La plage de Scheveningen – Paul Gadenne

Paris 1944. Guillaume Arnoult recherche, après quatre ans de guerre, les traces d’Irène. Il la retrouve au moment où il apprend la condamnation à mort d’Hersent, journaliste politique, qu’il a connu familièrement pendant ses années de jeunesse… Avant de rejoindre une unité combattante comme correspondant de guerre, il passe avec Irène, une longue nuit au bord d’une plage du Nord. Ce n’est pas la plage de Scheveningen, mais la mer est là, près d’eux, dont le rumeur accompagne leurs angoisses, leurs souvenirs et l’obsession surtout, du meurtre et de la trahison… On ne refait pas le passé, amis après cette nuit-là, peut-être Guillaume et Irène sauront-ils mieux « où est la vie, et ce qui vaut la peine d’être vécu ». 

Vous voulez dégoûter une personne de la lecture ? Obligez la à lire d’un bout à l’autre La plage de Scheveningen de Paul Gadenne. Avec L’espèce humaine de Robert Antelme et W de Perec (tous édités chez Gallimard collection L’imaginaire), La plage de S. fait parti du top 5 des livres qui ont failli me pousser à l’autodafé.

Bon, je ne suis pas très objective dans le sens où j’ai lu ces livres dans un contexte d’étude, on m’a obligé à les lire d’où l’envie de meurtre qui en a découlé. Autre point, La plage de machin-chose a été écrit vers la fin de la 2nde guerre mondiale, se rapprochant de la vague du Nouveau Roman que je déteste particulièrement. Bref, le roman n’avait rien pour me plaire.

Mais, vous remarquerez que la quatrième de couverture est plutôt alléchante. Même en la relisant maintenant, après avoir lu le livre, je la trouve intéressante. C’est ce qu’on appelle un atout commercial. Ne vous y fiez pas !

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je vous le dis tout net, ce roman ne raconte RIEN. Tout n’est que « blabla » sur la culpabilité, sur la cruauté des hommes, jusqu’à aller vers un discours métaphysique. Rien dans les relations entre les personnages ne sont développées. La fin part en eau de boudin et c’est là qu’on se dit : « Tout ça pour ça ! ».

Suite à ça, je décide de créer un 11e commandement : » Tu n’obligera point ton prochain à lire un livre. » Amen.

Challenge ABC n°6

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