Méto, l’intégrale – Yves Grevet

Charmantpetitmonstre et MétoLe coup de cœur de cette fin d’année 2012 revient à la trilogie Méto de Yves Grevet, et plus particulièrement, au premier tome. Tout de suite happée par l’illustration de la couverture et par le bandeau rouge annonçant le succès de cette trilogie « culte » aux 13 prix littéraires, je n’ai pu résister.

L’histoire :

Il existe, sur une île, perchée au sommet d’un volcan, un orphelinat peu commun. Appelé la Maison, cet endroit abrite 64 pensionnaires de sexe mâle. Chacun doit respecter les règles cruelles et absurdes établies par les Césars, les chefs de la Maison. Pensionnaires dociles, ils savent qu’un jour ou l’autre ils devront disparaître. Que deviennent les enfants lorsqu’ils atteignent la puberté ? Personne ne le sait, personne ne veut le savoir, sauf, un pensionnaire : Méto.

Yves Grevet nous sert un premier roman dystopique sombre et dur. A travers le regard du jeune Méto, on découvre peu à peu le fonctionnement de la Maison, ressemblant plus à un camp de concentration qu’à un pensionnat, où les Césars intransigeants usent de la torture psychologique et de la manipulation pour asservir leurs jeunes recrues. Outre cette mise en place du cadre de l’histoire, le premier tome intitulé « La Maison » posent toutes les questions que les deux derniers tomes vont avoir pour tâche de répondre, dont la principale est : Qu’est ce qu’il y a après ?

Grevet évite de tomber dans la surenchère de la violence, il reste mesurer sans pour autant atténuer la force du discours. Doté de nombreuses références littéraires telles que Huxley et Orwell, et mythologiques dont les prénoms des protagonistes, le premier tome est un parcours initiatique où la réflexion juvénile sur la puberté et le monde adulte y est très bien mise en scène. L’écriture est concise, mais non dénuée de profondeur. Quant à l’histoire, elle est rythmée par le suspens et les mystères, ce que malheureusement les deux autres tomes ne vont pas réussir à garder. Alors que le premier tome est un bijou rien que par la création de Grevet d’une atmosphère pesante et violente, les deux autres vont perdre de l’originalité qui a sans doute fait le succès du premier tome. D’ailleurs, le reproche le plus important que l’on peut faire à cette saga, c’est de ne pas avoir réussi à soutenir la tension inhérente au tome 1 à la fin du troisième, où la prévisibilité de certains évènements gâche presque le plaisir de la lecture.

Sans pour autant révolutionner le genre dystopique, Grevet réussi le pari de plaire aussi bien aux adolescents qu’aux plus vieux. Chacun y trouvera son compte, les plus jeunes y verront une aventure alors que l’adulte trouvera l’écho engagé des grandes références de science-fiction, inspirations avouées et assumées de la part de Grevet.

J’ai eu la chance d’avoir l’intégrale, car l’ouvrage réunit non seulement les trois tomes de la saga mais également les illustrations et les « story-board » de la saga. Inspiré des Comics, les illustrations sont magnifiques et parfois même ludiques lorsqu’on se met à rechercher la figure de Méto ou des autres personnages.

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7 réflexions sur “Méto, l’intégrale – Yves Grevet

  1. J’ai adoré: un vrai coup de coeur pour moi aussi. J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur au salon d’Aubagne l’année dernière. On a pas mal discuté. Je ne sais pas si tu as vu son dernier roman « Nox ». J’hésite à me l’offrir.

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    1. Tu as eu bien de la chance de l’avoir rencontré. Cette année il n’a pas pu venir. :( Une de mes camarades qui tenait le stand Syros m’a parlé justement de « Nox », il paraît qu’il s’est surpassé et que c’est peut-être mieux que Meto. Par contre je ne me souviens pas de quoi ça parle…

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  2. Cette trilogie a l’air intéressante, elle me fait penser à deux films The Island et Never let me go, où des jeunes gens vivent égalementen reclus sans savoir ce qui va leur arriver. J’ai vu ton bilan annuel et j’ai beaucoup apprécié moi aussi Hunger games (je n’ai lu que le tome 1) et Un monde sans fin, entre autres points communs ! Bonne soirée :)

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    1. Oui je me souviens de Never let me go (j’ai vu le film). Il m’avait bouleversée. Mais pour Hunger Games, comment tu as fait pour ne pas te jeter sur les deux tomes suivants ? Je me souviens qu’après avoir lu le 1er, j’étais partie le jour même acheter les deux autres pour connaître la fin.

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