Les Manteaux de Gloire – Sebastien de Castell

Attention celui-là c’est un GROS coup de coeur les enfants ! Je ne sais même pas par quoi commencer pour vous dire à quel point ma petite personne à kiffer. Et si je faisais un petit topo de l’histoire, ça peut être pas mal pour débuter, non ?

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Il était une fois…

Les Greatcoats (les Manteaux de Gloire, mais c’est long à écrire) sont des sortes de mousquetaire reconnaissables à leur long et mystérieux manteau. Ils ont le devoir de rendre la justice au nom du roi dans tout le royaume de Tristia, royaume de corruption, de magouille et de magie, qui est divisé en huit duchés dirigés par huit ducs et duchesses. Ceux-là par contre voient d’un très mauvais oeil cette bande de margoulins qui osent leur dicter des lois royales. Ni une ni deux, les duchés décident d’organiser un coup d’état qui réussit brillamment : le roi est capturé et tué et ses fidèles Greatcoats sont alors dispersés dans tout le royaume. Déshonorés, ils sont désormais vus comme les pires traîtres que le royaume ait jamais porté. Ambiance, ambiance.

Jean Marais, Zorro & Co

Les Manteaux de Gloire commence cinq ans après le coup d’état. Falcio val Mond, Premier Cantor des Greatcoats (en gros c’est le capitaine, quoi) et ses fidèles frères d’arme Brasti le séduisant archer et le taciturne Kest « la lame du royaume », sont devenus les gardes du corps d’un riche marchand. Leur déshonneur et la mort de leur roi leur ont brisé le coeur et les divergences d’opinion commencent à se faire sentir dans le trio : Faut-il s’enfuir une bonne foi pour toute et quitter le manteau symbolique ou continuer coûte que coûte de se battre ? Le roi, avant de mourir, leur a fait jurer à tous de poursuivre une mission secrète : récupérer un trésor, des gemmes, semés dans tout le royaume. Si Falcio, le plus fervent et fidèle ami de feu le roi, veut continuer jusqu’à la mort, il n’en va pas de même pour les deux autres qui commencent à être découragés. C’est le meurtre de leur patron, pendant une séance de galipettes avec une gourgandine, qui va les mettre dans un sacré pétrin. Accusés de meurtre, les trois compères doivent fuir avec un groupe de caravaniers. Sans qu’ils l’aient voulu, ils vont se retrouver en plein coeur d’un complot visant le trône, laissé vacant depuis la mort du roi Paelis.

Il faut savoir que je suis une fan inconditionnelle des Trois mousquetaires, de Jean Marais et de tous les justiciers à cheval bravant avec leur épée l’injustice. C’est bien simple, j’ai toujours voulu en être. Alors quand Falcio, Brasti et Kest, qui ressemblent étrangement à Athos, Porthos et Aramis, tentent de sauver le monde, j’ai adhéré tout de suite. Mais alors complètement.

Un pour tous, tous pour un

Sebastien de Castell nous offre une intrigue riche en rebondissement, en humour mais aussi en émotion. C’est bien simple j’ai pleuré deux fois ce qui ne m’arrive presque jamais. Je ne sais pas comment, mais l’auteur a réussi à imprégner son histoire d’une dimension tragique. Falcio, le narrateur, ponctue le récit par des petits épisodes de son passé pas folichons-folichons et par son introspection ce qui nous permet de savoir comment son amitié avec le roi a fait voir le jour aux Greatcoats. Et du coup de mieux comprendre à quel point Falcio et ses camarades ont pu être brisés quand leur rêve de justice est parti en fumée.

Concernant l’humour, je pense qu’on peut décerner la palme de la punchline à Brasti et à Kest, bien différents dans leur genre, mais qui apportent aussi bien à leur capitaine Falcio qu’au récit un petit vent de légèreté très appréciable. Je me suis souvent surprise à rire aux vannes telle une midinette devant un surfeur blond. Oui ça m’arrive d’avoir un petit cœur tout mou. Je me suis donc tout de suite attachée à cette bande de potes paumés, éreintés et pourtant tellement loyaux qui rivaliseraient presque avec Locke et Jean, les Salauds Gentilshommes (tome 1 et tome 2).

Pour ce qui est des rebondissements, y’en a qui disent que c’est prévisible, même trop parfois. Moi pour ma part, j’ai rien vu venir. Je ne sais pas vous mais moi quand je me plonge dans un roman de  l’imaginaire et qu’il me plaît, je suis crédule et je veux le rester jusqu’à la fin. L’intrigue possède en plus ce qu’il faut pour être tenu en haleine tout le long. Que demander de plus, sérieux.

Le p’tit mot pour la fin

Les Manteaux de Gloire promet une bien belle saga avec des personnages très attachants et un univers riche. Dans mon impatience de lire la suite, j’ai écrit en Fan Girl convaincue aux éditions Bragelonne si la suite, déjà sortie en VO, était pour bientôt. La réponse est plutôt encourageante même s’il va falloir attendre et s’armer de patience, le second opus Knight’s Shadow en VF ne sortira pas avant l’année prochaine. Je sais pas vous, mais moi je serai au rendez-vous !

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