ironie mais aussi l’émotion de certains passages difficiles que le texte ne peut exprimer, seul. J’aime bien cette complémentarité qu’offre la bande-dessinée, c’est une autre façon de lire. Même si j’ai toujours un peu de mal au début à me mettre dans le bain, ce sont généralement des expériences très positives.

Mon verdict ? Olympe de Gouges est une BD à mettre dans toutes les mains !

9 réflexions sur “Olympe de Gouges – Catel & Bocquet

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