Objet-Trouvé : un bilan inachevé

Regardez ce que j’ai déniché dans mes brouillons : le bilan de Février inachevé (celui que je comptais publier en Mars). Je suis vraiment partie de ce blog comme une voleuse !

Pour le fun et parce qu’on ne publie généralement pas un bilan datant de 3 mois et demi, je vous le montre tel quel.

Aujourd’hui, le bilan du mois de Février vous est présenté avec du retard. On va voir ensemble toutes les promesses de billets qui n’ont pas été tenues, les livres abandonnés (beaucoup ce mois-ci) et les lectures en cours de route. Allez, jeunes gens, on met sa ceinture, on y go !

Dans mon superbe carnet Moleskine noir (couverture rigide, format 24,5 x … peu importe), où j’inscris mes lectures par année et par mois, à « Février » il n’y a rien. Tout simplement parce qu’en ce mois d’hiver, j’ai dû commencer 4 livres et n’en finir aucun. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement, alors que je culpabilise de lire des livres autres que pour mon mémoire, je n’arrive pas à me focaliser, à me concentrer et à m’immerger dans un livre. Il faut pour cela qu’il dispose de qualités d’intrigues, de suspens (comme le polar que je suis en train de finir) et d’écriture simplissime pour arriver à me faire tenir jusqu’au bout.

Premier livre commencé, premier livre abandonné :

C’est triste à dire, mais l’abandon ici est injustifié ou presque. La voleuse de livre de Marcus Zusak est le roman que je cherchais à lire depuis des années. Commencé au début du mois, j’ai dû arrêté la lecture pour deux raisons : 1) Mon mémoire et le livre sur lequel je me base concernent la Shoah, les camps et la noirceur de l’âme humaine (pour être un peu emphatique); le roman de Zusak se passant en Allemagne nazie, vous comprendrez que j’ai du lâché le livre, bien que l’histoire me plaisait. (Retenez bien cet argument, car je vais devenir très paradoxale à la fin de ce bilan). 2) Après avoir rencontré l’éditeur d’Attila, Frédéric Martin, qui nous a fait l’éloge de  L’art de la joie de Galiarda Sapienza, je n’ai pu faire autrement que de l’acheter et de le lire sur le champs (enfin le lire…. le commencer disons). Ainsi, deux raisons qui ont fait que La voleuse de livre fait partie de ces romans que je garde près de moi pour les vacances, pour les moments de vrais repos et de tranquillité d’esprit.

Donc, L’art de la joie …

Pour le coup, celui-ci est un véritable abandon (et je croise les doigts pour que M. Martin ne lise jamais les lignes qui vont suivre). Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé les 100 premières pages. Je les ai lues rapidement, emportée par les événements très forts qui s’y passent : La jeune Modesta naît en Sicile dans une famille crasse et pauvre. Dans les 20 premières pages, on sent déjà que l’enfant a des désirs charnels très développés pour son âge au point d’avoir des rapports incestueux avec son père et son frère. Ne comprenant pas la réelle portée perverse de l’acte, elle est pourtant envoyée dans un couvent où, élevée par la mère Supérieur dont elle tombe amoureuse, elle est instruite. Mais l’envie de liberté et d’indépendance la dévore et, après un acte criminel, elle s’y échappe. Envoyée comme gouvernante dans une famille aristocratique sicilienne, la jeune fille autodidacte devient une véritable femme du monde et épouse, par la même occasion, le prince de la maison.

Prix Femina en 1998, édité à titre posthume d’abord en France, puis en Italie dans son pays d’origine, L’art de la joie est un roman mené par le personnage féministe et contestataire de Modesta.

Premièrement, je n’aime pas beaucoup les livres qui ont eu le prix Femina pour la simple et bonne raison que l’aspect féministe qui en ressort à chaque fois ne me plaît pas. Pour vous donner un exemple, le film d’animation Pixar « Rebelle » m’a agacée à tel point que j’ai du arrêter (et on parle d’un dessin animé). Alors, oui, je dois être misogyne, mais dans ce cas-là envers le féminisme quasi machiste de ces dernières années. Deuxièmement, si les 100 premières pages sont assez délirantes, pleines de rebondissements et bien rythmées, ce qui suit est nettement plus rébarbatif, plus long, plus philosophique et plus abstrait.

Enfin, le point « paradoxal » …

Alors ici, j’avais prévu de parler du fameux paradoxe cité plus haut, en particulier de La trilogie berlinoise de Philip Kerr que je n’ai naturellement pas terminé. Comme son nom l’indique, le livre de Kerr constitue un triptyque policier mettant en scène le détective et ancien commissaire Bernie Gunther dans un contexte très particulier : le IIIe Reich et l’Allemagne nazie.

Je me suis régalée sur les deux premières enquêtes, L’été de cristal et La pâle figure, avant de lâcher à la dernière Un requiem allemand par lassitude et manque de temps. Alors que j’avais abandonné La voleuse de livre pour son contexte de l’Allemagne nazie, l’intrusion de l’Histoire chez Philip Kerr ne m’a pas dérangée. Cela est certainement dû au fait que dans la trilogie de Kerr, le contexte historique est un simple décor et même si l’on croise des personnages historiques (dont certains fou furieux du IIIe Reich), tout y est raconté avec bien plus de légèreté que dans La voleuse de livres.

Bilan du bilan : Je n’ai jamais rouvert ces trois livres depuis.

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