Drugstore Cowboy – James Fogle

Sortez le jaja, sortez le claquos, on parle sérieux aujourd’hui : Drugstore Cowboy, une autre pépite des éditions 13e Note (pitié revenez les gars, déconnez pas !).

Drugstore_Cowboy_jamesfogle
William S. Burrough et Matt Dillon, photo extrait de l’adaptation ciné de Gus Van Sant.

Drugstore Cowboy c’est le récit déjanté d’une bande de quatre junkies complètement barrés, quatre as du cambriolage de pharmacie, dirigés par le truculent Bob, génie complexe tantôt impitoyable, tantôt généreux et noble. Le petit groupe passe le plus clair de son temps à élaborer des plans farfelues et couillus pour dévaliser les drugstores de leurs plus puissantes drogues et à s’enfiler fissa leur butin. On plonge au coeur d’un monde fou où l’adrénaline de la recherche, du casse et de la récompense est reine.

Le très court roman (200 pages environ) que j’ai lu un dimanche ensoleillé, a été écrit par un ex-junkie-cambrioleur qui a passé la moitié de sa vie en prison. Mort il y a quelques années derrière les barreaux à un âge avancé, pépé Fogle n’a connu que ce seul succès grâce à l’adaptation de Gus Van Sant avec Matt Dillon dans le rôle de Bob. Et grâce aux éditions 13e Note, le roman a pu enfin faire l’objet d’une toute première traduction française en 2011.

Un « blue » et 6 Dilaudid s’il vous plaît

De part sa très relative longueur, le roman a un rythme effréné, entrecoupé parfois de quelques digressions philosophiques et savoureuses sur le passé de l’attachant Bob et de sa copine/partenaire/amoureuse Diane. On suit avec frénésie leurs coups parfois foireux et parfois comiques, mais également les doutes et les emmerdes que peut traverser cette équipe paumée et noyée jusqu’au cou. Ce qui est bien avec ce roman à la limite de l’autobiographie que nous livre James Fogle, c’est qu’il n’y a pas de morale puritaine de l’ex-junkie sur le retour, cherchant sa rédemption, mais une vision assez peu orthodoxe sur le mode de vie d’un drogué. Bob, Diane, Nadine et Rick ne veulent pas de notre vie pépère, bien ordonnée. Ils ne veulent pas se plier aux règles ni aux lois de la société et ils préféreraient mourir plutôt que de s’ennuyer. Au risque d’y perdre leurs plumes. J’y ai d’ailleurs versé ma petite larme à la fin.

Je ne sais pas pourquoi mais je suis toujours très agréablement surprise à chaque fois que je lis un 13e Note. Que ce soit Putain d’OliviaNarcisa, American Desparado ou Perv, une histoire d’amour, j’ai toujours aimé l’écriture de leurs différents auteurs dont tous ont plus ou moins la même ambiance « sex, drug & rock’n’roll »Drugstore Cowboy s’ajoute ainsi à la liste des « putain » de livres à lire avant de mourir. Vous voilà prévenus !

4 réflexions sur “Drugstore Cowboy – James Fogle

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