La République des voleurs – Scott Lynch

POW POW POW. Ça y’est j’y suis arrivé à bout de ce 3e et très long dernier opus paru de nos Salauds. Le livre a pas mal bourlingué avec moi durant mes petits périples et ça se voit.

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Ouais il a souffert.

Locke et Jean, c’est un peu comme tes super potes. Ils ont une sacrée descente, ils aiment la bonne chère (on en parle de l’absence de légumes dans les plats riches et caloriques qu’ils s’enfilent à longueur de journée ?) et ils peuvent te faire hurler de rire comme ils peuvent t’émouvoir. Mais comme des super potes ils peuvent aussi être super relous. C’est pourquoi j’y suis allée un peu à reculons, ayant peur d’être déçue comme je l’avais été du second tome. Miracle, même si celui-ci est un peu long, je l’ai trouvé nettement au-dessus du second (pour ma part), mais toujours en deçà du premier tome qui reste un must de virtuosité et un gros coup de coeur. Si vous n’avez pas lu le 1 ni le 2 ( et et que vous voulez vous y mettre prochainement, inutile de vous dire que c’est même pas la peine de lire ce qui va suivre, y’aura du spoiler !

Leçon n°1 : Ne jamais croire les paroles d’un politicard

J’ai retrouvé avec joie, comme de vieux complices dans un pub, Locke et Jean encore bien mal en point après leur aventure en mer du second tome où on avait laissé Locke mourant et Jean le coeur brisé après la mort de sa copine. Heureusement ou malheureusement pour eux, je n’arrive toujours pas à savoir, leurs pires ennemis, les Mages Esclaves, viennent les aider à sauver Locke du poison qui le tue en contre partie d’un menu service : gagner les élections qui se déroulent tous les 5 ans à Karthain, cité gouvernée insidieusement par ces mêmes Mages. Ces élections voient s’affronter deux camps politiques d’êtres humains dont se servent les sorciers pour régler leurs propres querelles au sein de leur congrégation. Si Locke et Jean sont les chargés de comm’ d’un des camps, l’autre a lui aussi recruté un ancien Salaud, ou plutôt une ancienne Salope : Sabetha, le grand amour de Locke qui avait disparu des radars depuis quelques années.

Leçon n°2 : Ne jamais laisser un ennemi pour mort, même si c’est ton gamin 

Si les ennuis, c’est la base d’une bonne histoire, de GROS ennuis, c’est la base d’un opus des Salauds Gentilshommes. Et Scott Lynch nous en régale avec un plaisir presque sadique et nous en met une fois de plus plein la vue. Rien ne se passe comme prévu et la charmante Sabetha va leur faire mordre la poussière en digne astucieuse, vicieuse et virtuose Salope. Comme à son habitude, Lynch alterne deux histoires des Salauds, celle présente et une de leur ancienne aventure quand la moitié de la petite famille était encore réunie ET encore en vie. Calo et Galdo reprennent vie pour le temps d’une histoire et ça en tant que fan de tous les frères jumeaux de la terre, morts ou vifs, (Fred, on t’oubliera jamais) c’est un super cadeau.

Le gros plus de ce troisième tome revient au levé de voile sur la véritable identité de Locke que nous avait cachée jusqu’ici Scott Lynch (tu la gardais sous le coude depuis un bon moment, avoue coquinou) et la claque que l’on se prend quand on découvre qu’en fait… HA ! Je ne vous le dirai pas, nan mais oh. Là j’avoue que j’ai senti la montée d’adrénaline et la chair de poule sur mon bras, relevé d’un bon « Oh Putain ». Et que dire de cette fin digne d’un cliffhanger à la Game of Thrones ! J’en suis encore toute admirative, comme quoi Lynch peut encore nous surprendre et nous réserver des intrigues de dingue pour la suite de la saga.

Leçon n°3 : Ne jamais se fier à une rousse

Je ne sais pas si j’ai réservé le meilleur pour la fin, en tout cas j’ai repoussé au plus loin l’écriture de ces lignes. Place au GROS bémol de ce troisième opus : la relation de Locke et Sabetha. 

C’est qu’on l’attendait la Sabetha depuis le temps que Locke se lamentait sur sa vie sentimentale désertique et son petit coeur brisé. On ne savait rien d’elle avant ce troisième opus à part les quelques allusions des Salauds de temps à autre dans les deux premiers tomes. Alors quand j’ai su qu’ENFIN on allait la « rencontrer », j’ai applaudi dans mes petites mimines. Malheur ! Pourtant ça commençait bien. J’aimais beaucoup le côté vacharde et « mec » qu’elle avait, ce qui est absolument cohérent quand on sait qu’elle a été élevée dans un milieu exclusivement masculin, chez les Salauds en plus, et qu’elle a dû faire ses preuves plus que les autres. En fait, ce n’est pas sa personnalité fondamentalement que je n’aime pas, mais ce qu’elle fait ressortir chez Locke. Si vous voulez, Locke face à Sabetha c’est Anastasia Steel de Fifty Shades of Grey en version masculine. Il se comporte comme une sacrée gourdasse qu’on a envie de gifler et de lui hurler d’arrêter de s’aplatir devant elle à la moindre occasion. Merde Locke, t’es le roi de la réplique qui tue quand même ! Bon, je vous épargne les notes que j’ai prise pendant la lecture de certains passages qui m’ont fait criser sévère. Je trouve ça juste dommage parce que du coup j’ai éprouvé peu d’empathie pour Sabetha alors que j’aurais voulu aimer cette Salope (ça vous fait autant bizarre de le lire que moi de l’écrire ?) autant que Locke et Jean.

Cela dit, et malgré ce petit point noir, je suis vraiment contente que ce troisième tome m’ait réconciliée avec les Salauds et j’attends désormais avec impatience la sortie en poche du quatrième, en espérant juste qu’on ne voit pas trop Sabetha si elle réapparaît.

5 réflexions sur “La République des voleurs – Scott Lynch

  1. Locke et Sabetha… Ouais, dur, dur. L’un des gros points sombres pour ma part et qui a fait que j’ai trouvé ce troisième tome nettement en dessous des deux autres. Et puis j’ai trouvé peu d’intérêt à cette histoire de « République des voleurs » même si elle permet d’avoir du Calo et Galdo en veux tu en voilà et ça, ça n’a pas de prix. Ceci dit ça reste une chouette lecture et j’ai ultra hâte d’avoir la suite même si elle risque d’être reportée encore un peu. :/

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    1. C’est clair, ne nous voilons pas la face, l’histoire ultérieure est juste un prétexte pour présenter les prémices de l’histoire d’amouuur. Et tu viens de m’y faire penser, la fin de cette histoire théâtrale en queue de poisson ne m’a pas trop convaincue non plus. Mais, je ne suis pas objective. La fin a latté ces quelques points faibles avec la force d’un Chuck Norris.

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      1. Oui voilà ca s’est terminé sans vrai dénouement et je m’attendais à ce que ça mène quelque part au delà de la genèse de Locke et Sabetha. M’enfin bon, je suis d’accord, la fin du bouquin a de quoi faire saliver tout bon fan qui se respecte. x)

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