Mikki et le village miniature – Mika Biermann

Salutations mes chatons. Désolée pour la non régularité des billets en ce moment sur le blog, mais la rentrée est toujours un peu difficile pour moi question lecture. Pas facile de trouver les bons livres quand on passe des vacances d’été à la rentrée d’automne et qu’on veut changer un peu de registre qui jusqu’à présent était plutôt SF/Fantasy. Pour cette transition été/automne, je nous ai trouvé du coup un roman français atypique écrit par un auteur allemand vivant à Marseille. On tape dans l’originalité comme on peut, n’est-ce pas ?

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Mikki, célibataire endurci, chômeur et grand fan de « La Petite Maison dans la prairie » se retrouve orphelin du jour au lendemain après que ses parents se soient tués dans un accident. Héritant de la maison de ses parents, Mikki découvre dans la cave la maquette d’un village miniature reproduite à l’échelle liliputienne où vivent de vrais habitants. Ne pouvant ni les toucher, ni interagir avec eux, Mikki se fait l’observateur muet de ces bribes de vies.

En voilà une histoire à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Dès le début, j’ai été surprise par le ton du roman pas du tout du tout rigolo, trompée par la quatrième de couverture qui m’avait envoyé du rêve. Et comme j’ai abandonné depuis le début du mois de septembre quasiment toutes les lectures entreprises, j’ai dû me forcer un peu pour adhérer au délire de l’artiste l’auteur.

Crus comme un steak tartare nature, les différents récits révèlent la noirceur et la violence des habitants du quartier miniature. Chaque maison détient ses secrets : Rémi qui recherche sa femme disparu dans une maison des plaisirs hard et transgressive, Max un amnésique qui se retrouve dans une histoire de mafieux, un prisonnier qui décrit son quotidien constitué de lecture de magazines porno, un troll lubrique qui organise des partouzes, un squelette qui se balade avec son chien-squelette, Jacky l’ancienne prostituée, Suff qui cache un lourd secret de cannibalisme… Tout un échantillon de personnages qui se découvrent au fil de la lecture. L’avantage du roman est qu’il se lit facilement grâce à ses courts chapitres qui alternent les différents récits. Les pages se tournent donc rapidement ce qui est assez encourageant quand on n’est pas emballé emballé par sa lecture.

Enfin « pas emballé » c’est un euphémisme, puisque je n’ai pas DU TOUT aimé ce roman. Parfois, il arrive qu’on est un sentiment « bofbof » à l’égard d’un livre, mais il y a toujours un petit quelque chose qu’on a aimé si on cherche bien. Là j’ai beau chercher, vraiment je ne trouve rien de positif à dire. Le style est plus que moyen et parsemé parfois de fautes d’orthographe tellement énormes que c’est à se demander si ça n’a pas été fait exprès (l’auteur n’étant pas francophone de naissance) bien que se soit difficile à croire que le travail d’édition ait pu laisser passer ce genre de fautes. Quant à l’histoire, je ne sais vraiment pas ce que j’ai lu. Le récit n’apporte rien si ce n’est un excès de violence et de sexe comme défouloir. Je n’ai rien contre ces deux grands thèmes, mais si c’est gratuit et sans but créatif, littéraire, artistique ou narratif au final, ça n’a aucun intérêt. L’exemple le plus parlant qui a fini par me convaincre du néant abyssal du récit, c’est la petite blague de cul vulgaire : lors d’une partouze chez le troll, entre deux fellations et un cuni, l’une des filles qui s’appelle Herta se met à manger des saucisses qu’elle trempe dans un pot de moutarde. Sérieux ?

Tout ça est bien dommage, parce que l’auteur tenait pourtant un sujet métaphysique et poétique : Qu’est-ce qu’on ferait si on rentrait en possession d’une maquette « vivante » ? Quel sorte de dieu serions-nous ? Vindicatif, pacifique, bienveillant, punisseur ? Malheureusement, Mikki et le village miniature n’est pas le bon roman qui répond à ces questions ou du moins qui les pose. Moi de mon côté, je vais essayer de me trouver LE livre post-été qui me conviendra enfin.

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