La lenteur – Milan Kundera

Les examens étant terminés, mon année également, me voilà enfin plus libre pour pouvoir m’occuper des (nombreux) billets que je n’ai jamais eu le courage de faire. La seule difficulté c’est que la plupart des livres, je les ai lu il y a quelque mois et que je n’ai pas pris la peine de prendre des notes pendant ma lecture. Mémoire, mémoire, qu’est ce que raconte les livres ?

Vera et Milan Kundera assistent à un colloque d’entomologiste se situant dans un château. Les petits drames du colloque donneront à Milan Kundera l’inspiration à diverses réflexions sur le monde moderne, qu’il mettra en liaison avec le récit d’un écrivain libertin du xviiie siècle, Vivant Denon, qui faisait dérouler l’action de son récit dans ce même château. Les divers récits s’entremêleront pour faire surgir la réflexion.

Milan Kundera est un auteur que j’apprécie particulièrement. J’aime son humour incisif, son ironie omniprésente ainsi que sa façon de se servir des personnages comme pions pour illustrer une idée ou le concept du roman. Car, dans chaque roman de Kundera, il y a un concept : dans L’immortalité, si je me souviens bien, c’est la volonté de laisser une trace de notre passage sur la Terre, comment à travers des oeuvres, des anecdotes historiques des personnages célèbres restent gravés dans l’Histoire. Ici dans La lenteur, le concept est l’opposition entre la lenteur et la vitesse.

La vitesse est la forme d’extase dont la révolution technique a fait cadeau à l’homme. (…) Pourquoi le plaisir de la lenteur a-t-il disparu ? Ah, où sont-ils, les flâneurs d’antan ? p10-12

Autour de ce concept donné, Kundera fait graviter un certain nombre de personnages correspondant à une étiquette (le savant tchèque, le « danseur », l’intellectuel célèbre (type BHL) le politicien, des amants, une ancienne conquête gênante…), et les fait évoluer à travers des situations cocasses avec un plaisir manifeste. Véritable satire sociale, La lenteur dissèque les comportements humains, tournés en ridicule par Kundera, certains milieux sociaux et les événements ennuyeux que peuvent représentés les congrès et autres séminaires où les ego des personnalités présentes se frictionnent les unes avec les autres.

Avec des chapitres courts,  une écriture fluide et un humour toujours au coin d’une page,  La lenteur est un roman de 182 pages qui se lit facilement et avec plaisir.

       Challenge ABC n°7

Une réflexion sur “La lenteur – Milan Kundera

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