Loin de la foule déchaînée – Thomas Hardy

Roman d’amour du XIXe siècle, Loin de la foule déchaînée m’a donné des étoiles et des petits coeurs pleins les yeux. Je l’ai D-É-V-O-R-É !

Loin de la foule déchaînée

Ils ont des chapeaux ronds…

Pendant mon séjour breton (oui Nantes c’est la Bretagne. Non mais c’est vrai, quand tu vois le nombre de crêperies au km2 par habitant, faut pas déconner), j’ai eu l’occasion de faire mon pèlerinage dans la sacro-sainte librairie Coiffard, où j’ai déniché le roman en question. Si un jour vous devez aller à Nantes, allez d’abord dans cette librairie, puis passez à celle de L’Atalante (SF & Fantasy). Ils ont peut-être pas le beau temps chez eux, mais au moins en matière de librairie ça pète un max !

Fin de la pub, merci.

Au pays d’Hardy

Bathsheba Everdene, au prénom imprononçable, est une jolie jeune femme indépendante avec un caractère bien trempé qui vit alors chez sa tante à la campagne. Elle rencontre un jour la route d’un jeune berger ambitieux, Gabriel Oak qui tombe immédiatement amoureux d’elle. Avec la maladresse et la balourdise du mec qui te drague dans la rue, alors que tu vas chercher ta baguette de pain en jogging, Gabriel l’a demande en mariage illico presto. La réponse de la demoiselle est tout aussi rapide : c’est non. Chacun part alors de son côté, Bathsheba, grâce à un héritage inopiné, devient la maîtresse d’une exploitation agricole, quant à Gabriel, ruiné par un accident malheureux, court la campagne pour trouver une place dans une ferme. Place qu’il trouvera, SURPRISE, dans celle de Bathsheba. Malheureusement pour lui, il ne sera pas le seul à vouer un amour à la jeune femme, puisque deux autres soupirants feront leur apparition : le riche fermier William Boldwood et le beau et fringant sergent des Dragons rouges, Francis Troy.

La vache quel roman !

Autant vous dire que le roman m’a tout de suite plu. Hardy nous offre une peinture magnifique d’une campagne directement inspirée du Dorset ainsi que de portraits humains absolument bien écrits. La plume est belle, parfois drôle et dessine avec délicatesse et surtout avec grande justesse les sentiments et les passions amoureuses. On pourrait presque être tenté de comparer certains détails aux romans de Jane Austen. Mais je dis bien presque, car là où Hardy se démarque, c’est par la noirceur qui se dégage d’un récit montant en crescendo, au fur et à mesure que les passions dévastatrices se dévoilent et fassent leurs oeuvres. Pour cela, la narration ne se focalise pas uniquement sur Bathsheba, puisque chaque protagoniste a le droit à son introspection. Gros plus qui permet ainsi de comprendre les motivations de chacun et d’avoir de l’empathie même pour le pire d’entre eux. Quand un auteur arrive à t’émouvoir des malheurs d’un personnage qui est détestable et qui le reste, c’est quand même grandiose !

Je reproche juste une chose, qui ne tient pas en plus de l’auteur ni du roman : Bravo à Archi Poche d’avoir dévoilé quasiment l’ENSEMBLE de l’intrigue dans la quatrième de couverture. J’en demandais pas tant.

Sur ce, je vous laisse. Je vais aller au ciné, baver sur Michael Schoenearts.

23 réflexions sur “Loin de la foule déchaînée – Thomas Hardy

  1. Je suis allée voir le film, attirée par le nom du réalisateur dont j’ai adoré Festen et La chasse. En fait, il sort complètement, avec cette adaptation de son registre habituel, mais j’ai tout de même passé un très bon moment. C’est filmé de manière très classique, mais les images sont belles, et on ne s’ennuie pas un seul instant.

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      1. Rien à voir, mais je voulais te confirmer que ma note sur Les corrections était prête pour le 25. Je l’ai programmée dès aujourd’hui car à partir de lundi, je n’aurai pas accès à mon PC pour la semaine, étant en déplacement.
        Est-ce que c’est bon pour toi ?

        Aimé par 1 personne

  2. J’ai été voir le film et j’ai été assez déçue… Cependant, le film m’a laissé penser que le livre devait être d’excellente qualité =)
    Et ta chronique me le confirme :D

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  3. Ping : Champagne ! |
  4. Depuis le temps que je dois lire ce livre reçu en service de presse, je m’y mets enfin! Ta chronique me motive bien je dois dire ^^ Au fait, en seulement quelques lignes d’intro tu m’as convaincue: il faut que j’aille visiter Nantes! (et la Bretagne pour les crêêêêpes <3 )

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  5. Bon, la chronique date un peu donc j’espère que depuis tu as pu baver sur le cher Michael. Je m’apprête à le faire incessamment sous peu, vu que j’ai fini le livre hier. Personnellement je n’ai pas eu de peine pour les personnages, ou juste pour Gabriel. Je suis peut-être quelqu’un de très méchant… :)
    Non si, Boldwood… peuchère.
    Peuchère : expression du sud de la France signifiant : « Le pauvre quand même elle lui en a fait baver… ».
    Sinon du coup quand j’écris mes chroniques j’essaie d’aller chercher des liens d’autres blogueurs pour amener les gens à confronter des avis, c’est bien pratique. Et vu que j’aime bien ta chronique, que j’ai lue hier et de nouveau aujourd’hui, je me demandais si ça te gênais si je posais un lien vers ton blog :)

    A bientôt autour d’un livre ! :D

    Aimé par 1 personne

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